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Cinéma

Dernier ajout : 4 septembre.

Tous les articles de cette rubrique

  • La Désintégration (2011) de Philippe Faucon

    Retour sur un intégrationnisme impensé

    par Franz B 26 mars 2012

    « Ce terme [l’intégration] est insultant. Il est une insulte à la mémoire de mes parents et pour la majorité des Arabes qui vivent aujourd’hui en France. Car enfin nous sommes français, on est nés ici, on n’a jamais vécu ailleurs, et la plupart ne connaissent pas d’autre pays (…) Mais parler d’intégration en France, alors que la France est mon pays, c’est mettre en lumière mes différences, m’y ramener tout en exigeant que je m’en débarrasse » (Yazid Kherfi, cité dans Yazid Kherfi et Véronique Le Goaziou, (...)

  • Catwoman de Pitof (2004)

    Mardi 11 octobre sur Direct 8

    par Nellie Dupont 9 octobre 2011

    Un film qui n’a pas trouvé d’âme pour le soutenir, sauf peut-être celle d’un journaliste, Mick Lasalle, du San Francisco Chronicle . S’adressant à ses lectrices, il écrit : « Ce soir des millions de messieurs vont emmener leur petite amie au cinéma voir ce film et ressortiront en disant “c’est débile”, mais elles sauront, elles, qu’il n’en est rien. » Ce flop cinématographique a même valu le prix de la plus mauvaise interprétation à Halle Berry - un prix qu’elle est venue chercher en personne. Et pourtant, ce (...)

  • « She lived and she died »

    De passer outre dans L’Arnaqueur (Dixième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 6 octobre 2011

    Au final, qui gagne, qui perd ? L’Arnaqueur met en scène la confrontation de deux philosophies : ce qui advient des personnages dans l’interaction narrative correspond à ce qui peut advenir philosophiquement de la confrontation des forces qu’incarnent Sarah, Eddie et Bert Gordon. Or, nous l’avons vu : ces philosophies n’ont pas la même logique, elles ne se situent pas sur le même plan. La victoire des uns peut, sur un autre plan, être interprétée comme une défaite, et inversement. Partie précédente (...)

  • Fats & Fast

    L’art du billard, entre Apollon et Dionysos (L’Arnaqueur, Neuvième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 5 octobre 2011

    Si l’on considère L’Arnaqueur comme la mise en scène d’une déchéance, on peut s’interroger sur les modalités proprement esthétiques du parcours des forces structurant l’histoire : entre la jubilation sans faille de la scène d’exposition, durant laquelle Eddie et Charlie réussissent ensemble une délicieuse arnaque, et la suite du film, rythmée par une série de défaites cinglantes et d’amères victoires, quels sont exactement les ressorts de la déchéance ? Partie précédente : « You’re not a loser, you’re a (...)

  • « You’re not a loser, you’re a winner »

    Sarah, philosophe-voyante (L’Arnaqueur, Huitième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 4 octobre 2011

    Sarah est philosophe, et elle s’affronte en tant que telle aux stratégies rhétoriques du sophiste Bert Gordon, mais elle n’est pas n’importe quelle philosophe. Sarah s’inscrit dans une certaine image de la pensée : elle est la figure nietzschéenne-deleuzienne du philosophe-voyant traversé par des vérités trop grandes pour lui, et écrasé par elles au point de s’effondrer. Partie précédente « Le personnage n’a plus de réaction, de toute manière parce que c’est trop fort pour lui : ou bien parce que c’est (...)

  • Six fois deux

    Amour et haine, amitié et inimitié, rivalité et lutte à mort dans L’Arnaqueur (Septième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 3 octobre 2011

    Le film de Robert Rossen a également ceci de passionnant qu’il nous montre, notamment par de récurrents et saisissants échanges de regards entre les personnages, une multitude d’agencements, de « machines désirantes » qui fonctionnent simultanément et nous rappellent ainsi que, même monogames ou célibataires, nous sommes toujours pris dans plusieurs flux libidinaux, plusieurs couples à la fois. Joliment démocratique, le film accorde presque autant d’importance à chacun des six couples qui, autour du (...)

  • « Comme une danseuse »

    L’Arnaqueur ou le trouble dans le genre (Sixième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 2 octobre 2011

    La victoire du faible sur le fort, la division, le pliage de l’autre, les relations d’emprise : tout cela a été maintes fois montré de manière saisissante par le cinéma hollywoodien – dans Péché Mortel (John Stahl, 1945) par exemple, ou Un Si Doux Visage (Otto Preminger, 1952), La Dame de Shangaï (Orson Welles, 1948), Les Tueurs (Robert Siodmak, 1946), À Bout Portant (Don Siegel, 1964), Pour Toi J’ai Tué (Robert Siodmak, 1948), Assurance Sur La Mort (Billy Wilder, 1944), Le Facteur Sonne Toujours Deux (...)

  • « Twisted, crippled, perverted »

    Du devenir-réactif dans L’Arnaqueur de Robert Rossen (Cinquième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 1er octobre 2011

    Bluffer, intimider, décontenancer, terroriser, séparer la puissance de ce qu’elle peut : tel est donc l’irrésistible pouvoir que détient Bert Gordon et qui lui permet, tout en étant un faible et tout en le restant, de plier et d’écraser celle (Sarah Packard) et ceux (Minnesota Fats et Fast Eddie) qui sont vraiment forts… Partie précédente : « He’s a loser » « Toute vie bien entendu est un processus de démolition » (Francis Scott Fitzgerald) C’est bien en séparant Fast Eddie de ce qu’il peut (jouer au (...)

  • « He’s a loser »

    Du bluff performatif dans L’Arnaqueur de Robert Rossen (Quatrième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 30 septembre 2011

    Une parole est performative lorsque son énonciation réalise le contenu énoncé – lorsque par exemple on dit « Tu es pardonné » – ou lorsqu’au moins elle contribue à le faire advenir, comme par exemple lorsqu’on dit « On va gagner ! »... ou « Tu vas perdre ». Partie précédente : « I love action, and you’ve got talent » « Dire mauvais rend mauvais » (Friedrich Nietzsche) La question en effet qui est la plus surdéterminée par des puissances performatives est sans doute celle de la capacité et de l’incapacité, la (...)

  • « I love action, and you’ve got talent ! »

    L’Arnaqueur de Robert Rossen, ou le triomphe des faibles sur les forts (Troisième partie)

    par Faysal Riad, Pierre Tevanian 29 septembre 2011

    « On a toujours à défendre les forts contre les faibles » : cette formule célèbre de Nietzsche est à l’origine de nombreux malentendus. Levons-les d’emblée… Partie précédente : « Un jeu que personne n’a jamais joué » « Une force inférieure peut entraîner la désagrégation de forces supérieures, leur scission, l’explosion de l’énergie qu’elles avaient accumulée » (Gilles Deleuze) Il ne s’agit en aucun cas, pour Nietzsche, de dire qu’il faut prendre le parti de l’oppresseur contre l’opprimé, du mari violent contre (...)

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