« Dans la pistoche »

Mulholland Drive. La clé des songes (Chapitre 23)
par Pierre Tevanian
23 août 2019

En feuilleton d’été, nous vous proposons, à raison d’un chapitre par jour du lundi au samedi, pendant quatre semaines, de découvrir le tout nouveau livre de Pierre Tevanian, Mulholland Drive. La clé des songes, consacré au chef-d’oeuvre de David Lynch – mais aussi à sa version solaire : Céline et Julie vont en bateau. Le livre est disponible sur les tables, en rayon ou en commande, dans toutes les bonnes (...)

lire la suite
  • Le genre précède le sexe

    Le bonus de l’Abécédaire de Christine Delphy en accès libre

    par Christine Delphy 2 février 2019

    Cet abécédaire, long entretien filmé de Christine Delphy avec Sylvie Tissot, explore en 26 lettres les concepts clefs de la théorie féministe (Genre, Travail domestique…) tout en revenant sur les épisodes de la vie de Delphy, ses rencontres et les événements historiques auxquels elle a participé. Il figure, avec le film Je ne suis pas féministe mais…, dans un coffret DVD. Nous souhaitons aujourd’hui le rendre accessible en intégralité au plus grand nombre. Voici enfin le bonus.
    Pour beaucoup de (...)

  • Billy Wilder et le trouble dans le genre (Fin)

    Un film trans-genres ?

    par Faysal Riad 28 janvier 2019

    Tous les déguisements ne sont pas forcément présentés comme illégitimes : lorsque Joe cherche à séduire Sugar, le film les représente à un stade non abouti de leur évolution. Il demeure ce mâle méprisable dont elle se méfie tout comme elle demeure de son côté cette femme soumise rêvant d’un prince charmant. Mais les choses n’en restent pas là. Parodie de film de gangsters et de comédie romantique, les personnages confrontés aux situations habituelles de ces deux genres cinématographiques ne réagissent (...)

  • Un des premiers moyens d’éviter la mort et la répression injuste réside tout simplement dans la fuite : c’est ce que font les gangsters au début de l’histoire, et c’est aussi ce que sont obligés de faire nos trois personnages principaux tout le long du film. Le récit s’organise en effet autour de l’idée de mouvement : non seulement les personnages ne restent jamais sur place, mais la forme même utilisée pour nous montrer leurs aventures met en scène cette pulsion de fuite : la musique évidemment qui (...)

  • Beaucoup de fuites dans cette histoire. De nombreuses répétions, de nombreux échos. Certains motifs narratifs et éléments thématiques sont sans cesse répétés sous différentes formes (celles qui définissent le cinéma : éléments du scénario – situations – ou éléments du discours, de mise en scène, de thèmes mis en lumière par des cadrages, des effets de montage...) à chaque fois enrichies d’occurrences qui les ont précédés et débouchant sur une synthèse tenant un discours très clair sur certains sujets : tel un (...)

  • Billy Wilder et le trouble dans le genre

    Interprétation de Certains l’aiment chaud (Première partie)

    par Faysal Riad 28 janvier 2019

    A l’occasion de la rétrospective Billy Wilder, qui a lieu actuellement à la Cinémathèque de Paris, nous republions ce texte de Faysal Riad consacré au génial Certains l’aiment chaud – qui sera projeté à la Cinémathèque le 31 janvier prochain à 19H30.
    Nombreuses sont les interprétations positives ou négatives de Certains l’aiment chaud qui considèrent ce film comme une suite de gags plus ou moins efficaces tournant vaguement autour du thème du travestissement. Le film est certes aussi connu pour la (...)

  • Des débats vraiment faux ou faussement vrais

    Réflexions sur les « débats télévisés »

    par Pierre Bourdieu 25 janvier 2019

    Alors qu’Emmanuel Macron lance un grand « débat » en guise de réponse au mouvement des gilets jaunes, il nous a semblé utile de reproduire ce texte paru dans Sur la télévision, et consacré aux « débats de société » tels que les médias audiovisuels les conçoivent et les mettent en scène. Certains des « invités permanents » (et notamment Luc Ferry et Alain Finkielkraut...) sont, vingt ans après, hélas les mêmes que ceux qu’évoque Pierre Bourdieu. Mais ce qui a hélas encore moins changé, c’est la structure et la (...)

  • La grande tabasse

    Le président m’a écrit une lettre

    par Pacôme Thiellement 24 janvier 2019

    Le président m’a écrit une lettre. Bon, je ne l’ai pas encore reçue. On me dit que je ne suis pas le seul. C’est peut-être parce que j’ai mis "pas de publicités" sur ma boîte aux lettres. Et puis mon postier me connaît. Il se dit que je vais encore la foutre dans la boîte commune, ou dans la poubelle, sans l’avoir lue, sans même l’avoir ouverte. Tout ce papier gâché, tous ces arbres coupés. Ce n’est pas vrai, pourtant. Pas cette fois. Cette fois, je suis curieux. Le président m’a écrit une lettre ! Je me dis (...)

  • La science (et la gauche, et la république, et la patrie) en danger !

    Réflexions sur une récente campagne médiatique contre des universitaires et des militants

    par Renaud Cornand 20 janvier 2019

    Comme souvent, à la fin de l’année 2018, l’antiracisme s’est trouvé sous le feu de la critique médiatique . Tant les mouvements dits « décoloniaux » que les travaux de sciences sociales s’intéressant aux discriminations raciales ont fait l’objet en une même semaine d’une attaque appuyée par différents médias. Trois interventions s’inscrivant dans cette même logique sont parues : une tribune publiée dans Le Point le 28 novembre 2018, un article de L’Observateur le 30 du même mois complété par un interview d’une (...)

  • Billy Wilder et la domination masculine

    Une interprétation du film Ariane (Love in the afternoon), de Billy Wilder, 1957

    par Faysal Riad 12 janvier 2019

    A l’occasion d’une bienvenue rétrospective Billy Wilder, la cinémathèque de Paris projettera ce samedi 12 janvier, à 18H30, puis le jeudi 17 janvier, l’une de ses comédies les plus drôles et les plus profondes : Ariane, avec le désopilant Gary Cooper et la sublime Audrey Hepburn. L’occasion, ici, de relire l’éxégèse d’un fameux philosophe wilderien, par ailleurs demyste : Faysal Riad.
    Gangsters, flics, agents secrets, cow-boys, shérifs... nombreuses sont les figures viriles mises en scène et valorisées (...)

  • Politiques du fantasme

    Quelques réflexions sur le cas Yann Moix, et sur quelques compères

    par Sylvie Tissot 9 janvier 2019

    Mona Chollet, en relayant l’info sur twitter, l’a dit sans doute encore trop gentiment : Yann Moix est un triste sire. D’autres qualificatifs moins polis viennent à l’esprit. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre. En déballant sans retenue ses goûts (femmes asiatiques) et dégoûts (femmes de 50 ans) en matière sexuelle, le chroniqueur télé a déversé sans honte des préjugés sexistes qui, dans l’ère post #MeToo, ne passent plus complètement. Réduire les femmes au statut de pur objet (du désir masculin), frapper (...)

0 | ... | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | 90 | 100 | ... | 1640