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La racaille, l’islamiste, le revanchard et le censeur

Visite guidée dans l’imaginaire raciste républicain

par Pierre Tevanian
10 juin 2016

Le texte qui suit propose, sous forme de typologie, une rapide traversée de l’imaginaire raciste républicain, tel qu’il se déploie depuis près de deux décennies, et aujourd’hui plus que jamais, dans la classe politique, les grands médias, les cafés du commerce et les dîners en ville. On y croise différents stéréotypes, différents personnages correspondant aux différents registres du racisme respectable [1].

Les discours pseudo-sécuritaires, pseudo-féministes, pseudo-laïques et pseudo-libertaires qui véhiculent, sous une forme respectable et distinguée, le mépris et le rejet des populations issues de l’immigration post-coloniale et / ou de culture musulmane, construisent différentes figures-repoussoir – essentiellement quatre : la racaille, l’islamiste, le revenchard et le censeur.

Racailles et sociologues

Sur la scène « sécuritaire » et « féministe », tout d’abord, émerge la figure de la « racaille ». La racaille, c’est le « délinquant » et plus largement le « jeune de banlieue » d’origine populaire, immigrée et/ou post-coloniale qui, comme le résume bien Alain Finkielkraut, écoute du rap, porte une casquette à l’envers et « parle une langue dévastée ». La capuche peut à l’occasion remplacer la casquette, mais une chose ne change pas : la « racaille » porte en elle la violence, sous diverses formes : la délinquance crapuleuse, la violence sexiste et raciste (notamment anti-juive, et anti-française ou « anti-blancs ») et l’atteinte à « l’ordre public ».

À cette première figure vient s’ajouter, dans la dramaturgie raciste-républicaine, une série de « complices » : la famille « laxiste » et « démissionnaire » (et notamment la mère arabe trop « maternante » et « protectrice »), et l’Institution elle aussi démissionnaire, laxiste et trop « maternante ». Du professeur à l’éducateur spécialisé, tous font preuve, nous dit-on, d’une indulgence coupable, qui leur est inspirée par le « mauvais génie » par excellence : le sociologue [2].

Islamistes et islamogauchistes

Sur la scène « laïque » s’agitent d’autres personnages, tout aussi patibulaires : les « islamistes ». Le terme n’a pas de sens précis : dans ses usages dominants en tout cas, il ne signifie rien d’autre que « mauvais musulman », c’est-à-dire musulman ostensible et indocile. Ce ne sont en effet pas les musulmans les plus réactionnaires qui sont le plus stigmatisés comme « islamistes », du moins pas nécessairement : un musulman progressiste (sur les questions sociales, sur l’égalité hommes-femmes, sur la laïcité) mais indocile face aux injonctions de l’État français sera davantage « islamiste » qu’un musulman réactionnaire mais docile [3]

Dans la famille islamiste, le raciste républicain choisit le plus souvent la fille – voilée, bien entendu – comme objet de peur ou de haine. Mais ce personnage étrange et fascinant de « la voilée », à la fois coupable et victime, libre et aliéné [4], ne va pas sans son mentor, reconnaissable lui aussi à un attribut « ostensible » : la barbe. On le nommera donc, en bonne logique, le « barbu ».

L’incarnation la plus parfaite du mentor barbu est bien évidemment Tariq Ramadan, qui est devenu, à force de quolibets, de gloses et d’affabulations, un véritable personnage de légende [5]. Il est d’ailleurs significatif que Tariq Ramadan ait tenu, au cour des années 2003-2007, le même rôle dans l’imaginaire des news-magazines que Pierre Bourdieu pendant la période précédente (1995-2002) : celui du « Grand Méchant Intellectuel » dont on redoute les « réseaux » hyper-puissants et les « projets politiques » obscurs et « totalitaires ». À chaque époque son « démon » : à l’ère dite « sécuritaire », l’ennemi est le sociologue, avec sa « culture du soupçon » (à l’égard des puissants) et « de l’excuse » (à l’égard des dominés), tandis qu’à l’ère dite « laïque », l’ennemi est le philosophe musulman, son « double discours » et son « intégrisme à visage humain ».

Mais de même que la racaille ne saurait exister sans le sociologue angélique et l’institution démissionnaire, de même le barbu, la voilée et le Lider maximo Tariq Ramadan ne seraient rien – ou pas grand-chose – s’ils ne bénéficiaient pas d’une complicité française, blanche, républicaine et laïque : celle des fameux « islamo-gauchistes » qui leur servent de cautions ou d’« idiots utiles ». La signification du terme « islamo-gauchiste » est tout aussi confuse que celle du mot « islamiste », mais après dépouillement et croisement d’une série de citations, il ressort qu’un islamo-gauchiste peut être :

- un non-musulman qui s’oppose à la loi anti-voile

- un non-musulman qui peut croiser Tariq Ramadan sans avoir, comme Julien Dray, l’envie de lui « mettre le poing dans la gueule » [6]

- un non-musulman qui considère que l’islamophobie existe, qu’elle est un racisme, et qu’il faut donc la combattre [7].

Voilées, barbus et islamo-gauchistes affrontent donc les « vrais laïcs » (titre que s’auto-décernent les prohibitionnistes) et les « musulmans modérés » (incarnés par le très médiatique Mufti de Marseille, Soheib Bencheikh, ou l’incontournable ex-présidente des Ni putes ni soumises,Fadela Amara, qui ne manque pas une occasion de se revendiquer « musulmane-pratiquante-mais-opposée-au-voile »), tandis que la racaille encapuchonnée et les sociologues patentés affrontent les « intégrés » (incarnés par Malek Boutih au Parti Socialiste, et Rachid Kaci à droite), demandeurs de « fermeté » contre « la racaille ».

Revanchards et repentants

Sur la troisième scène, la scène « mémorielle », s’agitent le « revanchard » et le « repentant ». Le « revanchard » est le descendant d’esclaves ou de colonisés qui a le culôt de demander des comptes à la République et l’idée incongrue d’établir des rapports entre l’oppression passée et l’oppression présente. Face à cette outrecuidance, le raciste républicain sort de ses gonds. Il ne fait pas de détails : il assimile par exemple les provocations plus que douteuses de Dieudonné et la démarche politique des Indigènes de la République. Les problèmes politiques soulevés sont esquivés, au profit d’une approche psychologisante et pathologisante (« mal-être noir », « mal-être arabe », « blessures du passé » et autres « plaies mal cicatrisées ») ou moralisante et accusatrice (« concurrence des victimes », « guerre des mémoires », « banalisation de la Shoah »). Bref : l’activiste qui demande des comptes à la République est renvoyé, comme l’ont toujours été toutes les luttes d’émancipation, du côté du ressentiment.

Au regard de l’orthodoxie raciste-républicaine, l’activiste revanchard est triplement fautif :

- Il s’offense d’abord lui-même, en se complaisant dans la « victimisation » au lieu de « positiver » et de chercher dans son for intérieur les causes de ses échecs et la « volonté » qui permet de les transcender.

- Il offense ensuite les autres « communautés », en attisant la « concurrence des victimes », premier pas vers la « guerre civile » ou la « guerre ethnique ». Il offense plus particulièrement les Juifs, en remettant en cause, par ses « revendications mémorielles » exorbitantes, l’« unicité de la Shoah », et en « banalisant » ainsi cette dernière.

- Il offense enfin la majorité des Français dits « de souche » ou « autochtones » – en d’autres termes : les Blancs – en les culpabilisant alors qu’ils ne sont pour rien dans les méfaits de leurs grands-parents et arrière-grands-parents, et en détruisant leurs idoles à coups de jugements aussi « excessifs » qu’« anachroniques » : les philosophes des Lumières et les Révolutionnaires complaisants avec la traite des Noirs, Napoléon qui rétablit l’esclavage, Jules Ferry qui professe l’inégalité des races et préconise la colonisation…

Là encore, le Noir et l’Arabe revanchards ne marchent pas sans leur double : le « repentant », le Blanc complexé, qui reste enfermé dans la « mauvaise conscience » et encourage par son indulgence coupable le Noir et l’Arabe à persévérer dans le ressentiment et l’outrecuidance mémorielle.

À ce double enfermement – dans la « culpabilisation » du blanc et la « victimisation » du non-blanc – s’oppose une « positive attitude » : le regard « objectif » qui, en toutes occasions, y compris face au passé colonial et esclavagiste, sait « raison garder » et voir « du bon et du mauvais partout », « du blanc et du noir » et « des responsabilités partagées ». On aura reconnu la figure de « l’historien », sacralisée et opposée à celle, forcément mauvaise, de « la mémoire », qu’incarnent les militants associatifs noirs et arabes. Mais l’historien valorisé n’est pas n’importe quel historien : on encensera de préférence un Olivier Pétré-Grenouilleau, qui libère l’Europe de son « fardeau » en répétant à l’envi qu’il y a eu aussi une traite arabe et une traite africaine [8].

Enfin, un ultime personnage vient prêter main forte à « l’historien » : c’est le « bon descendant de victimes ». Des figures médiatiques comme Max Gallo, Alain Finkielkraut ou Jean Daniel ne manquent pas une occasion de mettre en avant leurs origines immigrées, et de souligner qu’ils ont toujours su, eux, contrairement à « certaines minorités ethniques d’aujourd’hui » [9], manifester à la République la gratitude qui s’impose. Des « bons noirs » et des « bons arabes », comme Gaston Kelman, Fadela Amara ou le rappeur Abdelmalik, se joignent au concert en nous expliquant eux aussi qu’il faut savoir tourner la page, et qu’il est inutile, absurde, voire scandaleux de s’inscrire aujourd’hui dans la filiation de ses ancêtres esclaves ou colonisés [10].

Censeurs et fanatiques

Sur la scène « culturelle », « littéraire » ou « intellectuelle », pour finir, s’opposent les « voltairiens », vaillants défenseurs d’une liberté d’expression illimitée, et les « censeurs » qui, par fanatisme et intolérance, ou par lâcheté face aux menaces des fanatiques, voudraient rétablir l’« Inquisition », relancer une « chasse aux sorcières » et instaurer une « dictature du politiquement correct » – en interdisant par exemple de dire, sous forme de courageux « coups de gueule », d’amusante « caricature » ou d’éloquente tribune, que tous les musulmans sont des arriérés, des pervers ou des terroristes en puissance [11].

P.-S.

Retour sur Terre

Pendant que sur ces différentes scènes se jouent de fausses tragédies et de fausses épopées (la « reconquête des territoires perdus de la république », la « révolte des filles des quartiers contre les traditions patriarcales », le « bras de fer entre la République laïque et l’intégrisme », la « défense de la cohésion nationale contre la guerre des mémoires » et la « défense de la liberté d’expression face au fanatisme religieux »), la réalité vécue des étrangers, des immigrés et des Français-e-s issu-e-s de l’immigration et de la colonisation suit un tout autre cours – beaucoup plus trivial, mais aussi beaucoup plus grave.

Qu’on en juge. Dans un livre paru en 2002 [12], j’évoquais les problèmes suivants : les lois limitant le droit à l’entrée et au séjour des étrangers, le démantèlement du droit d’asile, la double peine, les offensives « sécuritaires » des « nationaux-républicains » (promotion de la « tolérance zéro », de l’enfermement des mineurs et de la pénalisation des parents de « délinquants »), la violence et l’impunité policières, les exclusions illégales d’élèves portant le foulard, le caractère systémique des discriminations racistes (à l’embauche, dans l’emploi, au logement), le caractère légal des discriminations xénophobes (plus de 6 millions d’emplois réservés en France aux ressortissants de l’Union européenne), le refoulement du passé colonial et de ses effets contemporains. Cinq ans plus tard, qu’en est-il sur ces différents plans ?

Sur l’entrée et le séjour des étrangers et le droit d’asile, la situation s’est nettement aggravée, du fait des lois Sarkozy de 2003 et 2006. Sur la double peine, on n’observe qu’un très léger « mieux » (la réforme Sarkozy de 2003, qui maintient le principe de la « peine complémentaire » d’expulsion et d’interdiction du territoire, mais crée quelques nouvelles catégories d’étrangers « protégés »). Sur le terrain « sécuritaire », la régression est gravissime : mise en pratique de la « tolérance zéro », de l’enfermement des mineurs et de la pénalisation des parents (Lois Perben 1 et 2, Lois Sarkozy de 2002 et 2006) [13].

Sur la violence et l’impunité policière, aucun changement décisif n’est observable – si ce n’est, au niveau du débat public, une très légère levée du tabou, à mettre au crédit des révoltes de novembre 2005. Si bien qu’en février 2007, pour la première fois, la candidate socialiste à l’élection présidentielle a évoqué dans son discours d’investiture le problème des « contrôles d’identité à répétition ». Mais il reste à traiter vraiment le problème, sans occulter les formes moins quotidiennes de la violence policière : les coups et blessures et les homicides.

Pour les adolescentes voilées, la situation s’est dramatiquement dégradée : une loi (la loi du 15 mars 2004) les oblige désormais à se découvrir, sous peine d’exclusion définitive. Et plus largement, la confusion et la violence des discours « anti-voile » qui ont proliféré en 2003 et 2004 ont provoqué une vague d’agressions et de discriminations contre les femmes voilées, en particulier dans le monde professionnel, dans les administrations et sur la voie publique [14].

Sur les discriminations racistes, on peut constater un progrès incontestable en termes de reconnaissance, de levée du tabou, d’émergence du problème dans le débat public (un progrès qu’incarne la création, en décembre 2004, de la HALDE : Haute autorité de lutte contre le discriminations et pour l’égalité), mais aucun changement notable en termes d’action publique – et toujours très peu de condamnations en justice. Quant aux discriminations légales, elles perdurent sans même que cela fasse débat : sur les six millions d’emplois réservés, seuls 45 000 emplois, ceux de la RATP, ont été ouverts en 2002 à toutes les nationalités. Et lors de la dernière élection présidentielle, aucun candidat n’a fait campagne sur le sujet.

Quant au passé colonial, les dernières années ont vu s’opérer une incontestable levée du tabou, arrachée par la société civile à une classe dirigeante « bloquée » sur la question – cf. par exemple la « loi du 23 février 2005 et l’intense campagne sur le « refus de la repentance » lancée à l’automne 2006 [15].

Enfin, le consensus gauche-droite et le matraquage médiatique autour des combats pseudo-sécuritaire, pseudo-féministe, pseudo-laïque, pseudo-mémoriel et pseudo-libertaire ont eu pour effet d’ouvrir un « boulevard » électoral au candidat Nicolas Sarkozy, qui a fait de toutes ces métaphores du racisme l’axe principal de sa campagne en 2007, à égalité avec le démagogique « travailler plus pour gagner plus ». Le triomphe électoral de ce candidat, et plus encore la politiques criminelle menée son ministre Brice Hortefeux dans le cadre du terrifiant « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », puis par son double Manuel Valls sous la présidence Hollande, nous ont permis de mesurer, plus encore que jamais, à quel point des jeux de langage peuvent être lourds de conséquences.

Notes

[1] Une version précédente de ce texte est parue dans La république du mépris. Les métamorphoses du racisme dans la France des années Sarkozy, publié en septembre 2007 aux éditions La Découverte.

[2] Cf. la célèbre mise en cause, par Lionel JOSPIN, alors Premier ministre, des « excuses sociologiques ». La mise en accusation de la sociologie est aussi un leitmotiv d’Alain Finkielkraut, ou de Robert Redeker (par exemple dans Le Figaro du 28 novembre 2005, où le philosophe fait de l’influence délétère de la sociologie la cause principale des « émeutes urbaines » !

[3] Cf. Thomas DELTOMBE, L’Islam imaginaire, La Découverte, Paris, 2005. Un autre usage du terme existe toutefois : il existe, essentiellement dans les pays à majorité musulmane, des mouvements politiques qui se qualifient eux-mêmes d’ « islamistes », et qui entendent par là que la référence religieuse musulmane inspire leur programme politique. Ces mouvements ont des sensibilités diverses (ils sont plus ou moins « démocratiques », plus ou moins « progressistes », plus ou moins « modérés »…), comme sont divers les mouvements politiques se réclamant du christianisme (de la gauche radicale à la droite extrême). La sociologie politique la plus rigoureuse utilise donc le terme « islamiste », mais sur un mode qui n’est pas celui de l’injure : c’est une simple catégorie politique, dont on prend la peine de définir la signification et surtout d’étudier le caractère hétérogène et mouvant. Cet usage raisonné du terme « islamiste » est cela dit rarissime dans les discours politiques, les éditoriaux, les débats télévisés ou les repas de famille.

[4] « Aliénée » lorsqu’elle se prévaut de sa liberté de choix pour revendiquer le droit de porter le voile et le droit à la parole, elle devient bizarrement « libre et responsable de son choix » lorsqu’elle refuse d’enlever son voile et se retrouve exclue pour ce motif. La morale est sauve : ce n’est pas la République qui exclut, mais « la voilée » qui « s’est elle même exclue » !

[5] Cf. Aziz ZEMMOURI, Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, Paris, Editions de l’Archipel, 2005

[6] Cf. Collectif Les mots sont importants, « Sexisme d’en haut, sexisme d’en bas »

[7] Des débats interminables, dignes des controverses sur le sexe des anges, ont été nécessaires jusqu’au sein d’une association antiraciste comme le MRAP durant tout l’automne 2004, pour que soit finalement acté, par un vote des adhérents, que l’islamophobie était un racisme et qu’elle entrait à ce titre dans le champ de lutte de l’association. La minorité hostile au combat contre l’islamophobie a toutefois réussi, à force de harcèlement en interne, à rendre ce vote ineffectif en inhibant toute velléité de campagne publique du mouvement sur le thème de l’islamophobie, ou même sur les exclusions d’élèves voilées.

[9] Suivant l’élégante formule de Jean Daniel, citée en exergue du chapitre IV. Jean Daniel écrit également : « Naguère [...] les nouveaux citoyens ne songeaient alors ni à affirmer leurs différences (…) ni à brandir leurs “identités meurtrières” et leurs “racines” vindicatives ». Cf. aussi ces incroyables propos tenus en novembre 2005 par Alain Finkielkraut dans le quotidien Haaretz : « Mon père a été déporté de France - ses parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz. Mon père est rentré d’Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine : ce qu’il a fait à mes parents était beaucoup plus brutal que ce qu’il a fait aux Africains. Qu’a-t-il fait aux Africains ? Il n’a fait que du bien. Mon père, il l’a mis en enfer pendant cinq ans. Et pourtant, je n’ai jamais été éduqué à haïr. (…) Quel lien y a-t-il entre la misère et le désespoir, et le fait de détruire et de brûler des écoles ? Je pense qu’aucun juif ne ferait une telle chose. ».

[12] Pierre TEVANIAN, Le Racisme républicain, L’Esprit frappeur, Pari, 2002

[14] Cf. Ismahane CHOUDER, Malika LATRÈCHE, Pierre TEVANIAN, Les filles voilées parlent, Editions La Fabrique, 2008

[15] Sur tous ces points, cf. . « Chronique du racisme républicain »