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« Ils nous traitent comme des sous-hommes »

Extrait du livre Permis de tuer. Chronique de l’impunité policière
par Celik Ilter, Farid El-Yamni, Marwan Brahmiya
22 septembre 2014

En France, la peine de mort a été abolie en 1981, mais le permis de tuer existe toujours. Les violences policières et les crimes policiers rythment la vie des bidonvilles et des quartiers populaires depuis des dizaines d’années. Avec plus de dix morts connus par an, leur actualité demeure brûlante. Donner un chiffre exact s’avère difficile, mais nous savons que plusieurs centaines de morts ont été recensées au cours des trente dernières années. Le livre collectif Permis de tuer, qui vient de paraître (...)

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  • Dimanche 12 octobre 2003, sur la chaîne de télévision LCI, le ministre des écoles Xavier Darcos, questionné sur le port du string à l’école, et sur sa possible interdiction, a estimé " normal que l’on demande aux jeunes filles, lorsqu’elles commencent à être désirables, de faire en sorte qu’elles ne provoquent personne ". Cette position a été également soutenue par Ségolène Royal, qui a dénoncé le port du string et conclu en ironisant sur ceux qui " s’étonnent que les adolescentes soient victimes (...)

  • Féminisme ou maternalisme ?

    Lettre ouverte aux "femmes engagées", signataires de l’appel du magazine Elle pour une loi interdisant le voile à l’école.

    par Houria Bouteldja 8 mars 2004

    Mesdames, L’état d’esprit colonial est celui qui a présidé et qui continue de présider à la dépréciation des cultures arabo-musulmanes et à la dépréciation des hommes, tributaires de la culture patriarcale. Cette humiliation identitaire a comme corollaire la promotion instrumentale des femmes et l’encensement de l’idéologie universaliste française. Voici ce que Bourdieu observait déjà dans l’Algérie Française des années 60 (dans Paysans déracinés) : "Le regroupement empêche les femmes d’accomplir la plus (...)

  • Qui ne bande pas intellectuellement sur la laïcité ?

    Le point de vue d’une surveillante

    par Radia Louhichi 20 février 2004

    Présentation de l’auteure : Dans un appartement de banlieue de Paris cinq filles se réunissent autour d’un thé. Quatre sont voilées, dont une convertie à la religion musulmane, et une dernière se définit comme non voilée, féministe, progressiste, émancipée, libérée. La tranche d’âge est la suivante : de 17 à 24 ans. Un partage d’idées, de querelles, prend un espace sur (et dans) la tête de chacune. En voilà une petite trace. Depuis quelques mois, la laïcité a été discutée, dansée, chantée, scandée au cœur des (...)

  • Lettre ouverte aux adhérents de la LCR

    ... et plus largement de la gauche

    par Joëlle Couillandre 19 février 2004

    Cette lettre ouverte a été envoyée par Joëlle Couillandre, membre du collectif rennais contre les lois d’exclusion, à la LCR locale, en réaction à la position ambigüe prise par la LCR vis-à-vis de la loi interidsant "les signes religieux ostensibles" à l’école publique : opposition à la loi, mais sans refus catégorique de toute exclusion. Une décision politique mûrement réfléchie La LCR vient donc de faire savoir que, tout en étant contre la loi interdisant le port ostensible de signes religieux (et (...)

  • Intervention contre une loi d’exclusion

    À propos de la loi interdisant le voile à l’école

    par Christine Delphy 9 février 2004

    Ce texte reprend l’intervention de Christine Delphy au Meeting "Une école pour toutes et tous", qui s’est tenu au Trianon, le 4 février 2004. Le projet de loi contre le port de signes religieux, est de l’avis général, dirigé contre le seul " voile ", qu’on appelle aussi foulard islamique. La loi rendra plus facile d’expulser les filles portant le foulard des écoles. Ce projet de loi divise tous les groupes politiques, toutes les associations de la société civile, il divise aussi les féministes. Les (...)

  • Cet appel, à diffuser le plus largement possible, est signé par les organisations suivates : ASFMF (Association de défense du droit des femmes musulmanes de France), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), CEDETIM, Citoyennes des deux rives, CMF (Collectif des Musulmans de France), Collectif Féministe pour l’Égalité, Collectif Les mots sont importants, EMF (Etudiants musulmans de France), CRLDHT (Comité de défense des libertés et des droits de l’Homme de Tunisie), Femmes (...)

  • Étudiant-e-s, Lycéen-ne-s, opposons nous aux lois d’exclusion ! Alors que les cas de litiges liés au voile à l’école n’ont jamais été aussi peu nombreux, le gouvernement cherche à nous faire croire à un danger intégriste. Alors que le débat est le gage du développement individuel et une condition nécessaire de l’éducation, le gouvernement refuse toute reflexion politique et religieuse au sein des établissements scolaires. Mais la mémoire gouvernementale est sélective : les aumoneries catholiques dans les (...)

  • Citoyens de toutes origines, croyants ou non-croyants, nous disons notre opposition à la loi Ferry-Stasi sur la laïcité. Nous pensons que la loi de 1905 constitue un cadre de principes et de garanties correct. Nous militons pour la liberté de conscience et l’égalité des droits. Notre intention n’est pas de prendre parti pour ou contre le voile, mais de dire clairement que nous refu-sons toute diabolisation, toute forme de chasse aux sorcières. La loi Ferry sur la laïcité est une loi de (...)

  • "Surtout n’en parlons pas... Ils en ont parlé". Avant qu’ils "en" parlent, les convives se tiennent assis, un peu guindé s, autour de la table familiale ; après qu’ils "en" aient parlé, ils sont tous à terre, autour d’une table dévastée. Tous les lecteurs, à l’époque où ce dessin en deux vignettes paraît, devinent immédiatement de quoi les convives ont parlé : de l’Affaire Dreyfus. Or, il est aujourd’hui une autre affaire qui suscite autant de passion et d’affrontements au sein des familles, des repas d’amis (...)

  • La répudiation médiatique

    À propos des représentations de la "beurette" dans le débat sur le voile islamique

    par Vincent Geisser 25 janvier 2004

    Vincent Geisser critique dans ce texte les visions réductrices que les grands médias produisent de " la fille voilée " et de sa " sœur ennemie " : la " beurette émancipée ". Il souligne surtout l’effet d’invisibilisation que produit ce tableau manichéen : c’est la très grande majorité des adolescentes et des jeunes femmes issues de familles musulmanes qui se trouvent exclues de l’espace public et du droit à la parole. Des femmes qui ne veulent pas porter le voile, mais qui n’acceptent pas pour autant de (...)

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