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Une campagne honteuse

À propos d’une campagne diffamatoire menée contre l’Institut du Monde arabe par le site internet “ Prochoix ”

par Anne-Charlotte Dommartin, Dhaouia Assoul, Djamila Bechoua, Monette Guyard
28 avril 2004

Le témoignage qui suit fait référence à débat organisé à l’Institut du Monde arabe. Nous étions présents à ce débat, et nous pouvons donc certifier que ls choses se sont bien passées comme le disent Dhaouia Assoul, Djamila Bechoua, Anne-Charlotte Dommartin et Monette Guyard. Nous avons donc accepté de publier ce témoignage, auquel nous nous associons.

Nous, sous-signées, ayant assisté au “ Café littéraire ” du 31 mars, qui accueillait Caroline Fourest et Fiammetta Venner pour échanger autour de leur livre Tirs croisés, tenons à réagir à la campagne odieuse que les deux auteures mènent sur leur site internet “ Prochoix ” contre l’institution qui les a invitées, sous prétexte que cette invitation a été l’occasion d’une mise en cause de leur travail par plusieurs personnes du public.

Selon les versions de Tewfik Allal, Jean-François Chalot et Fiammetta Venner, actuellement diffusés par le site Prochoix, les deux auteures ont subi, de la part d’un “ petit commando ”, des “ attaques ” d’une “ agressivité rare ”, des “ invectives ”, des “ violences ”, des “ véritables menaces physiques ”, au point que les deux auteures ont “ dû sortir sous escorte policière ”. Il y aurait eu aussi des “ injures racistes , sexistes et homophobes ”. Nous tenons à affirmer très clairement que chacune de ces allégations est fausse.

L’Institut du Monde Arabe a déjà réagi, en publiant le 7 avril 2004 un communiqué qui démentait formellement les accusations extrêmement graves figurant dans les textes de Tewfik Allal, Jean-François Chalot et Fiammetta Venner. Dans ce communiqué de l’IMA, on peut lire notamment cette mise au point :

“ Les débats du 31 mars ont pu déplaire aux auteurs de Tirs croisés car elles se sont trouvées face à un public au fait des débats sur l’islam et les islamismes et qui les a interrogées ou, pour certains, critiquées sur le fond de leur ouvrage. Si certains membres du public se sont exprimés avec fougue et ont exprimé leur irritation, l’IMA ne peut accepter que soit suggéré dans la presse que Mmes C. Fourest et F. Venner aient été physiquement prises à partie ou menacées. L’Institut du monde arabe, lieu de débats et de dialogue ouvert à tous, et accueille et continuera d’accueillir ses invités, fidèle à sa tradition d’hospitalité, tout en permettant au public d’exprimer ses convictions en toute liberté et sérénité. ”

Étant donnée la gravité des accusations colportées par le site Prochoix, nous tenons, en tant qu’habituées des cafés littéraires de l’IMA, présentes le 31 mars, à appuyer cette mise au point de l’IMA par notre témoignage. Nous nous demandons s’il s’agit d’un délire ou si les auteurs de telles contre-vérités mentent délibérément et froidement, mais en tout état de cause nous certifions qu’il n’y a eu dans ce débat ni injure, ni insulte, ni attaque personnelle, ni menace, ni intimidation. Les critiques ont certes été vives, mais elles visaient des passages du livre des deux auteures invitées, qui ont été cités, le plus souvent en indiquant les pages en question. La personne de Caroline Fourest et celle de Fiammetta Venner n’ont à aucun moment été mises en cause, plusieurs intervenants prenant même la peine de distinguer entre les intentions, louables, des deux auteures, et les effets pervers de leurs écrits, qui pouvaient leur avoir échappé.

Les versions diffusées par le site Prochoix parlent d’un “ débat piégé ”, et même d’un “ traquenard ”, organisé par le modérateur du débat, Badr-Eddine Arodaky. Celui-ci aurait été “ incroyablement grossier ”, il aurait mené les débats de manière “ particulièrement infecte ”, en “ donnant le signal d’une agression soigneusement préparée ”. Rien dans ce que nous avons pu voir ce soir-là n’étaye une telle accusation, qui relève selon nous de l’injure gratuite et de la théorie du complot : il se trouve simplement que le livre des deux auteures a été critiqué vivement par de nombreuses personnes présentes, ce dont les deux auteures ou leurs supporters auteurs des communiqués mensongers n’ont peut-être pas l’habitude. Il est compréhensible de mal le prendre, mais il est peu adulte d’interpréter toute expérience désagréable comme un piège tendu par des gens méchants ou malveillants ; c’est aussi et surtout insultant pour l’organisateur du débat, Badr-Eddine Arodaky, qui a fait aux deux auteures l’honneur de les inviter à l’IMA, en leur proposant, après chaque série d’interventions de la salle, tout le temps qu’elles désiraient pour répondre. Nous tenons à préciser que ce déroulement, alternant des prises de paroles de la salle et des réponses des auteurs invités, est celui qui a toujours eu lieu lors des précédents “ cafés littéraires ” de l’IMA auxquels nous avons pu assister, et que tous les auteurs invités ont toujours accepté . Nous tenons aussi, face aux accusations qui lui sont faites, à souligner que Badr-Eddine Arodaky est resté courtois tout au long de la soirée. Que Caroline Fourest et Fiammetta Venner n’aient pas voulu utiliser le temps de parole qui leur était laissé est leur choix, mais cela ne leur donne pas le droit de parler de “ piège ”, et de lancer à la légère les accusations les plus graves.

Plus grave : dans l’un des textes publiés sur le site Prochoix, Tewfik Allal parle d’une “ véritable séance de “lapidation” ”, et il assume cette comparaison en ajoutant que “ la haine, la violence et l’obscurantisme ” des critiques des deux auteures “ n’avaient rien à envier aux pierres que l’on jette sur ceux ou celles qui ont “ péché”.
Pour nous, cette comparaison, qui banalise complètement l’horreur de la lapidation, est indécente, et insultante pour toutes les femmes qui ont eu à subir réellement ce châtiment barbare. Que les animatrices de ProChoix acceptent sur leur propre site cet amalgame en dit long sur l’attention excessive qu’elles semblent se porter à elles même, et le peu d’égard qu’elles ont pour les femmes qui, de part le monde, sont réellement victimes des formes les plus brutales de violence sexiste.

Les trois textes diffusés par le site Prochoix reprochent également au public d’avoir “ attaqué ” les deux auteures sur la base de citations “ fausses ” ou “ tronquées ”. Pour qu’on puisse croire cette assertion, il aurait fallu que les deux auteures usent du temps de parole qui leur était accordé pour répondre, en reprenant les passages cités par les personnes qui les avaient mentionnés ; cela leur était d’autant plus facile que ces personnes ont lu les passages en cause, et ont cité le numéro des pages en question, en laissant aux deux auteures le temps de les noter.
Dans ces conditions, il est un peu trop commode d’invoquer la parade bien connue des “ citations tronquées ”. Une telle parade n’est pertinente que lorsque le “ tronquage ” est débusqué, citations à l’appui.

Jean François Chalot prétend dans sa version que " les accusateurs pouvaient mentir et faire de fausses citations du livre sans être contredits ". C’est absolument faux : nous le répétons, un temps était laissé aux deux auteures après chaque série de questions de la salle, durant lequel elles auraient très bien pu répondre, et apporter les éléments qu’elles jugeaient nécessaires sur les citations qu’elles estimaient tronquées ou fausses ; elles ont malheureusement refusé de le faire. La seule impression qui demeure est donc que des extraits ont été lus, des pages mentionnées, sans que les auteures ne trouvent quoi que ce soit à objecter pour en démontrer la fausseté, ou la lecture partiale.

Selon le texte de Tewfik Allal, les choses sont plus simples encore : “ les deux auteurs n’avaient pas droit à la parole ” . C’est tout simplement faux : dès le début du débat, les règles du jeu ont été explicitées : questions de la salle, puis un temps laissé aux deux auteures pour répondre. Si ces deux auteures n’ont que très peu parlé, c’est que lorsqu’est venu leur tour de parole, elles ont refusé purement et simplement de répondre. C’est donc une singulière inversion que de faire passer le faux-bond que les deux auteures ont fait à l’organisateur comme une injustice ou une violence dont elles auraient été les victimes.

Les deux auteures auraient également été accusées “ de tous les maux, en particulier celui d’“ islamophobie ” (selon Tewfik Allal).
Nous le répétons : aucune accusation personnelle n’a visé les deux auteures ; seuls des passages précis de leur livre ont été critiqués. Parmi ces critiques, il y a eu la critique d’une de leurs thèses, selon laquelle il ne faut pas employer le mot islamophobie (thèse sur laquelle les deux auteures ont d’ailleurs pris le temps de s’expliquer). Mais à aucun moment les deux auteures ont été accusées d’être elles mêmes islamophobes.

Tewfik Allal écrit qu’ “ on s’est aperçu qu’on avait affaire à des partisans du Hezbollah libanais ” ; il se base pour l’affirmer sur le fait qu’ “ un des participants était l’ex-correspondant en France de la chaîne El-Manar ”. Jean-François Chalot va plus loin dans le délire encore en affirmant que “ la plupart des gens dans la salle étaient des partisans du Hezbollah ". Quant à Fiammetta Venner, elle conclut, dans un raccourci ahurissant, à une “ connivence du représentant de l’Institut du monde arabe avec le Hezbollah ”. Nous témoignons que tout cela est faux et grotesque : l’un des intervenants de la salle s’est effectivement présenté comme l’ex-correspondant de la chaine Al Manar, mais cela n’autorise personne à associer la quinzaine de personnes ayant critiqué vivement les deux auteures, sur toutes sortes de thèmes, au mouvement Hezbollah. Aucune de ces quinze personnes n’a manifesté une quelconque connivence avec ce mouvement, qui n’était pas le sujet de leurs interventions. Nous sommes ici encore dans des conjectures qui se trouvent être absolument infondées, si nous en jugeons à la personnalité de ceux des intervenants que nous connaissons.

Cet amalgame (qui revient à dire : "tous ceux qui nous critiquent sont forcément du Hezbollah") nous interroge : s’agit-il d’une simple mauvaise foi commode pour éviter d’affronter la critique, ou bien n’y a-t-il pas là une forme de racisme ? Cette question, nous la posons au moins à l’un des auteurs des textes calomnieux publiés sur le site Prochoix : Jean-François Chalot. Ce dernier parle en effet d’un " jeu de massacre, auquel participaient des islamistes, mais aussi notre islamo-gauchiste préféré : Pierre Tévanian".
La question que nous posons à ce M. Chalot est la suivante : à quoi se reconnaît un islamiste ? À ses propos, dira-t-on. Certes, mais il se trouve en l’occurrence qu’ à part un intervenant, qui s’est présenté comme l’ex- correspondant de la chaîne du Hezbollah, aucune personne présente n’a manifesté une quelconque sympathie ou appartenance à un mouvement islamiste ; personne n’a même invoqué l’Islam ni ne s’est présenté comme musulman, à l’exception d’une jeune femme portant le voile. Il reste donc une bonne dizaine de personnes qui ont formulé des critiques diverses sur le livre des deux invitées, et que M. Chalot ne présume “ islamistes ” que sur la base de leur faciès, un peu plus mat que le sien. Nous sommes ici dans des a priori qui relèvent du racisme. Le fait que Pierre Tévanian ne soit pas assimilé à ces islamistes, mais stigmatisé plutôt comme “ islamo-gauchiste ”, est d’ailleurs révélateur : étant davantage “ blanc de peau ”, il ne saurait être coupable d’islamisme ; on se contentera donc d’en faire un “ islamo-gauchiste”.

Il est par ailleurs fait état d’une diffusion sur la chaîne Al Manar d’un feuilleton inspiré d’un livre antisémite se présentant comme un “ document ” émanant d’un groupe occulte de Juifs conspirant pour dominer le monde : le Protocole des sages de Sion. Nous ignorons si cette assertion est vraie, mais nous pouvons témoigner du fait que le journaliste d’Al Manar présent le 31 mars a évoqué Les Protocoles des sages de Sion, mais pour dire qu’il s’agissait d’un faux, et que les pays arabes n’avaient “ pas besoin de Pierre-André Taguieff pour le savoir ”. Il a par ailleurs contesté le fait qu’il était un best-seller dans les pays arabes en précisant qu’il l’avait été dans le passé au moment où il l’était également en France et en Russie. Fiammetta Venner a répondu alors qu’elle trouvait cet intervenant très informé et qu’elle avait peut-être été trompée sur la question. Elle a suggéré alors qu’elle était prête à l’écouter plus amplement.

Autre mensonge : Tewfik Allal affirme que “ les partis islamistes ont été présentés comme des libérateurs, ce qui a provoqué la fureur d’un Algérien ulcéré qu’ on puisse défendre des égorgeurs ”. Là encore nous sommes dans la caricature : personne n’a dit cela ; une personne a dit de certains courants islamistes, et non de tous, qu’ils étaient des mouvements de libération. Il évoquait expressément des mouvements comme le Hezbollah, qui ont participé à la libération du Liban et sont impliqués dans la résistance du peuple palestinien. Et lorsque “ l’Algérien ” dont parle Tewfik Allal a exprimé sa “ fureur ”, cette personne lui a répondu qu’il se méprenait, car il n’avait pour sa part pas parlé de l’Algérie, ni des mouvements islamistes algériens.

Les versions diffusées par Prochoix affirment aussi qu’un jeune représentant de l’Association des Arabes athées s’est fait traité de “ suceur ” .
Le problème est que personne, ni parmi les organisateurs, ni dans le public, n’a entendu de tels propos, hormis Caroline Fourest. Celle-ci a en effet évoqué de tels propos au moment où elle devait répondre aux diverses critiques qui lui avaient été adressées, mais elle est malheureusement la seule personne à l’avoir entendu, et elle a dit cela une fois que les personnes qu’elle accusait avaient quitté la salle. Cette accusation a d’ailleurs provoqué la colère d’une personne scandalisée qu’une telle procédure puisse être utilisée pour éviter de répondre aux questions alors qu’elle avait la parole pour s’exprimer sur le fond du sujet.

Parmi les autres propos scandaleux imputés à “ la salle ”, il y a, dans la version de Fiammetta Venner, les propos suivants : il aurait été dit “ qu’Al Qaïda est un groupe insignifiant, que les frères musulmans était un parti de libération populaire ou encore que les partisans de deux états, un état palestinien et un État israélien étaient "à la solde de l’état major israélien ”. Nous certifions qu’aucun de ces trois propos n’a été tenu. D’Al Qaïda, il a été dit qu’il s’agissait du groupe islamiste le plus dangereux, et qu’il ne pouvait pas être amalgamé avec d’autres mouvements islamistes qui n’ont rien à voir avec lui, et qui peuvent même lui être antagonistes ; il a été dit que certains groupes islamistes pouvaient avoir été à des moments de leur histoire des mouvements de libération populaire, mais ce ne sont pas les Frères musulmans qui ont été pris comme exemple, mais le Hezbollah. Enfin, personne n’a été accusé d’être “ à la solde ” de l’État-major israélien. Les deux intervenants qui ont reproché à certaines phrases du livre des deux auteures leur proximité idéologique avec la propagande de Sharon ont bien pris la peine de prendre acte de la bonne foi des auteures et de leurs pétitions de principe pour une paix juste au Moyen-orient, et de ne pas placer leur critique sur le terrain de l’accusation personnelle d’être “ à la solde de ”. L’un d’entre eux a même conclu en expliquant aux deux auteures qu’il ne doutait pas de leur bonne foi, et en leur conseillant de “ faire attention à ne pas être instrumentalisées ”.

Autres propos fictifs : selon Jean François Chalot, un intervenant aurait déclaré : " il n’y a pas
d’intégristes en Islam, les islamistes sont des libérateurs". Rien de tel n’a été dit. La personne dont parle M. Chalot a précisément tenu un discours qui disqualifie d’emblée ce type de propos généralisateurs : il a dit que l’islamisme prend des formes très diverses suivant les contextes sociaux et politiques, et que certains mouvements islamistes peuvent être des mouvements de libération (comme le Hezbollah lors de la guerre du Liban), puis devenir un parti politique jouant le jeu démocratique (comme le Hezbollah dans le Liban d’aujourd’hui), tandis que d’autres sont vraiment dangereux (comme Al Quaida).

Enfin, selon Jean-François Chalot et Tewfik Allal, des gens de la salle auraient “ exigé des auteures
qu’elles s’excusent pour avoir critiqué Tariq Ramadan puis les Frères
musulmans ". C’est absolument faux : personne n’a exigé d’excuses de la part des auteures sur une quelconque de leurs thèses ; et personne n’a même reproché aux deux auteures de critiquer Tariq Ramadan. En revanche, un chercheur, membre de la revue d’études palestiniennes , qui s’est déclaré solidaire du combat des deux auteures contre le sexisme et l’homophobie, leur a ensuite reproché d’écrire des choses fausses sur Tariq Ramadan. Ce n’est absolument pas de l’avoir critiqué qui leur a été reproché, mais de l’avoir fait de manière grossière et peu rigoureuse.

En revanche, il y a bien eu une demande d’excuse, à la fin des débats, mais elle avait trait au comportement des deux auteures lors de ce débat, et non au contenu de leur livre : une personne du public qui avait, en des termes vifs mais respectueux des personnes, critiqué certaines thèses de leur livre, en citant plusieurs passages du livre, s’est vu, pour toute réponse, accusé par Caroline Fourest de l’avoir menacée physiquement . Cette accusation a suscité un tollé dans la salle, personne n’ayant entendu ou vu un quelconque commencement de menace de la part de cet homme, comme du reste de la part de quiconque. Cet homme a alors exigé de Caroline Fourest qu’ elle s’excuse et qu’elle retire ce qu’elle avait dit, avant que le débat ne reprenne. Il l’ a fait de sa place, au milieu du public, sans esquisser le moindre geste en direction de Caroline Fourest.

Pour conclure, nous sommes choquées à plus d’un titre. D’abord par ce que nous avons vu le 31 mars : deux auteures qui, pour la première fois dans un " café littéraire " de l’IMA, refusent de jouer le jeu des “ questions-réponses ”, coupant la parole à l’organisateur lorsqu’il formulait sa première critique, l’accusant de n’avoir pas lu leur livre puisque son exemplaire n’était pas abîmé, interrompant tous les intervenants dès que leur propos commençait à devenir critique, en les sommant de décliner leur identité, et enfin refusant de répondre aux questions qui leur avaient été posées, et lançant des accusations calomnieuses . Au-delà de cette incorrection, nous sommes révoltées par les suites que le site Prochoix donne à cet épisode : des accusations gravissimes sont lancées contre un homme (Badr-Eddine Arodaky), une institution (l’Institut du Monde arabe) et son public (qualifié d’islamiste radical dès lors qu’il n’est pas blanc de peau et qu’il ne partage pas le point de vue de Caroline Fourest et Fiammetta Venner).

Nous ne savons comment conclure, nous nous contenterons de dire que tout cela est lamentable, et que nous tenions à rétablir la vérité.

P.-S.

Dhaouia Assoul, Djamila Bechoua, Anne-Charlotte Dommartin et Monette Guyard sont des habituées du café littéraire de l’Institut du Monde Arabe