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Études de cas

Dernier ajout : 20 septembre.

Tous les articles de cette rubrique

  • Occupation et santé mentale

    Quelques réflexions sur un immense chantier

    par Samah Jabr 11 juillet 2018

    Pour beaucoup, le travail théorique, clinique et politique de Samah Jabr a été découvert en 2017 grâce au remarquable film d’Alexandra Dols, Derrière les fronts – un film qu’il faut absolument voir si ce n’est pas encore fait. Aujourd’hui parait sous le même titre, aux Editions Premiers Matins de Novembre, un livre tout aussi remarquable qui propose une sélection d’écrits de Samah Jabr traduits en français. Sous-titré Chroniques d’une psychiatre psychothérapeute palestinienne sous occupation, il aborde ce (...)

  • La fabrique des damnés

    Réflexions sur l’éducation nationale à Mayotte

    par Raya 6 juillet 2018

    Entre inconscient colonial et violence symbolique, Mayotte peine à trouver un équilibre social. À des années lumières du doux fantasme selon lequel chacun s’émanciperait par l’école, l’éducation dans sa conception actuelle représente tout au plus un obstacle supplémentaire au développement, tant elle passionne plus pour sa valeur pécuniaire que pour ses apports intellectuels.
    En 1818 eut lieu, dans le domaine de l’enseignement, une singulière expérience intellectuelle dont Jacques Rancière nous rend (...)

  • Une héterotopie coloniale

    Quelques réflexions sur la situation à Mayotte

    par Raya 6 juillet 2018

    Laboratoire de la post-colonie républicaine, Mayotte est l’exemple même d’une société aux valeurs profondément bouleversées par les fictions juridiques et les idéaux de l’occupant, au point de devenir aujourd’hui le terrain d’expression privilégié d’une macabre « xénophobie », dans l’indifférence des pouvoirs publics.
    « L’importance de la nature ne doit-être ni sous-estimée, ni sur-estimée ; assurément le doux ciel d’Ionie a beaucoup contribué à la grâce des poèmes homériques, cependant à lui seul il ne peut (...)

  • Un renforcement des frontières coloniales ?

    Réflexions sur la départementalisation de Mayotte :

    par Emmanuel Blanchard, Marie Duflo 6 juillet 2018

    Le texte qui suit, publié initialement en 2009, nous propose un aperçu du contexte politique très particulier dans lequel ont eu lieu, ces derniers mois, les manifestations de mécontentement à Mayotte. Nous le publions avec l’amicale autorisation des auteurs.
    Pendant plusieurs semaines, les mobilisations aux Antilles ont fait la une de l’actualité. Cette longue épreuve de force a notamment débouché sur l’annonce par le président de la République de l’organisation prochaine « d’états-généraux de (...)

  • Mayotte n’est plus une colonie

    Récit d’un enseignant arrivé de métropole

    par Jean-Louis Grasso 6 juillet 2018

    Voilà presque quatre ans que je vis à Mayotte. Je m’apprête à en partir et je ressens aujourd’hui le besoin de dresser le bilan. Non pas pour la postérité ni pour donner une leçon de morale, ce serait bien trop prétentieux et malvenu. Mais peut-être plutôt pour retrouver mon honnêteté intellectuelle. Pour dépasser un cas de conscience. Le fait de partir m’a enfin permis d’ouvrir les yeux sur ce qu’il se passe ici. La grève générale qui paralyse l’île actuellement y est aussi certainement pour quelque chose, (...)

  • Un îlot de pauvreté dans un océan de misère

    Réflexions sur l’œuvre négative du colonialisme français à Mayotte

    par Saïd Bouamama 6 juillet 2018

    L’idée que le colonialisme est une affaire du passé est fréquente dans le débat médiatique et politique. Des polémiques peuvent surgir sur « l’œuvre positive » ou au contraire sur le caractère de « crime contre l’humanité » de ce colonialisme, mais elles concernent des séquences historiques du passé. Le mouvement social qui a secoué Mayotte à partir de mars 2018 rappelle que le colonialisme français est encore une réalité contemporaine.
    Rappelons que sur les 17 « territoires non autonomes » c’est-à-dire que (...)

  • Robert et les bouenis

    Racisme et sexisme en milieu hospitalier... et colonial

    par Saadia Samra 6 juillet 2018

    « Le droit seigneurial de donner des noms s’étend si loin qu’on devrait s’autoriser à considérer l’origine même du langage comme une manifestation de la puissance des seigneurs ; ils disent : “C’est ainsi et pas autrement”, ils scellent toute chose et tout évènement par un son et prennent ainsi possession, en quelque sorte. ». Ainsi parlait Friedrich Nietzsche ...
    Centre Hospitalier de Mayotte. Mamoudzou. 8H00 : heure du staff. Robert , un des médecins du service, s’est inscrit à une formation destinée (...)

  • Oum Kalthoum et les deux compères

    Retour sur une méchante légende urbaine

    par Faysal Riad 30 mai 2018

    À l’heure où les murs de Paris se parent d’affiches pop représentant Oum Kalthoum, à l’occasion d’une exposition sur la musique arabe à la Philharmonie intitulée « Almusiqa, voix et musiques du monde arabe », une petite musique diffamatoire tenace continue d’arriver à nos oreilles. Elle est encore trop souvent reprise en chœur dans la presse et sur les ondes, et participe du discours assimilant culture arabe et antisémitisme...
    Les amateurs de musique arabe qui vivent en France sont souvent (...)

  • L’éducation nationale dans une impasse

    Retour sur une audience au rectorat du 22 mai 2018

    par Lydia Martins Viana 30 mai 2018

    Mère d’élève, Lydia Martins Viana revient ici sur une rencontre qui s’est tenue au rectorat de Créteil, suite à une demande des personnels en grève du Lycée Eugène Delacroix de Drancy (Seine-Saint Denis). Il y est question, plus précisément, de précarité, de pénurie de moyens, bref : de démission, de mépris, de promesse républicaine non tenue.
    L’Académie de Créteil se situe au 4 rue Georges Enesco. En réalité, la rue, coupée par une barrière et des pelouses, a tout de l’apparence d’une impasse. Je me retrouve (...)

  • Le 1er mai , fête des travailleuSes ?

    Quand le « temps libre » des uns occulte le « travail domestique » des autres

    par Corinne Billard 1er mai 2018

    En 1889, le 1er mai devient une journée de mobilisation pour l’obtention des 8h de travail quotidien, revendication ouvrière de l’époque. Cette loi sera finalement votée le 23 avril 1919. Comme le réclamaient les syndicats, les ouvriers obtiendront un plus de "temps libre". Les ouvrières gagneront elles un peu de temps de corvée supplémentaire.
    Sur cette affiche du magazine satirique L’Assiette au Beurre, le dessinateur Jules Grandjouan évoque les "8h de travail, 8h de loisir et 8h de sommeil" que la (...)

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