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Le corps des femmes n’est pas un champ de bataille

Un point de vue féministe sur la loi "anti-voile"

par Caroline Damiens
30 avril 2004

Au-delà - ou en deçà - du débat sur la laïcité, de l’idéologie, des systèmes de valeurs apposés aux civilisations, ce texte voudrait aujourd’hui s’intéresser aux victimes et aux " initiatrices " bien malgré elles de cette loi qui se trouvent être des femmes. Il se veut une vision purement féministe de la question.

Ce fichu foulard, il y a quelques mois, je m’en " fichais ".
Mais le consensus qui traverse l’ensemble de la classe politique de Lutte Ouvrière au Front National sur ce sujet, l’hystérie de certains profs qui vont jusqu’à faire grève pour protester contre une ou plusieurs élèves voilées dans leur établissement, et bien sûr, le vote d’une loi à l’encontre de ces mêmes élèves obligent à prendre position. Car, et tout le monde s’accorde sur ce point, la loi sur la laïcité concerne les jeunes filles voilées, et seulement les jeunes filles voilées. Le débat sur la laïcité est un débat sur le foulard islamique.

Au nom du féminisme ?

Au nom du combat pour l’égalité, de nombreuses " féministes " se sont élevées contre le voile. Quelle égalité ? Quel féminisme ?

Tout d’abord, il faut remarquer que ce féminisme ne se focalise que sur l’apparence physique, faisant de cette apparence la preuve de toutes les oppressions sans jamais avancer le moindre fait et se réduisant à ce seul slogan : " Le voile, symbole de l’oppression des femmes, hors de l’école ".

Le combat se porte sur le symbole de l’oppression et non sur l’oppression elle-même. La bonne oppression, c’est celle qui ne se voit pas. Nous ne parlerons donc pas ici des violences exercées envers les femmes, violences qui ne font pas de différence quant à la couleur de la peau ou l’origine géographique ou sociale des victimes et des agresseurs. La loi s’applique seulement à la disparition du foulard (de la même manière que les lois Sarkozy ont pour ambition de faire " disparaître " les prostituées des rues). On cherche à éliminer l’apparence, la partie visible du problème. Et la partie visible, c’est le corps des lycéennes et collégiennes voilées : la visibilité de leur volonté de rendre leurs corps invisibles.

Bref, les nombreux partisans de la loi s’appuient sur le féminisme contre le sexisme des traditions islamiques qui impose une tenue spécifique aux femmes. Personne n’a relevé, à titre de comparaison, que dans notre société (occidentale), les hommes et les femmes, dans leur grande majorité, ne s’habillent pas de la même façon et qu’il existe à cet effet dans les magasins de vêtements des rayons hommes et des rayons femmes, que certains de ces vêtements sont exclusivement réservés aux femmes (bas, robes...). Bref que notre société aussi différencie les deux genres par les vêtements, et que les vêtements destinés aux femmes sont moins " neutres " que ceux proposés aux hommes.

On a même pu voir apparaître dans les pages des magazines, ici des photos de femmes en mini-jupes dans les rues de Kaboul ou de Téhéran avant la mise en place des régimes religieux, là des reportages sur des instituts de beauté clandestins qui permettent aux femmes de se maquiller sous la burqa. La mini-jupe et le rouge à lèvres comme signes infaillibles de libération des femmes ? On croit rêver. Le degré d’émancipation des femmes serait-il proportionnel au dénudement de leur corps ? La dictature de la mode et sa transformation du corps féminin en objet sexuel qui doit sans cesse être remodelé est sans conteste une oppression sexiste et dénoncée comme telle par de nombreuses associations. Le choix se résumerait-il au dualisme mini-jupe contre hijab  ?

L’association Ni Putes Ni Soumises, extraordinairement populaire auprès des médias, a visiblement choisi son camp dans ce triste diptyque. En plus d’être des partisanes de la loi, ses dirigeantes ont cru bon de s’associer avec le magazine Elle pour lancer le concours " Solidarité Mode " (sic) qui propose aux jeunes filles résidants dans des quartiers officiellement défavorisés et dont la liste est disponible sur le site de l’association [1] de gagner une bourse pour intégrer une école de mode. Les jeunes filles rendues anorexiques par les (top)modèles de cette industrie apprécieront cette " libération " des femmes.

Ces deux visions sont constamment renvoyées dos à dos, qu’il s’agisse d’une femme qui se voile plus ou moins complètement selon l’usage dans son pays ou d’une autre qui se transforme en la jeune fille aux mensurations retenues par les agences de mode et sur qui repose l’économie du prêt-à-porter. Or, cette dualité est artificielle. Dans les deux cas, il s’agit de femmes qui se conforment à la vision que l’on attend d’elles, vision massivement relayée dans notre société par les médias et la publicité. Dans les deux cas, ce sont des corps qui sont atteints, des corps de femmes.

Il y a donc sexisme d’ici et sexisme de là-bas, un bon sexisme blanc, occidental, français, un sexisme acceptable et un mauvais sexisme, islamique, étranger, un sexisme inacceptable. Ce combat d’une qualité universaliste de notre civilisation sur une autre comporte des relents colonialistes indéniables [2].

Par ailleurs, on ne peut que s’interroger sur ce féminisme qui, sous prétexte de libérer des victimes, les rend une nouvelle fois victimes. En effet, sous le prétexte que ces jeunes filles seraient forcées, manipulées, influencées ou tout simplement, si le port du foulard résulte d’un choix personnel, engagées dans une mauvaise voie, bref victimes d’une oppression, alors il faudrait faire retomber la faute sur leurs épaules de victimes. Quelle est cette logique qui, pour libérer des femmes d’oppresseurs masculins, punit ces mêmes femmes sans inquiéter les véritables responsables ? Quelle est cette logique qui confond victime et coupable ? Comment peut-on vouloir aider quelqu’un en lui tapant dessus ?

On ne libère personne contre son gré. " L’émancipation ne s’obtient pas par l’humiliation, la sommation et la répression. " [3] Cela paraît la moindre des évidences.
L’alibi féministe sur lequel repose cette loi et l’hystérie qui l’accompagne ne tiennent plus. Mais qu’y a-t-il donc de caché sous ce foulard ?

Le corps des femmes : enjeu géopolitique ?

La première " affaire du voile " en France remonte à 1989. A l’époque, la nécessité d’une loi ne s’était pas fait ressentir avec tant de force et de violence par l’ensemble de la classe politique. Pourquoi maintenant, quinze ans plus tard, devant une " affaire " similaire (deux jeunes filles voilées dans un lycée) la réaction est-elle si différente ? Le nombre de voiles à l’école aurait-il progressé ? Combien sont-elles ? Il est finalement très difficile de le savoir. Dans le débat, chacun avance un chiffre, personne n’a le même. Certains, s’appuyant sur l’Education Nationale, parlent de 150 " cas " [4]. Ailleurs, Nicolas Sarkozy recense 1256 foulards à l’école ; les Renseignements Généraux, d’habitude plus précis, évoquent " quelques centaines " de foulards à l’école dans un rapport du 29 septembre 2003 [5]. La commission Stasi, de son côté, multiplie par quatre les chiffres qu’on lui fournit. La conclusion qui s’impose au vu de cette absence de chiffres définitifs, c’est la volonté d’entretenir le fantasme autour de cette question.

Tout le monde semble néanmoins s’accorder sur le fait que les litiges à propos de foulard islamique sont en baisse depuis 10 ans - ce qui, si le " danger " disparaît, rend encore plus inutile la décision d’une loi - et sur le chiffre des exclusions. Seulement quatre exclusions pour cause de foulard islamique dans toute l’histoire de l’école publique. Une position venant de prohibitionnistes opposés à cette loi était qu’elle n’est pas nécessaire puisque les écoles ont déjà la possibilité d’exclure les élèves qui leur posent problème. Alors quoi ?

Il faut bien rattacher la loi qui vient d’être votée aux événements relatifs au 11 septembre et qui ont servi de prétexte à une campagne qui a laissé éclater le racisme latent dans la société française. Entourant le débat politique, les articles les plus délirants ont fleuri, relevant tous de ce même fantasme : si on laisse une fille venir à l’école avec un foulard sur la tête, c’est la porte ouverte à l’intégrisme islamiste. C’est que désormais une femme voilée représente l’islam tout entier, voire carrément Al-Qaida. De nombreuses couvertures de magazines ont fait clairement apparaître cet amalgame en montrant une femme voilée et en titrant sur la " montée de l’islamisme ", " de l’intégrisme ", " du terrorisme " [6].C’est comme si, dans la nouvelle guerre plus ou moins déclarée selon les endroits de la planète, qui oppose le monde occidental au monde arabo-musulman (sous l’appellation de " guerre contre le terrorisme ", " guerre contre l’axe du mal ", " tempête du désert ", " justice sans limite "...), le conflit en France prenait corps précisément dans le corps de ces collégiennes et lycéennes voilées. Ici aussi, devant tant de fantasmes, le récent concept de la " guerre préventive " entre en action. Ces jeunes filles exclues de l’école publique sont-elles les " dommages collatéraux " de la présente guerre ou bien le champ de bataille proprement dit ?

On peut rapprocher cette " bataille du foulard à l’école " à ce qu’on a appelé à l’époque la " bataille du voile ". Pendant la guerre d’Algérie, le " dévoilement " des femmes algériennes, c’est-à-dire l’enlèvement de force du foulard, était couramment pratiqué par des soldats français dans un but d’humiliation. Le 16 mai 1958, au cours d’une manifestation pro-française à Alger, on " dévoila " un petit groupe de femmes " aidées par des Européennes bien mises (...) au cours d’une cérémonie savamment chorégraphiée " [7]. La guerre coloniale avait alors lieu aussi sur le corps des algériennes.

Cette façon de faire du corps des femmes un enjeu qui représente le conflit tout entier n’est ni une nouveauté de l’histoire ni délimitée au foulard. Les batailles de la Libération firent de drôles de victimes. Qui n’a pas dans la tête ces sinistres images de femmes tondues sur les places publiques devant une foule de spectateur ? Ces femmes, accusées de " collaboration horizontale ", c’est-à-dire d’avoir couché avec des allemands, ont été les expiatrices de l’Epuration, les bouc-émissaires de quatre années d’occupation. (Le nombre d’hommes qui eurent droit à un traitement similaire est tellement faible qu’il n’est pas significatif. Ou plutôt si : il est significatif de la différence de traitement entre un collabo et une collabo : l’homme est tué ou emprisonné, la femme est touchée dans son corps.) Dans un ouvrage consacré à la période, Peter Novick remarque que " les filles qui se firent tondre furent en bonne partie (à leur insu aussi bien qu’à l’insu de leurs bourreaux) les instruments du salut de miliciens et de collaborateurs qui auraient dû, sans elles, mourir pour apaiser la fureur de leur concitoyens. " [8] Par un tour de passe-passe symbolique, la violence s’est déplacée sur elles. " Le responsable de la souffrance subie, c’est-à-dire l’Allemand, n’est pas celui, ou plutôt celle, qui reçoit la violence donnée. " [9]

Est-ce parce qu’en temps de guerre, le corps des femmes devient un territoire ? A libérer, à prendre, qu’importe, il ne leur appartient plus. Il devient le théâtre des hostilités. Qu’il s’agissent des femmes afghanes prisonnières de leurs burqas ou de la pratique des viols systématiques en ex-Yougoslavie, la problématique est la même. La guerre en Afghanistan a pris pour objet le corps des afghanes qui étaient réduites au stade d’espace à libérer. Les femmes confrontées à la purification ethnique serbe, elles, étaient des espaces à conquérir. Les tondues de la Libération furent, pour leur part, des espaces à purifier. Par un funeste présage, le titre du livre qui a servi de modèle idéologique à la commission Stasi, est Les territoires perdus de la République [10], ouvrage basé sur la théorie du " choc des civilisations " [11]. Par une ironie du sort, les jeunes filles voilées de l’école publique sont devenues ces " territoires perdus de la République " qu’il faut à tout prix reprendre.

Les femmes, ou plutôt le corps des femmes deviennent des enjeux stratégiques. Dans tous les cas, il faut se réapproprier ces corps féminins par toutes les formes que ce soit : le marquage par le vêtement, par le " sang " (dans le cas du viol), par la stigmatisation physique (la tonte). Ces corps ne sont plus les enveloppes charnelles d’êtres humains à part entières, mais des objets de conquête, des objets puisqu’ils ne sont plus que les symboles de quelque chose d’autre (l’Occupation allemande, l’intégrisme taliban, le nationalisme serbe...). Les femmes sont littéralement - presque physiquement - dépossédées de leurs corps - d’elles-mêmes. Or, la dépossession est la prémisse indispensable de la domination.

Des êtres mineurs ?

On peut s’interroger sur ce besoin de réappropriation des corps des femmes. Que recouvre-t-il ? Pourquoi a-t-on besoin de faire des femmes des zones de guerre ?

Ne serait-ce pas là la justification morale de la guerre ? L’engagement dans un conflit, c’est quelque chose qui se " vend " aux citoyens. Cet article n’a pas pour objet ou pour but de le démontrer, ceci étant largement et très bien fait par d’autres [12], mais de reprendre certains des prétextes avancés pour entrer en guerre. L’un d’entre eux est la férocité de l’adversaire et les atrocités qu’il commet. Souvenons-nous des soldats irakiens qui avaient débranché les couveuses pleines de bébés d’un hôpital de Koweit City (Guerre de Golfe, 1991) ; des soldats allemands qui avaient coupé les mains des petits enfants belges se trouvant sur leur passage (1ère Guerre Mondiale, 1914-18) ; des serbes qui violaient toutes les femmes non-serbes dans un but de purification ethnique (Guerre en ex-Yougoslavie, 1991-95) ; des femmes afghanes privées de droit sous leurs burqas par les Talibans (Guerre d’Afghanistan, 2001)... La liste n’est bien sûr pas exhaustive. Manipulations ou vérités, peut importe pour le va-t-en-guerre. " La propagande de guerre, nourrie de récits de cruauté (dont les viols et les crimes contre les enfants sont les plus marquants), peut être entièrement fabriquée, fausser des données partielles, ou même refléter une réalité massive pour des raisons aléatoires ; mais dans tous les cas, elle offre toujours un programme d’action pour la vengeance. " [13] Force est de constater que ces atrocités attribuées à l’ennemi du moment sont toujours dirigées sur des femmes ou/et des enfants. Ils/elles sont les arguments de la guerre, tout au moins en façade. Une fois encore, leurs corps sont l’objet de la cause et l’endroit de la bataille.

Comme dans la " bataille du foulard ", les femmes sont instrumentalisées, c’est-à-dire qu’on en fait les instruments de quelque chose, ce qui présuppose qu’on doit d’abord en faire des instruments au sens propre, des choses, des objets. Pour cela, il faut les mettre sous tutelle : ce sont des victimes, des êtres mineurs (des femmes ou des enfants, c’est la même chose). Avoir choisi des collégiennes et des lycéennes, qui sont pour la plupart (mais pas toutes) juridiquement mineures, comme corps de la bataille, relève de cette même mise sous tutelle. Henri Pena-Ruiz, partisan de la loi et membre de la commission Stasi, ne se prive pas de l’argument qu’il utilise comme une donnée naturelle. " Beaucoup d’élèves sont mineurs, et il semble irréaliste de prétendre qu’ils disposent pleinement d’eux-mêmes en ce qu’ils sont ou en ce qu’ils font. " [14] En refusant d’entendre ou de prendre en compte leur parole, et ce, avec un mépris affiché, les partisans de la loi montrent ce qu’ils pensent de ces jeunes filles musulmanes : leur parole ne compte pas ; elles sont mineures (il faut dire qu’elles cumulent les " tares " infériorisantes : jeunes, femmes, arabes et de classes populaires) ; et nous devons les protéger d’elles-mêmes. Or, au-delà ce que l’on peut penser de l’islam et du statut des femmes dans cette religion, il se trouve que ces filles disent quelque chose et que ces paroles émanent de leur bouches. Ne pas considérer leur volonté, les déposséder de leurs capacités de juger signifie les laisser dans un état de mineure. Que des " féministes ", sous couvert de combat pour l’égalité et la libération des femmes, ne comprennent pas cela fait dresser les cheveux sur la tête.

Dans la bataille qui se joue dans le corps de ces jeunes filles, on oublie, sciemment ou inconsciemment, à qui il appartient. Et ce fichu foulard, ce misérable mètre carré de tissu devient le lieu où se croise racisme, sexisme et guerre mondiale. Le corps des femmes n’est pas un champ de bataille. Osons affronter les faits dans les yeux et ne rendons pas responsables d’une guerre celles qui ne le sont pas. La libération des femmes commence au moment où elles - toutes les femmes - reprennent ce qu’on ne cesse de leur refuser : la parole. Et face aux nouveaux slogans récemment apparus pour la circonstance, il serait bon de se souvenir de celui que les femmes scandaient il y a trente ans : " Mon corps m’appartient ".

29 avril 2004

Notes

[2] Voir à ce sujet l’article de Houria Bouteldja, " La femme dans la pensée coloniale ", Politis, jeudi 4 mars 2004

[3] Pierre Tévanian, " Une loi antilaïque, antiféministe et antisociale ", Le Monde Diplomatique, n°599, février 2004, p.8

[4] Françoise Gaspard, " Femmes, foulards et République " dans Charlotte Nordmann (ed), Le foulard islamique en questions, Paris, Editions Amsterdam, 2004, p.74

[5] Fawzia Zouari, Ce voile qui déchire la France, Ramsay, Paris, 2004, p.24

[6] A titre d’exemple, voir la couverture du Nouvel Observateur n°2037, novembre 2003, qui associe une femme voilée à ce titre " Pourquoi une loi contre l’intégrisme " mais les exemples sont multiples et dans toutes les mémoires. Déjà le numéro du 5 octobre 1989 du Le Nouvel Observateur titrait " Fanatisme : la menace religieuse " sur fond de jeune fille en foulard et ce, à peine trois semaines après la première exclusion de lycéennes à Creil.

[7] Todd Sheppard, " La " bataille du voile " pendant la guerre d’Algérie " dans Charlotte Nordmann (ed), Le foulard islamique en questions, Paris, Editions Amsterdam, 2004, p.134

[8] Peter Novick, L’épuration française 1944-1949, Paris, Balland , 1985, p.123

[9] Fabrice Virgili, La France " virile " : des femmes tondues à la Libération, Paris, Payot, 2000, p.205

[10] Emmanuel Brenner (dir), Les territoires perdus de la République. Antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire, Paris, Mille et une nuits, 2002.

[11] Alain Gresh, " Les faux-semblants de la commission Stasi ", Rapport présenté à la réunion Islam et laïcité le 23 janvier 2004

[12] Voir à ce sujet Serge Halimi, Dominique Vidal, " L’opinion, ça se travaille... " : les médias et les " guerres justes " : du Kosovo à l’Afghanistan, Paris, Agone, 2002 ou encore le film de Béatrice Pignède, Propagande de guerre, propagande de paix, (2003)

[13] Véronique Nahoum-Grappe, " Guerre et différences des sexes : les viols systématiques (ex-Yougoslavie, 1991-1995) ", dans Cécile Dauphin, Arlette Farge (dir.), De la violence et des femmes, Paris, Albin Michel, 1997, p.166

[14] Henri Pena-Ruiz, " Laïcité et égalité, leviers de l’émancipation ", Le Monde Diplomatique, n°599, février 2004, p.9