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Cinéma

Dernier ajout : 25 février.

Tous les articles de cette rubrique

  • « You’re not a loser, you’re a winner »

    Sarah, philosophe-voyante (L’Arnaqueur, Huitième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 4 octobre 2011

    Sarah est philosophe, et elle s’affronte en tant que telle aux stratégies rhétoriques du sophiste Bert Gordon, mais elle n’est pas n’importe quelle philosophe. Sarah s’inscrit dans une certaine image de la pensée : elle est la figure nietzschéenne-deleuzienne du philosophe-voyant traversé par des vérités trop grandes pour lui, et écrasé par elles au point de s’effondrer. Partie précédente « Le personnage n’a plus de réaction, de toute manière parce que c’est trop fort pour lui : ou bien parce que c’est (...)

  • Six fois deux

    Amour et haine, amitié et inimitié, rivalité et lutte à mort dans L’Arnaqueur (Septième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 3 octobre 2011

    Le film de Robert Rossen a également ceci de passionnant qu’il nous montre, notamment par de récurrents et saisissants échanges de regards entre les personnages, une multitude d’agencements, de « machines désirantes » qui fonctionnent simultanément et nous rappellent ainsi que, même monogames ou célibataires, nous sommes toujours pris dans plusieurs flux libidinaux, plusieurs couples à la fois. Joliment démocratique, le film accorde presque autant d’importance à chacun des six couples qui, autour du (...)

  • « Comme une danseuse »

    L’Arnaqueur ou le trouble dans le genre (Sixième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 2 octobre 2011

    La victoire du faible sur le fort, la division, le pliage de l’autre, les relations d’emprise : tout cela a été maintes fois montré de manière saisissante par le cinéma hollywoodien – dans Péché Mortel (John Stahl, 1945) par exemple, ou Un Si Doux Visage (Otto Preminger, 1952), La Dame de Shangaï (Orson Welles, 1948), Les Tueurs (Robert Siodmak, 1946), À Bout Portant (Don Siegel, 1964), Pour Toi J’ai Tué (Robert Siodmak, 1948), Assurance Sur La Mort (Billy Wilder, 1944), Le Facteur Sonne Toujours Deux (...)

  • « Twisted, crippled, perverted »

    Du devenir-réactif dans L’Arnaqueur de Robert Rossen (Cinquième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 1er octobre 2011

    Bluffer, intimider, décontenancer, terroriser, séparer la puissance de ce qu’elle peut : tel est donc l’irrésistible pouvoir que détient Bert Gordon et qui lui permet, tout en étant un faible et tout en le restant, de plier et d’écraser celle (Sarah Packard) et ceux (Minnesota Fats et Fast Eddie) qui sont vraiment forts… Partie précédente : « He’s a loser » « Toute vie bien entendu est un processus de démolition » (Francis Scott Fitzgerald) C’est bien en séparant Fast Eddie de ce qu’il peut (jouer au (...)

  • « He’s a loser »

    Du bluff performatif dans L’Arnaqueur de Robert Rossen (Quatrième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 30 septembre 2011

    Une parole est performative lorsque son énonciation réalise le contenu énoncé – lorsque par exemple on dit « Tu es pardonné » – ou lorsqu’au moins elle contribue à le faire advenir, comme par exemple lorsqu’on dit « On va gagner ! »... ou « Tu vas perdre ». Partie précédente : « I love action, and you’ve got talent » « Dire mauvais rend mauvais » (Friedrich Nietzsche) La question en effet qui est la plus surdéterminée par des puissances performatives est sans doute celle de la capacité et de l’incapacité, la (...)

  • « I love action, and you’ve got talent ! »

    L’Arnaqueur de Robert Rossen, ou le triomphe des faibles sur les forts (Troisième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 29 septembre 2011

    « On a toujours à défendre les forts contre les faibles » : cette formule célèbre de Nietzsche est à l’origine de nombreux malentendus. Levons-les d’emblée… Partie précédente : « Un jeu que personne n’a jamais joué » « Une force inférieure peut entraîner la désagrégation de forces supérieures, leur scission, l’explosion de l’énergie qu’elles avaient accumulée » (Gilles Deleuze) Il ne s’agit en aucun cas, pour Nietzsche, de dire qu’il faut prendre le parti de l’oppresseur contre l’opprimé, du mari violent contre (...)

  • « Un jeu que personne n’a jamais joué »

    Dionysos/Apollon, Actif/Réactif, Fort/Faible : sur quelques concepts nietzschéens nécessaires à la compréhension de L’Arnaqueur (Deuxième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 28 septembre 2011

    Malgré les poncifs bêtes et méchants que Nietzsche a maintes fois recyclés sur la démocratie, le socialisme ou le féminisme, et en dépit de l’élitisme déplaisant de certaines de ses pages, il y a incontestablement dans sa conception de la vie affirmative ou réactive, dans sa conception de la force et des rapports de force, de quoi penser la domination… et l’égalité. Première partie : « Vision et division » « Il y a des gens, souvent des hommes, qui ne se sentent exister qu’en pliant les autres » (Rita (...)

  • Vision et division

    Réflexions sur la domination, avec l’aide de Friedrich Nietzsche, Gilles Deleuze et un film de Robert Rossen, L’Arnaqueur (Première partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 27 septembre 2011

    Sorti en salles il y a tout juste cinquante ans, le 25 septembre 1961, L’Arnaqueur (The Hustler) de Robert Rossen nous a inspiré dix brèves méditations autour de la domination, que voici. À la mémoire de Sarah Kofman Il faudra bien sûr prendre le temps de développer, d’expliciter, de problématiser, mais voici, en quelques mots, de quoi il va être question : L’Arnaqueur nous raconte l’histoire d’un artiste du billard, Eddie Felson, dit « Fast Eddie » (Eddie le rapide), qui décide de renoncer aux joies (...)

  • Un Tango À Paris

    Le Dernier ?

    par Red Rag Productions 12 avril 2011

    Après Thriller, voici un nouveau film de Red Rag Productions proposant, en réaction aux aberrations de l’interminable « débat » français sur « le voile islamique », « une autre scénographie, qui ré-insuffle de la vie à celles qu’on voudrait confiner dans l’invisibilité et l’immobilité ». Cette vidéo a été tournée à Paris en août 2010, en réaction à la loi interdisant le port de « la burqa » dans les lieux publics, le but étant de souligner l’absurdité des débats sur la question. Nous sommes solidaires de toutes nos (...)

  • Ce que les femmes préfèrent

    Une lecture féministe du film Les Hommes préfèrent les blondes

    par Sylvie Tissot 1er mars 2011

    En hommage à Ernestine Jane Geraldine Russel, devenue célèbre sous le nom de Jane Russel, et qui vient de disparaître, voici quelques réflexions autour de son film le plus célèbre : le fabuleux Gentlemen Prefer Blondes, de Howard Hawks, qui nous raconte l’histoire édifiante de Lorelei et Dorothy, lointaines cousines américaines de Céline et Julie . Ce film (1953) raconte l’histoire de deux femmes. La première, Lorelei (Marilyn Monroe), est blonde. Elle est attirée par l’argent (plus exactement par les (...)

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