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République ethnique

Petits Suisses
par Noé le Blanc
15 janvier 2018

Le 18 et 19 décembre dernier, SUD Education 93 a organisé un stage syndical pour réfléchir au racisme qui traverse l’Education Nationale ainsi que la société française dans son ensemble. Ouvert à tous les personnels de l’Education Nationale, ce stage comprenait cependant deux ateliers en non-mixité raciale, c’est-à-dire, auxquels les personnes blanches ne pouvaient participer. Cette disposition est à l’origine d’une polémique qui a secoué (et secoue encore) le monde politique et syndical français. (...)

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  • Le droit de résistance, XIIè-XXè siècle

    Un livre collectif coordonné par Jean-Claude Zankarini,

    par Pierre Tevanian janvier 2001

    « Liberté, propriété, sûreté et résistance à l’oppression ». Tels sont les quatre droits fondamentaux que pose la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, sur laquelle est fondée la République française. Le livre dirigé par Jean-Claude Zancarini interroge ce droit paradoxal qu’est le droit de désobéir au droit : « pourquoi a-t-on jugé nécessaire de définir comme un droit ce qui était, de toute évidence, de l’ordre de la possibilité réelle ? » Et comment a-t-on réglementé la désobéissance : à qui, contre (...)

  • Le sexe prescrit

    Un livre de Sabine Prokhoris

    par Pierre Tevanian décembre 2000

    Ce livre, explique Sabine Prokhoris, est « né d’une colère et d’une tristesse », face au rôle que la psychanalyse a joué dans les débats politiques autour du PACS et du droit des homosexuels à l’adoption d’enfants... Des concepts psychanalytiques et des auteurs prestigieux (Freud, et surtout Lacan) ont été convoqués par les politiques pour justifier le maintien du statu quo et le rejet sans autre examen du droit à l’homoparentalité. Des psychanalystes sont même intervenus sur le mode de l’expertise, et (...)

  • Sociologie de la bourgeoisie

    Un livre de Michel et Monique Pinçon-Charlot

    par Sylvie Tissot décembre 2000

    Les discours enthousiastes sur les « starts up » et la démocratisation des placements en bourse tendent à escamoter l’existence et le rôle de la bourgeoisie. Pourtant, estiment Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, « aucun groupe social ne présente à ce degré, unité, conscience de soi et mobilisation ». Si depuis vingt ans on se plaît à répéter que le marxisme est mort, il est une classe sociale qui est, elle, bien vivante : la bourgeoisie. C’est le grand mérite des deux sociologues de s’être penchés (...)

  • Les nations européennes ne datent pas de la nuit des temps, mais sont au contraire des créations très récentes. Ce qui fait les identités nationales - les ancêtres fondateurs, l’histoire, les héros, la langue, les monuments et le folkore - est inventé en fait au XVIIIè et au XIXè siècle. Ce que Anne-Marie Thiesse veut nous faire comprendre dans ce livre, c’est que la naissance d’une nation correspond au moment où des individus, assez nombreux, déclarent qu’elle existe, et surtout, entreprennent de le (...)

  • Le roman, le rien

    À propos de Michel Houellebecq et du nihilisme

    par Philippe Forrest 25 août 2000

    Ces dernières années, la mise en accusation sans nuance ni appel du nihilisme a pris valeur d’« idée reçue ». Elle revient rituellement dans les propos de ceux qui stigmatisent l’actuelle décadence des lettres françaises et en appellent à une renaissance. Cette insistance même finit par faire bizarrement sens. Et l’on en vient à se demander si la volonté d’en finir avec lui, paradoxalement, ne constituerait pas un des signes les plus puissants du nihilisme. L’histoire du « nihilisme » a été mille fois (...)

  • La barbarie postmoderne

    À propos d’un roman de Michel Houellebecq : Les particules élémentaires

    par Marie Redonnet 24 août 2000

    Les Particules élémentaires, roman de Michel Houellebecq, a été l’événement de la rentrée littéraire de 1998. Tout en s’inscrivant, en la radicalisant et l’amplifiant, dans la série d’événements médiatiques qui ont fait la vie littéraire cette dernière décennie, ce roman, par son ambition proclamée et son retentissement tout autant que par son talent à imposer des personnages et leurs discours, a valeur de symptôme, auquel il faut prêter attention. Si on définit la littérature par le pouvoir poétique de la (...)

  • Rendez-vous au 35 bis

    Un livre de Christelle Hamel et Diane Lemoine

    Dans la multitude des livres consacrés aux « politiques d’immigration », ce livre se distingue avant tout par sa méthode : préférant la description à la dénonciation, les auteurs, doctorants en anthropologie sociale et culturelle, se sont rendus régulièrement au tribunal dit « 35 bis », où se décide le sort des étrangers interpellés en situation irrégulière. Ils décrivent minutieusement les lieux et les différents acteurs (juge, avocat, représentant de la préfecture, étranger interpellé, inteprète), leur marge (...)

  • Le journal Le Monde, honorable quotidien du soir, est réputé pour son sérieux et son objectivité. Cette réputation ressort passablement écornée de l’enquête menée par Jean-Paul Gouteux sur la manière dont a été couvert le génocide rwandais de 1994. Des chercheurs ou journalistes ont depuis longtemps établi la volonté du gouvernement français de défendre coûte que coûte le régime dictatorial de Habyarimana, et de nier la réalité du génocide perpétrée à l’encontre des tutsis. Ce qui est moins su, c’est l’appui (...)

  • Retour sur la condition ouvrière

    Enquête aux usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard. Stéphane Beaud, Michel Pialoux

    Il y a une « idée reçue sociologique » largement répandue depuis vingt ans, qui consiste à dire que la classe ouvrière a disparu au profit d’une large classe moyenne, avec, aux deux extrêmes de l’échelle sociale, les classes supérieures et les exclus. Pourtant les ouvriers constituent toujours le groupe social le plus important de la société française. « Pourquoi le groupe ouvrier s’est-il rendu, en quelque sorte, invisible dans la société française ? », s’interrogent Stéphane Beaud et Michel Pialoux. En (...)

  • Au nom de "l’ordre public"...

    La commission d’expulsion des étrangers. Texte de Bernard Aubrée (février 1996)

    par Bernard Aubrée mai 1999

    Cet texte, qui relate l’expérience d’un représentant de la DASS, de novembre 1993 à février 1996, permet de mesurer le rôle extrêmement pervers que joue la notion floue et extensible d’ "ordre public". L’administration préfectorale jouit du monopole de la définition et de l’évaluation des conduites ou des individus qui "risquent" de provoquer un "trouble à l’ordre public", ce qui leur permet, dans les faits, d’expulser du territoire français des étrangers qui sont censés être protégés par des textes de (...)

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