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Discriminer par la langue

Réflexions sur une violence sociale peu étudiée : la glottophobie
par Philippe Blanchet
20 octobre 2018

Le langage est dans notre société un instrument de domination et de discrimination puissant et méconnu. Imposer sa langue comme la seule convenable, estimable, raisonnable, et mépriser, disqualifier, rejeter une personne pour sa façon de parler, son accent ou son vocabulaire, c’est aussi illégitime que la rejeter pour sa religion, sa couleur de peau ou son orientation sexuelle – autant de discriminations plus ou moins reconnues et punies par la loi en France. Les discriminations fondées sur la (...)

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  • Réflexions sur la violance symbolique (2)

    La contribution discrète des dictionnaires

    par Igor Reitzman 13 septembre 2004

    Cette rubrique reprend, en plusieurs parties, le chapitre VIII du livre d’Igor Reitzman : Longuement subir, puis détruire. De la violance des dominants à la violence des dominés, publié aux éditions Dissonances en 2003. Le sens du mot "violance", avec un a, est expliqué dans un texte d’Igor Reitzman publié sur ce site, dans la rubrique "Des mots importants", à l’entrée "Violence". "Imposer des significations et les imposer comme légitimes" peut avoir comme utile complément le camouflage de (...)

  • Réflexions sur la violance symbolique (1)

    Imposer des significations

    par Igor Reitzman 13 septembre 2004

    Cette rubrique reprend, en plusieurs parties, le chapitre VIII du livre d’Igor Reitzman : Longuement subir, puis détruire. De la violance des dominants à la violence des dominés, publié aux éditions Dissonances en 2003. "Quand j’emploie un mot, dit Humpty Dumpty avec un certain mépris, il signifie ce que je veux qu’il signifie, ni plus ni moins. La question est de savoir, dit Alice, si vous pouvez faire que les mêmes mots signifient tant de choses différentes La question est de savoir, dit (...)

  • Réflexions sur la violance symbolique

    Présentation

    par Igor Reitzman 13 septembre 2004

    Cette rubrique reprend, en plusieurs parties, le chapitre VIII du livre d’Igor Reitzman : Longuement subir, puis détruire. De la violance des dominants à la violence des dominés, publié aux éditions Dissonances en 2003. Si une violance est une conduite qui a pour but de contraindre un sujet (individuel ou collectif) à penser, agir ou se comporter d’une certaine façon, à subir une expérience qu’il n’a pas choisie, une violance symbolique sera une action qui a pour but de contraindre dans la sphère du (...)

  • De Chevènement à Sarkozy (Cinquième partie : 2003-2004)

    Généalogie du consensus sécuritaire

    3 septembre 2004

    La chronologie ci-dessous, qui est loin d’être exhaustive, se veut un outil de travail et une machine de guerre contre l’amnésie collective qu’entretiennent les grands médias quant à la genèse du consensus sécuritaire que nous vivons aujourd’hui. Comme le rappelle l’introduction qui figure dans cette rubrique, ce n’est pas une "demande de sécurité" émanant spontanément de la "France d’en bas" qui a amené les grands médias et la classe politique à se préoccuper des "violences urbaines" et à mener des (...)

  • De Chevènement à Sarkozy (Quatrième partie : 2002)

    Généalogie du consensus sécuritaire

    3 septembre 2004

    La chronologie ci-dessous, qui est loin d’être exhaustive, se veut un outil de travail et une machine de guerre contre l’amnésie collective qu’entretiennent les grands médias quant à la genèse du consensus sécuritaire que nous vivons aujourd’hui. Comme le rappelle l’introduction qui figure dans cette rubrique, ce n’est pas une "demande de sécurité" émanant spontanément de la "France d’en bas" qui a amené les grands médias et la classe politique à se préoccuper des "violences urbaines" et à mener des (...)

  • De Chevènement à Sarkozy (Troisième partie : 2001)

    Généalogie du consensus sécuritaire

    2 septembre 2004

    La chronologie ci-dessous, qui est loin d’être exhaustive, se veut un outil de travail et une machine de guerre contre l’amnésie collective qu’entretiennent les grands médias quant à la genèse du consensus sécuritaire que nous vivons aujourd’hui. Comme le rappelle l’introduction qui figure dans cette rubrique, ce n’est pas une "demande de sécurité" émanant spontanément de la "France d’en bas" qui a amené les grands médias et la classe politique à se préoccuper des "violences urbaines" et à mener des (...)

  • De Chevènement à Sarkozy (Deuxième partie : 1999-2000)

    Généalogie du consensus sécuritaire

    16 août 2004

    La chronologie ci-dessous, qui est loin d’être exhaustive, se veut un outil de travail et une machine de guerre contre l’amnésie collective qu’entretiennent les grands médias quant à la genèse du consensus sécuritaire que nous vivons aujourd’hui. Comme le rappelle l’introduction qui figure dans cette rubrique, ce n’est pas une "demande de sécurité" émanant spontanément de la "France d’en bas" qui a amené les grands médias et la classe politique à se préoccuper des "violences urbaines" et à mener des (...)

  • De Chevènement à Sarkozy (Première partie : 1997-1998)

    Généalogie du consensus sécuritaire

    16 août 2004

    La chronologie ci-dessous, qui est loin d’être exhaustive, se veut un outil de travail et une machine de guerre contre l’amnésie collective qu’entretiennent les grands médias quant à la genèse du consensus sécuritaire que nous vivons aujourd’hui. Comme le rappelle l’introduction qui figure dans cette rubrique, ce n’est pas une "demande de sécurité" émanant spontanément de la "France d’en bas" qui a amené les grands médias et la classe politique à se préoccuper des "violences urbaines" et à mener des (...)

  • Il existe, pour justifier le matraquage sécuritaire que nous infligent aujourd’hui gouvernants et grands médias, un récit mythique et idyllique. Au commencement, il y aurait un problème objectif : celui de la montée de la délinquance, de l’insécurité et de la violence, et plus particulièrement de la violence des jeunes. Ce fait indiscutable rendrait obsolètes et inefficaces les dispositifs existant en matière de prévention de la délinquance (notamment l’ordonnance de 1945, et le statut protégé des (...)

  • 80% au bac... Et après ? (Première partie)

    Dialogue entre un sociologue et un de ses lecteurs

    par Stéphane Beaud, Younès Amrani 10 août 2004

    Stéphane Beaud, sociologue, est l’auteur du livre 80% au bac... et après ?, consacré aux "enfants de la démocratisation scolaire", autrement dit aux nouveaux bacheliers issus des classes populaires et de l’immigration. Younès Amrani est l’un de ces "enfants de la démocratisation scolaire", qui a lu le livre de Stéphane Beaud et s’est reconnu dans les descriptions et les analyses qui y sont développées. Il est alors entré en contact par e-mail avec l’auteur. Le texte qui suit présente des extraits (...)

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