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Vision et division

Réflexions sur la domination, avec l’aide de Friedrich Nietzsche, Gilles Deleuze et un film de Robert Rossen, L’Arnaqueur (Première partie)

par Faysal Riad, Pierre Tevanian
27 septembre 2011

Sorti en salles il y a tout juste cinquante ans, le 25 septembre 1961, L’Arnaqueur (The Hustler) de Robert Rossen nous a inspiré dix brèves méditations autour de la domination, que voici.

À la mémoire de Sarah Kofman

Il faudra bien sûr prendre le temps de développer, d’expliciter, de problématiser, mais voici, en quelques mots, de quoi il va être question : L’Arnaqueur nous raconte l’histoire d’un artiste du billard, Eddie Felson, dit « Fast Eddie » (Eddie le rapide), qui décide de renoncer aux joies de « l’arnaque », art mineur dans lequel il excelle, pour ne plus vivre que l’éternel retour de ce qu’il aime au-dessus de tout : le beau jeu.

Ce choix l’amène à affronter un rival (Minnesota Fats) et à perdre un allié (Charlie Burns, son partenaire d’arnaque), mais il l’amène surtout à rencontrer deux autres figures rivales qui se disputent son corps et son âme : deux figures de l’intellectuel, que tout oppose mais qui toutes deux prétendent apporter à son énergie « dionysiaque » un cadre « apollinien » sans lequel elle ne peut rien produire. L’une est angélique et se nomme Sarah Packard, l’autre est maléfique et se nomme Bert Gordon.

La première est sa meilleure amie mais ne parvient pas à l’en convaincre, le second est son pire ennemi mais parvient à le convaincre du contraire. L’une est philosophe, l’autre est sophiste. L’une lui donne son amour et lui dit le vrai, l’autre lui prend sa puissance en lui disant le vraisemblable. L’une exerce sur Eddie son pouvoir de vision, l’autre son pouvoir de division.

À travers cette histoire singulière, le film développe une analyse extrêmement fine de la domination, qui résonne de manière troublante avec les théories de Friedrich Nietzsche et Gilles Deleuze sur Apollon et Dionysos, les forces actives et réactives, la volonté de puissance et l’éternel retour – et illustre surtout, mieux qu’aucune autre œuvre de fiction, la tragique loi nietzschéenne de l’écrasement des forts par les faibles.

Arnaque

L’histoire commence dans un petit bar de la région de Pittsburgh. Deux hommes entrent, commandent à boire et se présentent comme des vendeurs de médicaments. Il fait trop chaud pour reprendre la route, le barman les incite à rester, surtout lorsque l’un d’eux dit posséder 17000 dollars. Et s’ils jouaient au billard en attendant ?

Le plus jeune des deux visiteurs, nommé Eddie Felson (Paul Newman), boit beaucoup, joue mal et perd beaucoup d’argent. Son comparse, Charlie Burns (Myron McCormick), se montre de plus en plus inquiet mais Eddie réussit un très beau coup. Charlie parie qu’Eddie est incapable de le reproduire. Eddie perd le pari mais, visiblement bien éméché, il insiste pour parier à nouveau, cette fois-ci en misant tout ce qui lui reste. L’ami refuse amicalement, fait preuve de bienveillance, parle de « coup insensé » et décide d’attendre Eddie dans la voiture. Le barman se dit prêt à parier.

« Tu te dis que je suis un peu rond, un peu défoncé, et tu veux faire une partie amicale pendant qu’il y a encore de l’argent ? Très bien... »

...lui lance Eddie, qui n’accepte aucun autre pari. L’argent posé sur la table, un immense sourire se dessine sur le visage d’Eddie, qui réussit très facilement son coup, rejoint Charlie dans la voiture et lui remet les billets gagnés ! Nous comprenons alors qu’ils étaient complices dans ce qui n’était rien d’autre qu’une magnifique arnaque.

Après le générique, nous retrouvons les deux comparses en train de pénétrer dans une immense salle dédiée au billard : Chez Ames. « Une église ! » s’émerveille Eddie, « Une morgue… » corrige Charlie, qui compare les tables de billard à des tables d’autopsie. D’emblée, donc, une mort est annoncée, et nous sommes en tout cas loin de la joyeuse série d’arnaques que semblait inaugurer l’ouverture du film.

Eddie annonce à l’assistance qu’il est venu défier un joueur légendaire : le grand Minnesota Fats, et « lui prendre 10000 dollars ». Un habitué du club lance :

« Personne ne peut battre Minnesota Fats, c’est le meilleur joueur du pays.

- Tu te trompes, c’est moi ! »

Affrontement et effondrement

Vingt heures. Minnesota Fats (Jackie Gleason) entre dans la salle. Sans jamais s’être rencontrés, les deux hommes se reconnaissent et entament une partie, au départ assez équilibrée. Leurs styles, leurs manières de jouer diffèrent : Fats est posé, mesuré, et son apparence physique très soignée. Eddie de son côté paraît plus excité, physiquement mal fagoté. Ils sont toutefois égaux non seulement par leur puissance de jeu mais aussi par l’amour du billard, et le plaisir quasi-enfantin qu’ils semblent prendre à s’affronter.

Eddie gagne 1000 dollars – avec des mises à 200 – et lance un nouveau défi à Fats : une partie à 1000 dollars la mise. Fats accepte, mais fait appeler un homme qui est en train de jouer au poker dans une salle voisine, « chez Johnny » – et dont le nom s’avère vite être Bert Gordon.

Froid, hautain, engoncé dans un costume strict, Bert Gordon (George C. Scott) vient assister, silencieusement, à la partie entre les deux hommes, et nous comprenons très vite qu’il est le coach de Minnesota Fats. Le cadrage (et notamment la position de Bert Gordon, au second plan mais en surplomb) et le montage (et notamment les échanges de regards entre Fats et Gordon) soulignent un inquiétant rapport de domination.

Après une longue partie qui s’étend sur plusieurs heures, Eddie gagne les 10000 dollars qu’il s’était fixés comme objectif, il exulte (« Je suis le meilleur ! »), mais il veut continuer, malgré les conseils de son pote Charlie, manifestement inquiet. Eddie semble vouloir plus – ou plutôt il semble vouloir autre chose :

« Je l’aurai. J’irai jusqu’au bout. C’est Fats qui nous dira quand c’est fini. C’est fini, Fats ? ».

Abattu, Fats s’apprête à s’incliner, il se tourne « pour confirmation » vers Bert Gordon, mais celui-ci déclare, impassible :

« Continue, c’est un loser ».

Eddie, interloqué :

« Qu’est-ce qu’il a dit ? ».

La partie reprend donc, et un montage elliptique nous projette, quinze heures plus tard, au tournant de la rencontre : Eddie gagne toujours, il a 18000 dollars en poche, mais son enthousiasme a désormais quelque chose de pathétique et d’inquiétant. Nerveux, épuisé, débraillé, tout l’oppose à Minnesota Fats, qui semble au contraire de plus en plus fort, tenu par ses petits rituels : il est continuellement en train de s’apprêter, se recoiffer, se laver les mains ou se rafraîchir le visage – ce qu’Eddie, hilare, appelle « se pouponner ». Charlie, de plus en plus inquiet, tente une dernière fois d’arrêter son jeune associé, en vain.

Après une nouvelle ellipse, nous retrouvons Eddie endormi tandis que Fats enchaîne les coups gagnants. Pitoyable, Eddie implore Fats de faire une dernière partie avec les 200 dollars qui lui restent. Fats refuse, Eddie s’effondre.

Rencontre et renaissance

Honteux, il rentre à l’hôtel chercher ses affaires et quitte sans un mot Charlie endormi. Il se rend dans une gare – manifestement pour quitter la ville – et y rencontre une jeune femme nommée Sarah Packard (Piper Laurie) qui prend son petit-déjeuner, seule, au milieu d’une cafétéria quasi déserte. Ils échangent quelques mots, semblent s’apprécier, mais la rencontre reste sans suite.

Après quelques parties de billards sans son associé qui semblent l’ennuyer, Eddie retrouve la jeune fille, saoule, dans un bar de nuit : ils font cette fois-ci vraiment connaissance et entament une liaison assez singulière, fondée elle aussi sur une espèce de jeu : ils se racontent des histoires – la queue de billard d’Eddie, cachée sous son étui, est en fait « un fusil », quant à l’argent que reçoit régulièrement Sarah, il vient d’un « riche ex-amant » – alors qu’on apprendra plus tard, au cours d’une dispute, que cet argent lui vient de son père, qui l’a abandonnée lorsqu’elle était enfant et cherche ainsi à « se racheter ».

Charlie finit par retrouver la trace d’Eddie et vient sonner à la porte de Sarah. Il demande à son ami de reprendre leur association, mais ce dernier refuse, en l’accusant de n’agir que pour ses intérêts. Sarah assiste à la rupture sans rien dire, les larmes aux yeux.

Dans le couple singulier qu’elle forme avec Eddie, Sarah est à la fois la plus sûre de son amour et la plus inquiète – comme si elle pressentait déjà le processus de perdition dans lequel Eddie s’est engagé :

« Je ne vais pas bien, et je crois que tu ne vas pas bien non plus. On devrait peut-être rester chacun de son côté ».

Plus tard, on retrouve Sarah ivre en train de taper, à la machine, un texte énigmatique qu’Eddie lit à voix haute sans le comprendre :

« Nous avons un contrat de dépravation, il n’y a plus qu’à tirer le rideau. »

Déchéance

Eddie retourne pourtant voir Bert Gordon, qui lui « refait le match » en lui expliquant pourquoi il a finalement perdu face à Minnesota Fats :

« Tu as du talent, mais tu n’as pas de caractère. »

Au cours de cet échange, c’est en fait toute une philosophie de l’existence qu’expose Bert Gordon. Le monde se divise entre forts et faibles, winners et losers. Eddie fait partie des losers, et même des « losers-nés » (born-losers) – de ceux qui à perdre prennent un malin plaisir :

« C’est très agréable de s’apitoyer sur soi-même... Tout le monde le fait... Surtout les losers-nés ! » [1]

Bert Gordon se range, pour sa part, du côté des winners, de ceux qui osent gagner, de ceux qui résistent à l’insidieuse volupté de l’échec. De ceux également qui savent déchiffrer les signes, percevoir, interpréter, prédire, prescrire, et de la sorte re-connecter les losers à leur propre puissance. Bref, il est l’indispensable coach sans lequel le génie demeure inefficient et les vocations inaccomplies :

« Je change de voiture tous les ans parce que je sais anticiper les réactions des gens comme Fats et toi ».

La proposition est explicite, mais laisse Eddie songeur :

« Pourquoi fais-tu ça ? Tu gagnes déjà tellement au poker.

- Parce que j’aime l’action… Et puis, comme je t’ai dit, tu as du talent ! »

Mais le tarif de Bert Gordon demeure trop élevé : 75% sur les gains ! Eddie refuse dans un premier temps et, malgré les mises en garde de Gordon (« Les gens te connaissent. Un faux pas et ils te mangeront tout cru ! »), il tente une partie tout seul dans un bar miteux. La prophétie de Gordon se réalise : emporté par son amour du beau jeu, mais aussi par son orgueil, il humilie ses pigeons au-delà des nécessités de l’arnaque, au-delà surtout du supportable, et se fait en retour tabasser et casser les doigts.

Parenthèse enchantée

C’est de nouveau auprès de Sarah qu’Eddie va se reconstruire. Dans une très belle séquence, nous le retrouvons au milieu d’un parc, les mains dans le plâtre, en train de pique-niquer en amoureux avec la jeune femme. Cette séquence répond, comme en miroir, à la discussion avec Bert Gordon : c’est cette fois-ci Eddie qui expose sa philosophie propre – et celle-ci n’a tout simplement rien de commun avec celle du coach. La grande affaire d’Eddie n’est ni l’argent ni le pouvoir, mais l’amour du beau jeu, la joie de se sentir « comme un jockey sur son cheval, grisé par la vitesse et par la puissance », la joie surtout de :

- « sortir des coups que personne n’a jamais sortis ! »

- « sortir un jeu que personne n’a jamais joué ! »

C’est du billard que parle Eddie, mais il a découvert dans le billard une vérité valable bien au-delà, dans tous les domaines :

« Tout peut être grand, même la maçonnerie. Si on sait le faire, et si on sait pourquoi on le fait ».

Sarah l’écoute attentivement s’emballer, et ponctue son discours par ces quelques mots :

« Tu n’es pas un loser, tu es un winner. Certains ne ressentent jamais ce que tu ressens. Je t’aime. »

Mise à mort

Eddie retourne pourtant voir Bert Gordon, et il accepte son offre. Sarah rencontre le coach et, en un échange de regards, une profonde méfiance mutuelle naît entre les deux personnages. À partir de ce moment, Bert Gordon multiplie les regards, les insinuations et les provocations à l’encontre de Sarah, depuis cette première entrevue où il fait semblant de ne pas se rappeler son nom [2], jusqu’à une fête à Louisville où il lui fait « péter les plombs » en lui sussurant des propositions salaces à l’oreille.

Sarah Packard et Bert Gordon finissent par s’affronter en face à face lorsque Sarah sort de son silence distant, et ironise sur les vertus du coaching bert-gordonien :

« Vous savez ce qui est bon pour Eddie...

- Gagner !

- Gagner pour qui... Et pour quoi ?

- Pour ce qui fait tourner le monde : l’argent ! Et la gloire ! » [3]

La joute verbale, que Bert Gordon a entamée comme un jeu, prend une tournure de plus en plus violente au fur et à mesure que Sarah tient tête aux sophismes enjôleurs de son adversaire. Lorsqu’elle aborde la question sensible de l’argent (qui va, aux trois quarts, dans la poche du coach), Gordon change de visage, de regard, de voix et même de corps, et assène à la jeune femme ces mots assassins :

« Vous êtes en sursis ! Vous vous accrochez et vous êtes épuisée comme un cheval en fin de course. Ne compliquez pas les choses, Miss Ladybird ! Vivez, et laissez vivre… Tant que vous pouvez encore ! » [4]

Puis c’est un nouveau piège qui attend Eddie à Louisville. Bert Gordon y a organisé une rencontre avec un riche joueur de billard, sans prévenir son joueur que la partie se ferait sur un billard français, sans trous. Décontenancé par un univers qu’il ne connaît pas, Eddie commence par se faire plumer et quémande avec insistance une rallonge. Sarah, qui assiste à la scène, ne supporte pas de voir Eddie s’humilier devant quelqu’un comme Bert Gordon :

« Ne le supplie pas ! S’il te plaît, ne le supplie pas ! »

(« Don’t beg him ! Please, don’t beg him ». )

Et c’est à son tour de déployer un discours philosophique : Bert Gordon et ses semblables sont « pervers, sournois, infirmes » (« twisted, crippled, perverted »).

« Il t’a brisé les doigts, il te brisera le coeur et les tripes, parce qu’il te déteste. Il déteste ce que tu es, il est jaloux de ce que tu as ».

Eddie l’envoie balader (« Tu vas me lâcher ! »), et finit par remporter la partie grâce à l’argent de Gordon – apparemment sans grand plaisir. Amer, il décide de rentrer à pieds à son hôtel, laissant donc à Bert Gordon le temps de passer la nuit avec Sarah. Celle-ci est en train de faire ses bagages quand Bert Gordon la retrouve à l’hôtel, décidée à partir, c’est-à-dire renoncer face à son emprise toute-puissante sur Eddie, mais cette mise à l’écart semble ne pas suffire au coach, qui prend un plaisir pervers à lui faire croire que « c’est ce que Eddie veut ». Il tend à Sarah une liasse de billets, comme à une prostituée, en prétendant que c’est Eddie qui le lui a demandé :

« - Tenez, Eddie m’a demandé vous donner ça.

- Vous lui avez pris son argent, vous allez lui prendre aussi sa fierté ?

- Il n’y a que l’argent qui m’intéresse.

- Bien entendu, l’argent... et le plaisir aristocratique de le voir s’effondrer ».

Bert Gordon embrasse Sarah de force et retourne dans sa chambre. Après un moment d’accablement, Sarah le rejoint et couche avec lui, avant de se suicider. Dans la salle de bain où elle se donne la mort, elle inscrit sur le miroir, au rouge à lèvres, ces mots qu’elle avait déjà prononcés au sujet de Gordon :

« Pervers, sournois, infirme ».

(« Twisted, crippled, perverted »)

La police est déjà sur les lieux quand Eddie rentre à l’hôtel et découvre le drame, et le maîtrise sans difficulté lorsque, enragé, il saute à la gorge de Bert Gordon.

Ultime combat

Dans la séquence finale, on voit Eddie revenir dans la salle où avait eu lieu la première rencontre face à Minnesota Fats :

« J’ai du caractère, maintenant ! ».

Animé par une rage inédite, il sort un jeu magistral, qu’on ne l’avait pas vu sortir auparavant, et il écrase littéralement Minnesota Fats. Bert Gordon, sans le moindre état d’âme, exige sa part des gains, mais Eddie le remet à sa place :

« - Tu te prends encore pour mon manager ?

- Je suis un businessman

- Et qu’est-ce qui se passe si je ne te paye pas ?

- Tu te feras briser les doigts... et les bras avec. »

Minnesota Fats sort de son silence, et dit, presque avec amour :

« Paye le, Eddie. »

Mais Eddie enchaîne, tandis que des plans de coupe nous montrent Fats, bouleversé, en train de l’écouter :

« Je ne digère pas. Je l’aimais et je l’ai sacrifiée pour une table de billard. Ton prix est trop élevé. Si je t’écoute, elle n’a jamais existé, elle n’est jamais morte. Et nous savons tous les deux que c’est faux. Elle a vécu, et elle est morte. (…) Tu ne t’intéresses qu’à une chose, gagner. Mais tu ne sais pas ce que c’est que gagner. Tu es un loser. Parce que tu es mort à l’intérieur, tu n’arrives à vivre qu’en tuant les autres (...) Alors tu peux dire à tes gars de me tuer, mais de ne pas me louper, parce que s’ils me loupent, je reviendrai, et je te jure, je te tuerai. »

Bert Gordon, après un court moment de silence, le laisse partir « sans payer » :

« Ok, Ok... Mais ne t’avise jamais de revenir dans une salle de billard. »

Fast Eddie ne répond même plus – il est déjà « parti », « ailleurs » – comme s’il avait entendu la leçon de Zarathoustra :

« Où tu ne peux plus rien aimer, ni améliorer, de là il convient de passer outre. »

C’est, du coup, à son semblable, Minnesota Fats, qu’avant de quitter la salle et de laisser s’inscrire le mot « Fin » sur l’écran, il réserve ses toutes dernières paroles :

« Fats, tu es un grand joueur de billard.

- Toi aussi, Fast Eddie. »

Partie suivante : « Un jeu que personne n’a jamais joué »

Notes

[1] « It’s one of the best indoor sports, feeling sorry for yourself, enjoyed by all... Especially the born losers ! »

[2] Alors que le film nous le montre comme un homme qui mémorise tout, ou plutôt tout ce qui peut lui servir à amadouer, séduire et dominer autrui – par exemple la marque d’alcool favorite de Eddie.

[3] « You know what’s good for Eddie…

- To win !

- For whom and for what ?

- For what makes the world go round ! For money ! And for glory ! »

[4] « Don’t make trouble miss ladybird ! Live and let live…while you can ! »