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« Laissez en repos cette enfant »

Céline, Julie et les fantômes
par Jean Delmas
25 février 2018

Résistant, militant communiste et anticolonialiste (signataire du manifeste des 121), enseignant et critique de cinéma, Jean Delmas est aussi le co-fondateur de la Fédération française des ciné-clubs et de la revue Jeune cinéma. C’est dans cette revue qu’en 1974 il a publié ces réflexions critiques, à l’enthousiasme communicatif, sur le film de Berto, Rivette & Co : Céline et Julie vont en bateau. Il en souligne l’une des dimensions essentielles : à côté de l’émancipation féminine, celle de (...)

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  • La haine de soi comme fondement du gauchisme féminin

    Nos amis et nous (Quatrième partie)

    par Christine Delphy 8 mars 2017

    Nous republions, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, ce texte important qui a été écrit entre 1974 et 1975 et publié dans le premier n° de la revue Questions féministes. Il a été republié en 1998 dans le livre L’ennemi principal, Economie politique du patriarcat, Paris : Syllepse. Troisième partie C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre les débats de conscience de certaines tendances des mouvements de libération des femmes et la « politique » adoptée par certains (...)

  • Quand la haine des femmes se déguise en amour des prolétaires

    Nos amis et nous (Troisième partie)

    par Christine Delphy 8 mars 2017

    Christine Delphy analyse dans cette troisième partie le statut très particulier de la figure de la Bourgeoise dans l’imaginaire masculin. De l’accusation faite au féminisme de diviser la classe ouvrière aux sarcasmes contre la prétention des femmes des classes moyennes et supérieures à se ranger dans le camp des opprimés, la référence aux rapports de classe est sans cesse mobilisée, par les anti-féministes convaincus comme par les « amis des féministes ». Christine Delphy met à nu cet usage du discours (...)

  • La révolution : prise de conscience ou match de foot ?

    Nos amis et nous (Deuxième partie)

    par Christine Delphy 8 mars 2017

    Nous republions, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, ce texte important qui a été écrit entre 1974 et 1975 et publié dans le premier n° de la revue Questions féministes. Il a été republié en 1998 dans le livre L’ennemi principal, Economie politique du patriarcat, Paris : Syllepse. Première partie On m’accordera que le premier empêchement à lutter contre son oppression, c’est de ne pas se sentir opprimée. Donc le premier moment de la révolte ne peut consister à entamer la lutte (...)

  • Nos amis et nous

    À propos des fondements cachés de quelques discours pseudo-féministes (Première partie)

    par Christine Delphy 8 mars 2017

    A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, nous republions ce texte important de Christine Delphy qui pointe du doigt l’un des obstacles majeurs à la lutte pour l’émancipation des femmes : non pas les machos, les brutes épaisses et tous les défenseurs affichés du patriarcat, mais certains hommes « féministes », qui affichent leur dévouement à la cause et sont suffisamment larges d’esprit pour reconnaître la légitimité de l’autonomie des collectifs féministes... mais à condition que, (...)

  • Il faut créer un véritable rapport de forces

    Entretien avec Amal Bentounsi, à propos de la mise à mort de son frère Amine Bentounsi

    Ce lundi 6 mars 2017 s’ouvrira, pour cinq jours le procès en Appel du policier Damien Saboundjian, qui a tué Amine Bentounsi le 21 avril 2012, d’une balle dans le dos. En guise d’appel à venir soutenir les proches de la victime lors des audiences, nous reproduisons l’entretien réalisé par le Collectif Angles Morts il y a un peu plus d’un an pour le livre collectif Permis de tuer, consacré à la lutte contre l’impunité des homicides policiers. Dans cet entretien, Amal Bentounsi, en compagnie de Nordine (...)

  • Le liberté où elle peut comme elle peut

    A propos du film American Honey, d’Andrea Arnold

    par Maud Alpi 1er mars 2017

    Ce film, nous dit Maud Alpi, est encore visible dans quelques rares salles et ne le restera pas longtemps, courez-y. « Steady as a preacher Free as a weed Couldn’t wait to get goin’ But wasn’t quite ready to leave So innocent, pure and sweet American honey » Lady Antebellum, American Honey Rares sont les romans de formation qui se fassent sans recours à des ressorts dramatiques irréversibles (viol, meurtre, accident mortel, trahison, exclusion, suicide), ou tout au moins qui ne convoquent (...)

  • A toutes les prisonnières

    Hommage à Barbara, et pas seulement

    par Sarah Ben 25 février 2017

    J’ai envie d’écrire un petit truc sur Barbara. 2017, 20 ans de sa mort. Elle est partie un 24 novembre, on est le 24 janvier et y’a déjà le Figaro, Paris Match, France 2 qui ont sorti des petits résumés de sa vie, son œuvre. Et puis y’a Depardieu qui va faire un tour de chant en reprenant ses mots… Et tout ça est plein d’hommes, et tout ça m’énerve. J’étais au lycée quand elle a tiré sa dernière révérence, je me souviens que j’avais hésité à sécher les cours pour aller marcher derrière son cercueil. Cette (...)

  • Vous avez dit « débordement » ?

    Retour sur un poncif journalistique à propos des « banlieues »

    Comme le lait dans la casserole, les jeunes racisés victimes de violences policières seraient toujours sur le point de « déborder ». Toujours au bord du cassage d’abribus et de caillassage de CRS. Comme si rien, dans ce qu’ils faisaient, ne pouvait relever de l’action politique, avec des mots d’ordre, des stratégies et des manières de faire, quelles qu’elles soient. Non : comme l’indique le sens commun façonné au moment de « l’émeute Vaux-en-Velin » en 1990, en conformité avec le vieux schème (...)

  • L’histoire aux historiens ?

    Critique de la rhétorique « anti-mémorielle »

    par Pierre Tevanian 17 février 2017

    « Le passé c’est le passé ! », « Laissons l’histoire aux historiens ! »… Derrière ces remontrances, aussi tautologiques que contestables, pointe la même arrogance, la même surdité volontaire, les mêmes implicites et les mêmes effets politiques : un verrouillage du débat public sur l’héritage colonial et esclavagiste de l’Europe, qui permet de réaffirmer une hiérarchie des mémoires – et, par métonymie, une hiérarchie des races et des peuples. Depuis le mois de janvier 2005, « la mémoire » et « l’histoire » (...)

  • Un racisme post-colonial

    réflexions sur un passé qui ne passe pas

    par Pierre Tevanian, Saïd Bouamama 17 février 2017

    À l’heure où toute la droite française se scandalise de la reconnaissance, par un candidat à l’élection présidentielle, de l’évident caractère criminel de la colonisation, une reconnaissance pourtant assortie immédiatement d’un « oui mais », à l’heure aussi où les violences policières commises majoritairement contre des descendants de colonisés parviennent enfin sur le devant de la scène médiatique et politique, à l’heure enfin où le vocabulaire colonial le plus caractérisé – et le plus ostensiblement (...)

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