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Cinéma

Dernier ajout : 7 mars.

Tous les articles de cette rubrique

  • « Le bouchon est dans la Japonaise » : politique du genre chez Tsai Ming-liang

    Troisième partie : Commentaires sur une « pipe d’auteur »

    par Florine Leplâtre 7 mars 2010

    Parmi les discours pléthoriques sur l’amour et le sexe dans ces films de Tsai, on ne considèrera que les commentaires portant sur la séquence finale de La Saveur de la pastèque : en effet, cette séquence cristallise l’attention des spectateurs-commentateurs, et les différentes visions de cette scène sont révélatrices d’un large prisme idéologique. Elle cristallise l’attention – et les émotions, quelles qu’elles soient – parce que c’est le moment où le film se trouve à la limite de la pornographie : la (...)

  • Baiser le père : une affaire délicate…

    Approche parallèle de deux films récents : Tetro de Francis Ford Coppola vs Strella de Panos Koutras

    par Isabel Sarda, Sylvie Tissot 4 février 2010

    Pauvreté des personnages, grotesque des rebondissements, tendances esthétisantes et décors de carte postale : Tetro, le dernier film de Coppola, n’a finalement guère d’intérêt malgré l’ambition affichée de traiter de thèmes puissants (la Rivalité, la Mort du Père, la Création, la Folie etc...). Mais il offre tout de même l’occasion d’expliquer ce qu’on n’aime pas dans le cinéma et comme cinéma, et de parler d’un autre film, qui se présente comme son exact opposé, Strella, aussi drôle et percutant que l’autre (...)

  • Beaucoup de fuites dans cette histoire. De nombreuses répétions, de nombreux échos. Certains motifs narratifs et éléments thématiques sont sans cesse répétés sous différentes formes (celles qui définissent le cinéma : éléments du scénario – situations – ou éléments du discours, de mise en scène, de thèmes mis en lumière par des cadrages, des effets de montage...) à chaque fois enrichies d’occurrences qui les ont précédés et débouchant sur une synthèse tenant un discours très clair sur certains sujets : tel un (...)

  • Billy Wilder et le trouble dans le genre (Troisième partie)

    Fuites et transgression

    par Faysal Riad 24 décembre 2009

    Un des premiers moyens d’éviter la mort et la répression injuste réside tout simplement dans la fuite : c’est ce que font les gangsters au début de l’histoire, et c’est aussi ce que sont obligés de faire nos trois personnages principaux tout le long du film. Le récit s’organise en effet autour de l’idée de mouvement : non seulement les personnages ne restent jamais sur place, mais la forme même utilisée pour nous montrer leurs aventures met en scène cette pulsion de fuite : la musique évidemment qui (...)

  • Billy Wilder et le trouble dans le genre (Fin)

    Un film trans-genres ?

    par Faysal Riad 24 décembre 2009

    Tous les déguisements ne sont pas forcément présentés comme illégitimes : lorsque Joe cherche à séduire Sugar, le film les représente à un stade non abouti de leur évolution. Il demeure ce mâle méprisable dont elle se méfie tout comme elle demeure de son côté cette femme soumise rêvant d’un prince charmant. Mais les choses n’en restent pas là. Parodie de film de gangsters et de comédie romantique, les personnages confrontés aux situations habituelles de ces deux genres cinématographiques ne réagissent (...)

  • Ils ne comprennent que la force

    Une analyse critique du film de Jean-Paul Lilienfeld : La Journée de la jupe

    par Mona Chollet 17 avril 2009

    Il en dit des choses, ce film, par sa seule palette de couleurs ! Prenez l’une des images que l’on a vues partout : Sonia Bergerac, la prof de français interprétée par Isabelle Adjani, coincée contre un mur par l’un de ses élèves, un grand Noir prénommé Mouss. Le teint diaphane, ses yeux bleus remplis à la fois de défi et de désarroi, elle porte un chemisier d’une blancheur éclatante, tandis que son agresseur est engoncé dans un blouson d’un noir brillant, avec un col de fourrure sombre. Tout au long du (...)

  • Comment je me suis mise en colère après avoir vu le dernier Desplechin

    Ou le monolithisme d’un certain cinéma français

    par Emmanuelle Retaillaud-Bajac 16 juillet 2008

    Il y a des colères qui demandent explication. Je suis sortie très en colère du dernier Desplechin. Pourtant, j’ai toujours apprécié son cinéma, ou plutôt je l’ai toujours suivi avec intérêt. « Rois et Reine » m’a transportée, « Comment je me suis disputée... » me parlait intimement, « Esther Khan » avait de l’élégance, j’ai même tenu jusqu’au bout de « Léo en jouant Dans la compagnie des hommes... » avec l’incompréhension fascinée que l’on doit à certaines oeuvres qui caracolent fougueusement dans le ratage. Alors (...)

  • Billy Wilder et la domination masculine

    Une interprétation du film Ariane (Love in the afternoon), de Billy Wilder, 1957

    par Faysal Riad 27 novembre 2006

    Gangsters, flics, agents secrets, cow-boys, shérifs... nombreuses sont les figures viriles mises en scène et valorisées par le cinéma en général et les films américains en particulier. Beaucoup de grands classiques réalisés par Ford, Walsh ou Wyler, de gros succès commerciaux dans les genres westerns, aventure et autres ont participé à l’élaboration de ce que l’on pourrait considérer comme une figure archétypale structurant l’art cinématographique en général : le héros masculin dominant. Toujours blanc, (...)

  • 50% femme-50% homme

    Domination, émancipation et identités de genre dans Pat and Mike de George Cukor

    par Sylvie Tissot 10 novembre 2006

    Comme beaucoup de films de George Cukor, Pat and Mike (1952) est centré sur un personnage de femme, et raconte l’histoire de son affirmation et de son émancipation, individuelle, affective et sociale. Comme dans d’autres films de Cukor également, à la remise en cause, souvent drôle, de la domination masculine, s’ajoute une contestation non moins joyeuse de l’ordre des genres : en témoigne le couple très étrange (queer) qui se forme au cours du film entre cette universitaire bourgeoise et athlète, Pat, (...)

  • Rio Bravo ou la masculinité retrouvée

    Lecture féministe d’un film de Howard Hawks

    par Sylvie Tissot 22 février 2006

    Rio Bravo occupe une place de premier plan dans le Panthéon des cinéphiles. De nombreuses analyses lui ont été consacrées, célébrant à juste titre la mise en scène de Howard Hawks autant que la morale « humaniste » du réalisateur ; mais le rapport hommes-femmes tel qu’il est problématisé dans ce film sorti en 1958 a rarement été pris en compte, alors qu’il joue un rôle essentiel. C’est ce que montre Sylvie Tissot dans ce texte, qui souligne l’ambivalence de cet humanisme, indissociable d’un ordre symbolique (...)

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