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Politiques sécuritaires et antisécuritaires

Dernier ajout : 6 août.

Tous les articles de cette rubrique

  • Chronique d’une vieille habitude

    Retour sur l’émeute de Barbès du 30 Juillet 1955

    par Farid Taalba 9 août 2013

    Que s’est-il passé le samedi 30 juillet 1955 dans le quartier de la Goutte d’or ? L’histoire peu connue de cette « émeute » a été reconstituée pour la première fois par Farid Taalba, écrivain et militant, dans le texte qui suit. De ce périmètre délimité par le Bld de la Chapelle, les rues de Chartre et de la Goutte d’or dans le 18ème arrondissement de Paris, R. Gautier parle de « cette médina qui s’est lentement reconstituée autour de la rue de la Charbonnière » . Pour l’Humanité, il s’agit du « quartier (...)

  • La Goutte d’Or, 30 juillet 1955

    Une émeute au cœur de la métropole coloniale

    par Emmanuel Blanchard 30 juillet 2013

    Le samedi 30 juillet 1955, jour de l’Aïd-El-Kebir, suite à une interpellation très houleuse menée par la police, éclate dans le quartier de la Goutte d’Or, à Paris, une « émeute » qui n’est pas sans rapport avec notre actualité. Si le contexte historique est très différent – la guerre d’indépendance algérienne – et si les événements se déroulent dans le centre de la capitale et non dans sa périphérie, il est utile de revenir sur cet événement : l’historien Emmanuel Blanchard en offre ici une analyse complexe, (...)

  • Pénaliser les clients ou les putes migrantes ?

    Réflexions sur « la lutte contre la traite »

    par Thierry Schaffauser 6 août 2012

    Dans le débat actuel sur une éventuelle pénalisation des clients, nous entendons souvent que cette pénalisation serait dans l’intérêt des victimes de la traite des êtres humains, et que cela justifierait d’ignorer les protestations des travailleurs-ses du sexe en lutte et revendiquant des droits. Pourtant comme le dit Morgane Merteuil, secrétaire générale du STRASS : « La lutte contre le travail forcé n’est pas incompatible avec le fait de donner des droits aux personnes qui exercent cette activité de (...)

  • Alain Bauer et le consortium de la peur

    Itinéraire d’un marchand de peur

    par Mathieu Rigouste 18 mars 2012

    Alors que l’Etat sarkozyste vient d’imposer, sous la houlette du trouble Alain Bauer, et contre un monde universitaire unanime, la création d’un département de criminologie au Conseil national des universités (CNU), il nous parait important de revenir sur le parti-pris idéologique très particulier de cette pseudo-science, sur la personnalité plus particulière encore de ses promoteurs les plus actifs, et en premier lieu sur le terrifiant Alain Bauer. « Le crime n’est pas en récession. C’est un (...)

  • Bauer et Raufer, marchands de peur

    L’imposture criminologique : étude d’un cas d’espèce

    par Laurent Mucchielli 18 mars 2012

    Alors que l’Etat sarkozyste vient d’imposer, sous la houlette du trouble Alain Bauer, et contre un monde universitaire unanime, la création d’un département de criminologie au Conseil national des universités (CNU), il nous parait important de revenir sur le parti-pris idéologique très particulier de cette pseudo-science, sur la personnalité plus particulière encore de ses promoteurs les plus actifs, et en premier lieu sur le terrifiant Alain Bauer. Le texte qui suit revient sur l’un des moments-clé (...)

  • Disproportion, crime, émotion

    Brèves remarques sur la langue des maîtres

    par Pierre Tevanian 16 décembre 2011

    La cour d’appel de Paris vient donc de transformer en sursis les peines de prison ferme infligées en première instance à sept policiers qui avaient accusé un homme à tort. Les faits remontent au 9 septembre 2010, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : un policier, Lyonnel Alidor, était blessé à la jambe, percuté par une voiture après une course-poursuite. Lui et ses collègues décidaient alors de mentir et accusaient dans leur procès-verbal le conducteur de la voiture qu’ils poursuivaient. Ce dernier, (...)

  • Les mots de Pontoise

    Bréviaire non exhaustif d’une justice d’exception

    par Pierre Tevanian 26 septembre 2011

    Le 4 octobre 2011 à 9H00 s’ouvrira au tribunal de grande instance de Nanterre le procès en appel des tireurs présumés de Villiers-le-Bel. Rappel des faits : le 25 novembre 2007, Lakhamy et Moushin, deux adolescents de Villiers-le-Bel, décèdent suite à la collision de leur moto avec une voiture de police. Plusieurs nuits de révoltes éclatent, laissant s’exprimer la colère de centaines d’habitants qui refusent de croire à la version policière d’un accident. Le 21 juin 2010, s’ouvre le procès des tireurs (...)

  • Silence, on entasse !

    Les impasses du productivisme carcéral

    par Matthieu Bonduelle 29 juillet 2011

    Dans une indifférence quasi-générale, que « les vacances » ne suffisent pas à expliquer, l’Etat vient d’être condamné à trois reprises en quelques semaines par la justice administrative en raison des conditions d’existence qui ont cours dans ses prisons. Des personnes détenues dans les maisons d’arrêt de Nanterre, Bois-d’Arcy, Rouen et Marseille ont ainsi obtenu réparation d’atteintes à leur dignité : cellules trop exiguës, toilettes non cloisonnées, absence de ventilation, mauvaise hygiène des locaux, (...)

  • Oraisons funèbres

    Pour Karim Boudouda

    En réaction à la mise à mort aussitôt oubliée et soigneusement inquestionnée de Karim Boudouda à Grenoble le 16 juillet 2010, à la délirante gestion politique et policière des émeutes qui ont suivi, et au quasi-appel au meurtre lancé à cette occasion par la chroniqueuse Elisabeth Lévy contre les « malfrats » de banlieue, il nous a paru bon de donner à ré-entendre une vieille chanson de Renaud, écrite il y a plus de trente ans, mais qui résonne étrangement avec l’ « affaire de la Villeneuve » et la « (...)

  • Le procès de Villiers était écrit

    À propos d’un verdict infâme

    Je suis le collectif RVJ (Respect, Vérité, Justice) de Villiers-le-Bel. Quand un seul sentiment envahit de nombreuses personnes, ce sentiment a le droit de dire « je ». J’attendais ce procès avec impatience. On entend dire souvent : « la justice tranchera » ou « je m’en remets à la justice » comme on dirait « je m’en remets à Dieu » et « la vérité tranchera ». Le 21 juin, je me rends au tribunal, pour assister à ce que je crois être un procès public. Je suis arrêté par une haie de CRS. On me demande qui je (...)

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