Derniers articles

droit de réponse à l’islamopsychose

Réflexions sur un texte de Delphine Horvilleur
par Lilim
16 août 2017

Habituellement, je ne lis pas les articles de BibliObs. Ayant croisé cet article "Je choisis librement de me voiler : les limites du féminisme religieux" de multiples fois, ici et là, j’ai finalement décidé de lui accorder une chance. A tort : quelle déception... Au début, je n’ai pas compris l’intérêt que ce texte a suscité. Il a pour seul effet de nourrir "l’islamopsychose" et de dicter avec arrogance aux femmes musulmanes la bonne manière d’être féministes. Il est truffé de contre-vérités et de (...)

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  • Ma Chère Mélinée

    Une lettre importante

    par Missak Manouchian 21 février 2017

    Le 21 février 1944, Missak Manouchian et vingt-et-un membres de son groupe de Résistance, le FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans, Main d’Oeuvre Immigrée), étaient arrêtés et fusillés sur le Mont-Valérien. Olga Bancic, arrêtée elle aussi, était décapitée quelques mois plus tard. En hommage à Manouchian, à son groupe et à tou-te-s les résistant-e-s, d’hier et d’aujourd’hui, nous publions aujourd’hui la lettre d’adieux qu’il rédigea, le jour de son exécution, à sa femme Mélinée. Ma Chère Mélinée, ma petite (...)

  • Vous avez dit « débordement » ?

    Retour sur un poncif journalistique à propos des « banlieues »

    Comme le lait dans la casserole, les jeunes racisés victimes de violences policières seraient toujours sur le point de « déborder ». Toujours au bord du cassage d’abribus et de caillassage de CRS. Comme si rien, dans ce qu’ils faisaient, ne pouvait relever de l’action politique, avec des mots d’ordre, des stratégies et des manières de faire, quelles qu’elles soient. Non : comme l’indique le sens commun façonné au moment de « l’émeute Vaux-en-Velin » en 1990, en conformité avec le vieux schème (...)

  • L’histoire aux historiens ?

    Critique de la rhétorique « anti-mémorielle »

    par Pierre Tevanian 17 février 2017

    « Le passé c’est le passé ! », « Laissons l’histoire aux historiens ! »… Derrière ces remontrances, aussi tautologiques que contestables, pointe la même arrogance, la même surdité volontaire, les mêmes implicites et les mêmes effets politiques : un verrouillage du débat public sur l’héritage colonial et esclavagiste de l’Europe, qui permet de réaffirmer une hiérarchie des mémoires – et, par métonymie, une hiérarchie des races et des peuples. Depuis le mois de janvier 2005, « la mémoire » et « l’histoire » (...)

  • Un racisme post-colonial

    réflexions sur un passé qui ne passe pas

    par Pierre Tevanian, Saïd Bouamama 17 février 2017

    À l’heure où toute la droite française se scandalise de la reconnaissance, par un candidat à l’élection présidentielle, de l’évident caractère criminel de la colonisation, une reconnaissance pourtant assortie immédiatement d’un « oui mais », à l’heure aussi où les violences policières commises majoritairement contre des descendants de colonisés parviennent enfin sur le devant de la scène médiatique et politique, à l’heure enfin où le vocabulaire colonial le plus caractérisé – et le plus ostensiblement (...)

  • To the question of whether or not we can speak of a postcolonial racism, we ask another : How can we not ? How can we speak of contemporary forms of racism without referring to their primary genealogies : systems of slavery and colonialism ? How can we possibly negate the fact that a deep racism exists, which can be traced back to the French colonial Empire’s institutions, practices, discourse, and forms of representation ? How can we negate it when, for example, opinion polls clearly (...)

  • Des cérémonies de dégradation

    À propos des contrôles d’identité au faciès

    par Emmanuel Blanchard 13 février 2017

    En juin dernier, pour la première fois un tribunal avait condamné l’État français pour des contrôles de police réalisés « en tenant compte de l’apparence physique et de l’appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race ». En se pourvoyant en Cassation, sur la base d’un mémoire révélé par Mediapart, qui soutient explicitement le bien-fondé des contrôles au faciès, le gouvernement a donné un véritable blanc-seing aux forces de l’ordre : à l’heure de l’état d’exception institutionnalisé et de la déchéance (...)

  • Persil forever

    Harmony Korine, Spring Breakers (2012)

    par Maud Alpi 13 février 2017

    « Tu pourrais perdre... mais tu gagnes toujours ». Chaque fois Madeline désigne un poing fermé, et chaque fois, tandis que la petite fille déguste son bonbon, Sophie répète la même phrase : « Tu pourrais perdre, mais tu gagnes toujours ». Normal, dirait Julie, ils revivent chaque jour la même journée. Normal, dirait Céline, ils rejouent la même vieille partition qui sent la naphtaline, de plus en plus blêmes, de plus en plus verts, de plus en plus morts. « Springbreak forever » répètent comme un mantra (...)

  • Blanc.he et antiraciste : si on essayait ?

    Réflexions sur la place des Blanc.he.s dans la lutte antiraciste

    par Anissa Crayneste, Cassandra Volante 13 février 2017

    Dans nos milieux majoritairement Blancs « de gauche », qui se dirait raciste ? Non, bien-sûr, nous sommes tou.te.s antiracistes ! Mais c’est quoi en fait être antiraciste quand on est blanc.he ? Peut-on vraiment l’être ? On se pose la question depuis un petit moment et ça ne nous semble pas si évident que ça. Pour trouver des pistes de réponses, nous sommes parties aux Etats-Unis parce qu’il nous semblait que ce débat y était plus investi. Ne vivant pas les discriminations racistes, nous nous posions la (...)

  • La banalité du mâle (Post-Scriptum)

    Louis Althusser a tué sa conjointe, Hélène Rytmann-Legotien, qui voulait le quitter

    par Francis Dupuis-Déri 8 février 2017

    En septembre 2015 paraissait un nouveau recueil de textes intimes du philosophe marxiste Louis Althusser, qui a tué sa conjointe Hélène Rytmann, dite Hélène Legotien dans la résistance. Seul témoin du crime, l’assassin a expliqué qu’il massait tranquillement le cou de sa conjointe, dans leur appartement. Il aurait émergé d’une brève rêverie pour constater que sa conjointe était morte, étranglée de ses mains, sans s’être débattue. Ce meurtre est survenu en novembre 1980. L’assassin est mort en 1990, sans (...)

  • À quoi sert l’histoire

    Hommage à Tzvetan Todorov, et plus précisément à l’un de ses livres, La fragilité du bien

    par Pierre Tevanian 7 février 2017

    Au milieu d’une oeuvre riche et généreuse sur la littérature et les questions sociales et politiques, en particulier sur les rapports passé / présent et identité / altérité, Tzvetan Todorov avait coordonné en 1999 un livre important dont le titre fait volontairement écho à La banalité du mal de Hannah Arendt : La fragilité du bien. Il s’agissait, pour le dire brièvement, de s’intéresser aux exceptions d’une règle qui est l’indifférence face à la persécution de l’autre, et la complicité active et passive face (...)

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