Derniers articles

Les plus silencieuses

Un souvenir important
par Pınar Selek
25 mai 2015

Nous sommes dans un collège d’Istanbul, peu après le coup d’Etat de 1980. On y chante, comme on le fera dans toutes les écoles jusqu’aux années 2000, tous les lundis matins et tous les vendredis après-midis, cet hymne nationaliste : « Heureux celui qui se dit turc ! » – et la formule est même inscrite au fronton de l’établissement. Fille d’un dissident emprisonné, Pınar Selek est en classe avec des dizaines d’adolescentes « obsédées par les marques », quelques filles d’intellectuels de gauche, deux Juives (...)

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  • Les féministes et le garçon arabe

    Un livre de Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé

    par Sylvie Tissot 24 mars 2005

    Les débats récents sur le sexisme en banlieue et le port du foulard à l’école ont suscité, parmi les intellectuels, les journalistes, les politiques ou les militants, de nombreuses professions de foi féministes. Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé incitent, dans ce livre, à ne pas se réjouir trop vite face à ce qu’ils appellent le « féminisme républicain ». Le terme donne en effet à réfléchir. Car la République, loin d’entretenir avec le féminisme une connivence « naturelle », cimentée par un même désir (...)

  • On aurait tort de penser que "l’affaire Dieudonné" est l’illustration directe et transparente du retour de l’antisémitisme en France. L’inquiétude suscitée par les propos de Dieudonné ne réside pas dans le simple fait d’interroger les usages mémoriaux de la Shoah. Le sujet n’est pas tabou : à la suite des articles précurseurs d’Hannah Arendt consacrés au procès Eichmann, les historiens en ont fait un objet d’études reconnu dans le champ académique comme le prouvent, entre autres, les travaux d’Idith Zertal (...)

  • Lettre d’un aborigène de la république

    Ou : Pourquoi je signe avec les indigènes

    par Bernard Dréano 11 mars 2005

    "Pourquoi vous êtes-vous rassemblés sur la place ? Il paraît que les barbares doivent arriver aujourd’hui." Constantin Cavafys Cher(e)s ami(e)s et camarades, Les barbares sont sous nos murs. Il paraît même que certains sont déjà dans nos murs. Ils portent dans leurs yeux la haine et dans leurs coeurs la guerre, une guerre qu’ils appellent Djihad. Et nous avons peur, peur de ces femmes furtives qui se cachent sous des voiles noirs et refusent de montrer jusqu’à leurs visages, peur de ces jeunes (...)

  • Gloire & Pérennité à l’art viril

    Un tract du groupe féministe Artpies en réaction à l’exposition Dionysiac de Beaubourg

    10 mars 2005

    "la dreamteam de l’art contemporain" (Nicolas Thély, En Ville, Février 2005) Enfin, le Centre Pompidou s’ouvre à l’art masculin !!! Depuis sa création, en 1977, seulement 86% des artistes réunis dans les collections du Musée National d’Art Moderne sont des hommes. Au sein de ces mêmes collections, 93% seulement des œuvres ont été produites par des hommes artistes. Nous remarquons avec allégresse que Dionysiac a haussé la barre à 100 % pur mâle ! Pourquoi, aujourd’hui, une exposition exclusivement (...)

  • « Nous sommes les indigènes de la République ! »

    Appel pour des Assises de l’anti-colonialisme post-colonial

    28 février 2005

    Les Assises de l’anticolonialisme post-colonial se tiendront samedi prochain (le 16 avril 2005), de 9H30 à 17H30 à la Bourse du Travail de Paris (M° République). Nous republions à ce propos le texte d’appel lancé par les "indigènes de la République" au mois de janvier 2005. Ce texte peut être signé en ligne sur les sites TouTEsegaux.net et Oumma.com. Ses auteurs sont mentionnés au bas du texte, et peuvent ê^tre contactés à l’adresse suivante : assisesanticolonialistes@yahoo.fr Discriminés à (...)

  • Les dirigeants catholiques et protestants alsaciens-mosellans, réunis à Strasbourg (DNA du 25/01), « s’inquiètent d’un " prosélytisme laïc" dans quelques établissements scolaires et se félicitent qu’une " laïcité ouverte " soit appliquée en Alsace-Moselle comme dans d’autres pays européens ». Le point de vue, à ce propos, de Bernard Anclin, président de « Laïcité d’Accord ». La laïcité peut-elle être « ouverte » ou « fermée » ? Pour répondre à cette interrogation, il faut revenir à la source (...)

  • « Avec des mots ordinaires, on n’ "épate pas le bourgeois", ni le "peuple". Il faut des mots extraordinaires. En fait, paradoxalement, le monde de l’image est dominé par les mots. La photo n’est rien sans la légende qui dit ce qu’il faut lire - legendum -, c’est à dire, bien souvent, des légendes, qui font voir n’importe quoi. Nommer, on le sait, c’est faire voir, c’est créer, porter à l’existence. Et les mots peuvent faire des ravages : islam, islamique, islamiste - le foulard est-il islamique ou islamiste (...)

  • Les fast-thinkers se dévoilent (Première partie)

    Une inculture manifeste

    par Domenico Joze 18 février 2005

    Les éditorialistes et autres intervenants des débats politiques et médiatiques sont amenés, au gré des soubresauts de l’actualité nationale et internationale, à parler de sujets très variés. D’une semaine à l’autre, ils prennent leur plume pour évoquer tour à tour la situation en Irak, les élections aux États-Unis, de Hugo Chávez, de la Côte d’Ivoire, du conflit israélo-palestinien, ou encore des divers débats qui agitent la France. Quel que soit le sujet que l’actualité mène à aborder, sa compréhension (...)

  • Les fast-thinkers se dévoilent (Présentation)

    L’éditorialisme à l’épreuve du "foulard islamique"

    par Domenico Joze 18 février 2005

    Le terme « fast-thinkers » (penseurs rapides) est de Pierre Bourdieu. Il l’utilise pour qualifier les éditorialistes et intellectuels médiatiques, toujours prompts à intervenir sur tous les sujets que l’actualité propose, dans des délais records, s’imposant comme des personnes prétendument capables de penser pertinemment dans l’urgence. Urgence et sagacité, pourtant, font rarement bon ménage... « Ce qui est sûr c’est qu’il y a un lien entre la pensée et le temps. Et un des problèmes majeurs que pose la (...)

  • Exils : prix de la mise en scène... du préjugé colonial

    À propos d’un film de Tony Gatlif

    par Djamila Bechoua 11 janvier 2005

    La production cinématographique porte la marque de l’air du temps ! Exil, de Tony Gatlif, en est une belle illustration. Zano, fils de pied noir orphelin pousse Naïma, « beurette » désoeuvrée dans toute sa splendeur, à entreprendre un voyage à la rencontre de l’Algérie, le pays que leurs parents ont du quitté un jour. Le film reprend a rebours la route de l’exil. Lors de la projection à Cannes, le cinéaste a précisé, « je n’ai pas eu la prétention de faire un film sur l’Algérie, car je ne connais pas ce (...)

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