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Études de cas

Dernier ajout : 20 juin.

Tous les articles de cette rubrique

  • Mars 2004 : loi sur les signes ostensibles, interdisant le port du foulard à l’école publique. Septembre 2010 : loi anti-burqa. Avril 2011 : offensive de Luc Chatel contre les mères voilées accompagnatrices de sorties scolaires ; « débat sur la laïcité » et « 26 propositions » de l’UMP légalisant notamment la discrimination à l’embauche contre les femmes portant le foulard, y compris dans le secteur privé… Janvier 2012 : loi « anti-nounous » (interdisant le voile dans les crèches et les garderies), adoptée (...)

  • Quand des féministes soutiennent des lois racistes

    Retour sur dix ans de dérives idéologiques

    par Christine Delphy 17 août 2016

    L’attitude française majoritaire à l’égard du « hijab », c’est-à-dire du foulard porté par certaines femmes musulmanes, est incompréhensible pour le reste de la planète. Pas seulement incompréhensible : elle est répréhensible. C’est ce qu’explique Christine Delphy dans une tribune publiée dans The Guardian. Nous publions ici la traduction en français du texte original. La première mesure ouvertement anti-musulmane a été le passage d’une loi en 2004 qui interdit aux jeunes filles d’aller à l’école en portant (...)

  • Communiqué de la famille d’Adama

    Suite à la manifestation du 30 juillet 2016

    Adama Traoré, 24 ans, est mort dans des conditions plus que suspectes entre les mains de la gendarmerie, le mardi 19 juillet. Alors que la famille du défunt vient de déposer plainte pour dissimulation de preuves, nous republions un communiqué concernant la manifestation pour la vérité et la justice qui a eu lieu samedi 30 juillet. Nassée au bout d’à peine quelques dizaines de mètres, la marche pour Adama n’a pas eu lieu mais au delà des interrogations multiples, c’est avant tout la solidarité que (...)

  • « Angélique »

    Quand Le Monde se hasarde à parler féminisme

    « Sa peau diaphane et son sourire angélique cachent un tempérament ardent » : c’est la phrase qui introduit un long entretien consacré à Nicole Kidman et à son… féminisme. Surprenant dans les pages d’un journal français quand il ne s’agit ni des Femen, ni de Ni putes ni soumises, le mot « féminisme » ne pouvait venir seul. Il fallait rappeler, avec force clichés (on écrit encore vraiment comme ça ?!), que celle qui le prononce a une « peau », un « sourire » et un « tempérament » et que tout ceci est « (...)

  • « Le tout, c’est de s’acclimater à leurs coutumes »

    Chronique du racisme ordinaire

    par Donatien, Laura 24 juin 2016

    Suite à une situation déplaisante de racisme ordinaire au contact d’une auxiliaire de vie intervenant auprès d’une proche, j’ai contacté la responsable du service d’aide à domicile pour obtenir des explications. Celle-ci m’a alors demandé de lui adresser un courrier, auquel elle n’a toujours pas répondu à ce jour. Raison pour laquelle j’ai décidé d’en faire une lettre ouverte . Cette mauvaise expérience, isolée, est anecdotique. Elle est pourtant révélatrice du sentiment de dénigrement que beaucoup de (...)

  • Orlando : crime homophobe ou attentat terroriste ?

    Contre l’homonationalisme et la récupération islamophobe

    par Zou 19 juin 2016

    Ce texte a d’abord été écrit pour être diffusé à Nantes lors d’un rassemblement lundi 13 juin en solidarité avec le Pulse à Orlando, Floride, où 49 personnes ont été assassinées. Écrit dans la réactivité, dans un mélange de colère et d’analyse, il ne tient pas compte des avancées de l’enquête et a avant tout pour but de faire entendre la voix de militants gay refusant les discours islamophobes et appelant à une solidarité avec toutes les minorités discriminées. Tiens encore un de ces réveils moisis. Sensation (...)

  • La racaille, l’islamiste, le revanchard et le censeur

    Visite guidée dans l’imaginaire raciste républicain

    par Pierre Tevanian 10 juin 2016

    Le texte qui suit propose, sous forme de typologie, une rapide traversée de l’imaginaire raciste contemporain tel qu’il se déploie depuis près de deux décennies, et aujourd’hui plus que jamais, dans la classe politique, les grands médias, les cafés du commerce et les dîners en ville. On y croise différents stéréotypes, différents personnages correspondant aux différents registres de la dramaturgie raciste républicaine : la racaille et son complice sociologue, l’islamiste et son complice islamogauchiste, le (...)

  • Casseurs et prises d’otage

    Retour sur le traitement médiatique du mouvement social

    par Saïd Bouamama 6 juin 2016

    Le mouvement de contestation de la loi El Khomri fait la Une des médias lourds depuis plusieurs semaines. L’inscription dans la durée lui donne une dimension d’analyseur de ces médias qui plus que jamais apparaissent comme remplissant une fonction sociale précise, celle que Serge Halimi a dénommé « nouveaux chiens de garde » par paraphrase de Paul Nizan qui attribuait cette fonction aux « philosophes » au service des classes dominantes. Sans être exhaustif, l’analyse de trois leitmotivs médiatiques (...)

  • Écrire contre la canaille

    À propos des écrivains et de leur « douloureux problème » avec « le peuple »

    « Que l’humanité est une sale et dégoûtante engeance ! Que le peuple est stupide ! C’est une éternelle race d’esclaves qui ne peut vivre sans bât et sans joug. Aussi ne sera-ce pas pour lui que nous combattrons encore, mais pour notre idéal sacré. Qu’il crève donc de faim et de froid, ce peuple facile à tromper qui va bientôt se mettre à massacrer ses vrais amis ! » Ces mots de Leconte de Lisle sont l’un des nombreux exemples que donne Paul Lidsky dans son livre Les écrivains Français contre la Commune. Le (...)

  • La langue des maîtres et sa fabrique

    Quand le licenciement devient un « plan social », et la grève une « prise d’otage »

    Après plus de dix ans de travail critique au sein du collectif Les mots sont importants, si l’on doit caractériser à grand traits la langue des maîtres, on peut dire qu’elle repose sur une logique binaire au fond très ancienne, déjà à l’œuvre dans la novlangue totalitaire ou coloniale décrite par Orwell : euphémisation de la violence des dominants (État, patronat, pression sociale masculiniste, hétérosexiste et blanco-centré), et hyperbolisation de la violence des dominé-e-s... Ce double mouvement (...)

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