L’homophobie vient-elle (vraiment, et seulement) d’en bas ?

Partie 1 : L’homophobie comme faute de goût
par Sylvie Tissot
18 mai 2019

Il existe aujourd’hui une condamnation officielle de l’homophobie, et une politique de reconnaissance de l’homosexualité – à travers notamment la légalisation du mariage des couples de même sexe. Cette gayfriendliness institutionnelle résulte en bonne partie de la pression des mouvements sociaux, mais elle a aussi été entérinée et organisée à des fins de diversion – et de stigmatisation parfois explicite (...)

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  • L’obligatoire « présence masculine »

    Chronique de la lesbophobie ordinaire au cinéma

    par Aude Fonvieille 14 mai 2019

    Le rapport annuel de SOS Homophobie fait état d’une hausse de 42 % des cas de discrimination rapportés par des femmes homosexuelles. Nous republions ce texte pour rappeler que si la lesbophobie, toujours présente donc, prend des formes extrêmement diverses (du harcèlement moral à la violence physique), elle se nourrit toujours de l’invisibilisation des lesbiennes. Celle-ci en effet n’a pas cessé, que ce soit au cinéma comme le rappelle ce témoignage, ou dans les textes de lois puisque, il est bon de (...)

  • L’homophobie vient-elle (vraiment, et seulement) d’en bas ?

    Partie 2. L’homophobie vue d’en haut.

    par Sylvie Tissot 12 mai 2019

    Il existe aujourd’hui une condamnation officielle de l’homophobie, et une politique de reconnaissance de l’homosexualité – à travers notamment la légalisation du mariage des couples de même sexe. Cette gayfriendliness institutionnelle résulte en bonne partie de la pression des mouvements sociaux, mais elle a aussi été entérinée et organisée à des fins de diversion – et de stigmatisation parfois explicite des « autres », présentés comme homophobes : les classes populaires, les minorités racisées et le « (...)

  • Le déni n’est pas la solution

    Contre-vérités et réécriture de l’histoire à Mayotte

    Cette tribune est parue sur Mediapart en avril 2018, alors que l’île de Mayotte était secouée par de violentes chasses à l’homme et des destructions de villages à caractère nettement xénophobe. Les auteur·es ont accepté que ce texte soit reproduit ici pour revenir sur le contexte historique expliquant ces poussées de violences racistes, et déconstruire des contre-vérités trop souvent énoncées. Parmi celles-ci, l’idée d’une immémorielle spécificité de Mayotte par rapport à l’archipel des Comores est tenace, (...)

  • L’« intelligence des plantes »

    Réflexions sur la mentaphobie

    par Yves Bonnardel 3 mai 2019

    Comment gérer la dissonance cognitive consistant à éprouver de l’empathie pour les animaux et à les manger, souvent après qu’ils ont été tués dans d’atroces souffrances ? Parmi les arguments couramment entendus, figure celui-ci, d’une mauvaise foi redoutable : « les plantes, elles aussi, souffrent ». Ce « cri de la carotte » est censé clouer le bec définitivement aux anti-spécistes. Yves Bonnardel s’attache, dans le texte qui suit, à réfuter cet argument.
    Il n’est point permis de supposer l’esprit dans les (...)

  • Hommage à Brahim Bouarram

    Retour sur un crime raciste et son effacement

    par Pierre Tevanian 1er mai 2019

    Le mardi 1er mai 2019 de 11h à 12h, à Paris, au Pont du Carrousel (Paris, Métro Saint Michel), plusieurs associations appellent à un hommage à Brahim Bouarram, assassiné par noyade il y a 23 ans par un militant du Front national. Le texte qui suit est une réflexion à partir de cet assassinat et de son invisibilisation politique. Dédié à Brahim Bouarram et à toutes les victimes de crimes racistes, il se veut une contribution à la réflexion et à la lutte pour que de tels crimes ne se reproduisent plus. (...)

  • Le silence en héritage ?

    Les Arméniens et le génocide, entre impératif d’oubli et travail d’anamnèse

    par Nazli Temir Beyleryan 23 avril 2019

    Ce mercredi 24 avril 2019, à 17H30, se tiendra, à Paris devant la statue de Komitas, Place du Canada, et partout en France, une série de rassemblements de commémoration d’un génocide encore peu reconnu : celui des Arméniens. Il y a cent-quatre ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonnait l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 (...)

  • Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre

    Réflexions anti-héroïques à partir d’un grand petit livre de Pinar Selek

    par Pierre Tevanian 23 avril 2019

    Où il est question entre autres d’un million et demi de morts, beaucoup sans sépulture, et d’un autre million d’orphelins exilés, de quelques exilés de l’intérieur, de Turquie et d’ailleurs, de 1915 et de 2016, de catastrophe et de tragédie, de victimes et de héros, de survivance et de révolte, de peur et de colère, du mythe sublime et de ses méfaits, de l’humanité ordinaire et de son inaliénable dignité.
    "Les murmures des rebuts de l’épée prennent enfin voix et se transforment en cris." Rakel Dink
    Passé (...)

  • Admettre le meurtre, nier le crime

    Le génocide des Arméniens et sa négation dans les mémoires des Jeunes-Turcs unionistes

    par Duygu Tasalp 23 avril 2019

    Ce mercredi 24 avril 2019, à 17H30, se tiendra, à Paris devant la statue de Komitas, Place du Canada, et partout en France, une série de rassemblements de commémoration d’un génocide encore peu reconnu : celui des Arméniens. Le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonne l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui sont (...)

  • La clef des songes

    Une lecture de Mulholland Drive, en librairie le 11 avril 2019

    par Pierre Tevanian 9 avril 2019

    Une rencontre aura lieu le vendredi 19 avril 2019 à 19h à la Librairie Petite Egypte, 35 rue des Petits Carreaux, à Paris, pour la sortie du nouveau livre de Pierre Tevanian, Mulholland Drive. La clé des songes, consacré au chef-d’oeuvre de David Lynch – mais aussi à sa version solaire : Céline et Julie vont en bateau. Le livre sera en librairie, ou commandable sur le site des éditions Dans Nos Histoires, dès le jeudi 11 avril 2019. En voici l’introduction.
    « Le rêve est une seconde vie. » Gérard de (...)

  • Quand je veux, si je veux : un film féministe sur l’avortement

    À propos du film de Susana Arbizu, Henri Belin, Nicolas Drouet et Mickaël Foucault 

    par Pierre Tevanian, Sylvie Tissot 2 avril 2019

    Après sa sélection dans plusieurs festivals, le film de Susana Arbizu, Henri Belin, Nicolas Drouet et Mickaël Foucault, Quand je veux, si je veux, sortira en salles le 13 mars 2019 dans le cadre des manifestations organisées autour de la journée internationale des droits des femmes. Les lignes qui suivent présentent ce film que nous avons eu la chance de voir, et dont la bande-annonce est visible, ici. La prochaine projection aura lieu le 28 mars à 19h15 au cinéma le Brady.
    Quand je veux, si je (...)

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