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Cinéma

Dernier ajout : 29 octobre.

Tous les articles de cette rubrique

  • Elle ou l’exception française (confirmée)

    Misogynie et fantasmes de viol dans le film de Paul Verhoeven

    par Ginette Vincendeau 4 janvier 2017

    2ème dans la liste des 10 films préférés des Cahiers du cinéma pour 2016 ; carrément au top de la liste des Inrockuptibles. Le film Elle fait consensus. Largement partagés par un milieu culturel français prétendument « de gauche », l’aveuglement à la misogynie et la fascination pour le viol semblent rassembler la cinéphilie distinguée de ce pays. Raison de plus pour aller lire le tout nouveau et très précieux site Le Genre et l’Ecran, et notamment l’analyse qu’ll propose de l’odieux film de Verhoeven.
    « La (...)

  • Quand c’est trop beau, ou quand c’est trop injuste

    Quelques réflexions sur le cinéma et sur un film à voir d’urgence : Gorge Coeur Ventre, de Maud Alpi

    par Pierre Tevanian 16 novembre 2016

    Il est difficile de parler d’un film, encore plus d’un beau film, plus encore d’un grand film. Il est difficile d’en parler surtout sans en dire trop, quand il sort en salle et n’a donc pas vécu sa première vie de film. On voudrait le raconter, le décrire, énumérer des moments beaux, sublimes, poignants, et puis interpréter, analyser, délirer pourquoi pas, dire en tout cas tout ce que l’oeuvre produit en nous – mais on ne peut pas. On ne peut pas, parce qu’on sait qu’on prive alors les lectrices et (...)

  • démascarade

    Réflexions sur un film de Noël : Mr. Arkadin, d’Orson Welles (1955)

    par Pacôme Thiellement 25 décembre 2015

    Après les exégèses de Céline et Julie vont en bateau, Opening Night et Freaks, dont nous avions eu la joie de publier en exclusivité les premières versions, voici une nouvelle exégèse, reprise comme les précédentes dans le nouveau livre de Pacôme Thiellement : Cinéma Hermetica, que bien entendu nous recommandons vivement, aux côtés de considérations sur Nosferatu, Nosferatu fantôme de la nuit, Le Locataire, Possession, Suspiria, Chinatown, Nymphomaniac et Shining… C’est d’un film de Noël, nous dit Pacôme, (...)

  • Tant qu’il y aura des hommes, tant qu’il y aura des insoumis

    Politique et relations de genre dans le film de Fred Zinnemann

    par Sylvie Tissot 10 juin 2015

    A l’occasion de la projection du film à la Cinémathèque de Paris-Bercy, nous republions ce texte consacré au magnifique Tant qu’il y aura des hommes.
    Rendu célèbre par sa scène, choquante à l’époque, de sensualité débordante (Burt Lancaster et Deborah Kerr engloutis sous une vague... de plaisir), Tant qu’il y aura des hommes (1953) a aussi séduit pour sa critique de l’institution militaire : institution à la dérive qui semble, plus encore que la guerre, manger ses propres enfants. Le soldat Prewitt (...)

  • « Je ne suis pas féministe, mais... »

    Projections le 28 mai à l’Université Paris 8 et le 29 mai à la Libraire l’Atelier, 75020.

    par Ghaïss Jasser 22 mai 2015

    C’est sur une note d’espoir que se termine le film Je ne suis pas féministe, mais… car Christine Delphy nous promet, malgré tout ce qui reste à faire, un changement certain chez les générations futures...
    Sa confiance nous rassérène mais nous ne pouvons échapper à une nostalgie presque douloureuse qui nous accompagne tout le long de ce film réalisé par les soeurs Tissot en hommage à la sociologue, théoricienne et militante féministe.
    Ce film est parsemé de pépites : pépites d’archives, pépites de (...)

  • De quoi Pierre Richard est-il le nom ?

    Brèves considérations sur le mariellisme, le belmondisme et autres avatars de la masculinité made in Cinéma Français, millésime 70

    par Pierre Tevanian 16 août 2014

    Il est bon parfois de ne pas éteindre son téléviseur. Cette bonne idée, je l’ai eue il y a quelques mois, après avoir regardé – sur la chaîne Ciné + Classic – un étrange et émouvant film de Jean Cocteau, Le testament d’Orphée, et elle m’a permis de suivre – sur Ciné + Classic toujours, que j’ai donc laissé filer toute la soirée – une instructive incursion dans les masculinités mainstream – bio, blanches, bourgeoises, hétérosexuelles – des années soixante-dix… Retour, à l’occasion des quatre-vingts ans de Pierre (...)

  • L’enfer (totalitaire et sexiste), c’est heureusement ailleurs plutôt qu’ici

    Analyse critique du film Jacky au royaume des filles (2013) de Riad Sattouf

    par Franz B 1er juin 2014

    Avec son second long-métrage, Riad Sattouf propose un conte dont l’ambition philosophique et satirique s’inscrit dans la tradition littéraire des histoires de Daniel Defoe, Jonathan Swift (Les Voyages de Gulliver en 1721, en particulier le quatrième voyage avec la description de la domination chevaline des Houyhnhnms sur les crasseux Yahoos) et Voltaire (Micromégas en 1752 et sa relativisation critique de la religion). Loin, pourtant, de porter la même charge critique, il ne fait que conforter, (...)

  • Les Couhius du Cinéma

    La théorie du genre pour les nuls… et les cinéphallophiles

    par Sylvie Tissot 3 mai 2014

    Une femme présidente du jury de Cannes en 2014, deux réalisatrices en compétition, ce sont les progrès réalisés, un an après que le groupe militant La Barbe a dénoncé l’entre soi masculin du festival. Comme il reste encore des progrès à faire, nous suivons ce que que le délégué général, Thierry Frémaux, appelle aimablement un "marronnier cannois", et republions cet article consacré aux Cahiers du cinéma, autre grand lieu de la cinéphilie française.
    Connaissez-vous le « discours gender » ? Saviez-vous qu’il (...)

  • Réalisé pour accompagner la sortie du recueil Les mots sont importants. 2000/2010, ce petit film de vingt-et-une minutes n’a d’autre but que de remémorer quelques épisodes édifiants, grotesques ou abjects, souvent tout cela à la fois. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou encore Manuel Valls en sont, parmi d’autres, les personnages principaux.
    Les mots sont importants.
    Les mots des sinistres individus qui pérorent dans ce film, parce qu’ils bénéficient d’un écho, d’une surface médiatique, d’une force (...)

  • Procès de genre

    Réflexions sur le film Adam’s Rib de George Cukor

    par Nellie Dupont, Sylvie Tissot 3 mars 2014

    Adam’s Rib (1949), classique comédie du remariage, est aussi un film de procès. D’ailleurs, plusieurs histoires se déroulent en même temps : le procès de Doris Attinger, accusée d’avoir tenté d’assassiner son mari et la maîtresse avec laquelle il se trouvait ; la séparation, puis les retrouvailles entre Amanda Boner (l’avocate qui défend Doris) et Adam Boner, son mari (substitut du procureur dans le même procès). Les deux histoires s’entremêlent bien sûr, pas seulement en raison de l’implication des (...)

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