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Cinéma

Dernier ajout : 7 mars.

Tous les articles de cette rubrique

  • Le nom des gens n’est pas important, leur genre et leur religion si

    Réflexions critiques sur un « film de gauche »

    par Dinaïg Stall 26 mai 2013

    Il y a dans Le nom des gens, récemment césarisé, une belle idée : celle de s’inscrire dans un genre à peu près inexistant en France, la comédie identitaire – c’est-à-dire le traitement comique, et même loufoque, énorme, délirant (disons entre Blake Edwards et Ally Mc Beal) de questions identitaires, autrement dit familiales, sociales, raciales et sexuelles . Il y a, à l’intérieur de ce dispositif, un réel travail d’écriture et de jolies trouvailles, des choses bien vues et des gags qui font vraiment rire. (...)

  • Une philosophie d’esprit démocratique

    Quelques réflexions sur Les Demoiselles de Rochefort

    par Faysal Riad 11 avril 2013

    De même que Rochefort est géographiquement l’escale qui s’impose entre Little Rock (Arkansas) et la Rue du Nadir aux Pommes (Paris 18ème), Solange et Delphine , les deux soeurs jumelles nées sous le signe des Gémeaux, forment historiquement le chaînon manquant entre Lorelei et Dorothy d’une part , et d’autre part Céline et Julie . En hommage donc aux soeurs Garnier, à Michel Legrand, à Gene Kelly et à tou-t-es les participant-e-s de ce film génial, en hommage aussi à la Cinémathèque de Paris Bercy qui a (...)

  • Gender Studies et études filmiques

    Première partie

    par Geneviève Sellier 15 octobre 2012

    Geneviève Sellier s’attache à montrer, dans cet article, le lien entre la cinéphilie - invention française - et une vision masculine de la création, prônant une esthétique formaliste et un panthéon de “ grands auteurs ” masculins. Elle oppose à cette cinéphilie l’approche développée au sein des gender studies, présente dans les pays anglophones, mettent en avant la dimension sexuée des productions filmiques et le rapport de domination qui s’y construit. Cet article part d’un constat déroutant : celui de (...)

  • Shadows ou les nuances de l’humiliation quotidienne

    À propos d’un film de John Cassavetes

    par Nellie Dupont 11 juillet 2012

    Le texte qui suit propose quelques réflexions sur un beau film : Shadows de John Cassavetes, qui ressort cette semaine dans les salles de cinéma. J’ai vu ce film il y a environ cinq ans et pourtant je ne m’en rappelais pas du tout, ni de l’histoire, ni du propos, ni des lieux, ni des personnages. Alors on m’a dit que si je ne me rappelais pas qu’il s’agissait de deux frères et une sœur aux teintes nuancées alors il était impossible que je l’eusse vu (c’est comme ça qu’on dit ?). Et bien en le revoyant (...)

  • La Désintégration (2011) de Philippe Faucon

    Retour sur un intégrationnisme impensé

    par Franz B 26 mars 2012

    « Ce terme [l’intégration] est insultant. Il est une insulte à la mémoire de mes parents et pour la majorité des Arabes qui vivent aujourd’hui en France. Car enfin nous sommes français, on est nés ici, on n’a jamais vécu ailleurs, et la plupart ne connaissent pas d’autre pays (…) Mais parler d’intégration en France, alors que la France est mon pays, c’est mettre en lumière mes différences, m’y ramener tout en exigeant que je m’en débarrasse » (Yazid Kherfi, cité dans Yazid Kherfi et Véronique Le Goaziou, (...)

  • Catwoman de Pitof (2004)

    Mardi 11 octobre sur Direct 8

    par Nellie Dupont 9 octobre 2011

    Un film qui n’a pas trouvé d’âme pour le soutenir, sauf peut-être celle d’un journaliste, Mick Lasalle, du San Francisco Chronicle . S’adressant à ses lectrices, il écrit : « Ce soir des millions de messieurs vont emmener leur petite amie au cinéma voir ce film et ressortiront en disant “c’est débile”, mais elles sauront, elles, qu’il n’en est rien. » Ce flop cinématographique a même valu le prix de la plus mauvaise interprétation à Halle Berry - un prix qu’elle est venue chercher en personne. Et pourtant, ce (...)

  • « She lived and she died »

    De passer outre dans L’Arnaqueur (Dixième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 6 octobre 2011

    Au final, qui gagne, qui perd ? L’Arnaqueur met en scène la confrontation de deux philosophies : ce qui advient des personnages dans l’interaction narrative correspond à ce qui peut advenir philosophiquement de la confrontation des forces qu’incarnent Sarah, Eddie et Bert Gordon. Or, nous l’avons vu : ces philosophies n’ont pas la même logique, elles ne se situent pas sur le même plan. La victoire des uns peut, sur un autre plan, être interprétée comme une défaite, et inversement. Partie précédente (...)

  • Fats & Fast

    L’art du billard, entre Apollon et Dionysos (L’Arnaqueur, Neuvième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 5 octobre 2011

    Si l’on considère L’Arnaqueur comme la mise en scène d’une déchéance, on peut s’interroger sur les modalités proprement esthétiques du parcours des forces structurant l’histoire : entre la jubilation sans faille de la scène d’exposition, durant laquelle Eddie et Charlie réussissent ensemble une délicieuse arnaque, et la suite du film, rythmée par une série de défaites cinglantes et d’amères victoires, quels sont exactement les ressorts de la déchéance ? Partie précédente : « You’re not a loser, you’re a (...)

  • « You’re not a loser, you’re a winner »

    Sarah, philosophe-voyante (L’Arnaqueur, Huitième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 4 octobre 2011

    Sarah est philosophe, et elle s’affronte en tant que telle aux stratégies rhétoriques du sophiste Bert Gordon, mais elle n’est pas n’importe quelle philosophe. Sarah s’inscrit dans une certaine image de la pensée : elle est la figure nietzschéenne-deleuzienne du philosophe-voyant traversé par des vérités trop grandes pour lui, et écrasé par elles au point de s’effondrer. Partie précédente « Le personnage n’a plus de réaction, de toute manière parce que c’est trop fort pour lui : ou bien parce que c’est (...)

  • Six fois deux

    Amour et haine, amitié et inimitié, rivalité et lutte à mort dans L’Arnaqueur (Septième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 3 octobre 2011

    Le film de Robert Rossen a également ceci de passionnant qu’il nous montre, notamment par de récurrents et saisissants échanges de regards entre les personnages, une multitude d’agencements, de « machines désirantes » qui fonctionnent simultanément et nous rappellent ainsi que, même monogames ou célibataires, nous sommes toujours pris dans plusieurs flux libidinaux, plusieurs couples à la fois. Joliment démocratique, le film accorde presque autant d’importance à chacun des six couples qui, autour du (...)

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