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La France d’en bas vue d’en haut

Dernier ajout : 25 avril.

Tous les articles de cette rubrique

  • Commémorer sans discuter 

    Réflexions sur et contre la criminalisation des élèves, et notamment des élèves présumé-e-s musulman-e-s (Première partie)

    par Deux enseignantes 22 janvier 2015

    « Même là où il n’y a pas eu d’incidents, il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves. Et nous avons tous entendus les ’oui je soutiens Charlie, mais’, les ’deux poids, deux mesures’, les ’pourquoi défendre la liberté d’expression ici et pas là ?’. Ces questions nous sont insupportables, surtout lorsqu’on les entend à l’école, qui est chargée de transmettre des valeurs. » Ces propos proprement ahurissants, et effrayants, de la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud Belkacem, et plus (...)

  • Une famille formidable

    Le collectif Les mots sont importants vous offre une brève leçon d’expertise décryptante, par une émergente figure de la méritocratie à la française

    L’expertise décryptante est ici : https://www.youtube.com/watch?v=qc03SlaK_KA . Quant à son auteure, la voici :
    Née en 1960, Nathalie Saint-Cricq est la fille de Jacques Saint-Cricq, président du conseil de surveillance de La Nouvelle République du Centre-Ouest, la petite-fille de Jean Meunier, fondateur du même journal et homme politique français, et l’épouse de Patrice Duhamel, ex-directeur général de France Télévisions et frère d’Alain Duhamel, chroniqueur politique vedette de France Télévision et (...)

  • Un billet pour les faire taire ?

    Quand Ruquier, Pulvar et Polony « cherchent un peu la merde »

    par Mary Sonet 21 avril 2012

    Le récent passage de Youssoupha dans l’émission « On n’est pas couché » a occasionné un édifiant florilège de condescendance, voire de morgue sociale - comme il est, hélas, d’usage lorsque l’on traite du rap et des rappeurs à la télévision...
    Le genre rap francophone et ses artistes ont, depuis leurs premières apparitions sur les écrans télévisés, lors de la deuxième moitié des années quatre-vingt, subi des traitements médiatiques délégitimant leurs pratiques en tant qu’activités artistiques ou musicales. (...)

  • « Sur un rythme de rap »

    Critique gentille d’un méchant texte

    par Pierre Tevanian 12 novembre 2010

    Parcourant un récent numéro de la revue Agone consacré à l’engagement des intellectuels , je suis tombé sur un texte d’Alain Accardo intitulé « (Auto)-Dérision », présenté comme léger et roboratif et pourtant extrêmement lourd. Lourd au sens de lourdingue, mais pas seulement : lourd aussi de présupposés eux-mêmes très lourds – je veux dire des présupposés qui font mal au ventre et mal à la tête, qui pèsent depuis trop longtemps sur la pensée et l’écriture de la gauche radicale, et qu’on aimerait tellement ne (...)

  • Nous aurions certes pu citer la totalité de ses confrères, qui reprennent en choeur la terminologie gouvernementale pour nous annoncer en toute objectivité le nombre de « casseurs » arrêtés par la police. Nous avons préféré distinguer le meilleur d’entre tous, avec une contribution plus subtile à la disqualification et à la minoration du mouvement social en cours. Cela se passe dans le JT du 19 octobre 2010, juste avant un reportage sur l’unanime exaspération des automobilistes [1], et il est question (...)

  • Bréviaire de la haine (anti-gréviste)

    Petit lexique pour temps de grèves et de manifestations

    par Henri Maler, Yves Rebours 21 octobre 2010

    Une haine sublimée, une haine distinguée, un profond mépris en tout cas : c’est ce qu’expriment, sans parfois en prendre conscience, les journalistes qui, de flash d’infos en débat d’opinion, colportent comme une langue naturelle, objective et évidente, une langue automatique qui n’est rien d’autre qu’une langue de bois politiquement très marquée – favorable à « la réforme » et hostile à celles et ceux qui refusent de la subir. Le petit lexique qui suit rassemble les principaux mots-clef de cette rhétorique (...)

  • En attendant la révolution

    Quelques propos de Carla Bruni Sarkozy, sans commentaire

    C’est authentique, rien n’est inventé. C’est extrait de l’émission « Sept à huit », diffusée dimanche 13 décembre 2009 sur TF1. Les commentaires nous paraissent superflus.
    « Beurnadette Chirac est de bon conseil. »
    « Moi je me sens proche des Franceus, mais peut-eutre qu’eux, ils ne se sentent pas proches de moi. »
    « Pour moi, la feume franceuse, c’eut une feume de tradition, reuputée dans le monde entier pour son euleugance et sa fineusse »
    « Je ne souffre pas de la célébrité, car je ne la sens pas. (...)

  • Les trente-cinq heures, non ! L’eau ferrugineuse, oui !

    Quand Nicolas Baverez parle vrai

    par Sebastien Fontenelle 7 décembre 2009

    Le texte qui suit est extrait du livre collectif Les éditocrates, publié par Mona Chollet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle et Mathias Reymond aux Éditions La Découverte, que nous recommandons vivement.
    Dans un billet d’octobre 2003, Nicolas Baverez énumère « sept bonnes raisons de sortir au plus vite des 35 heures » après cinq ans de règne d’un socialisme de gouvernement très modérément dirigiste (où l’on aura, on l’a dit, beaucoup privatisé et dont le chef, Lionel Jospin, succombant à une crise de (...)

  • Le Monde et la « Gestuelle Rap »

    Les manifestations lycéennes vues par un « journal de référence »

    par Sebastien Fontenelle 3 avril 2008

    Le Monde (qui fut, paraît-il, en des temps si lointains que la mémoire humaine échoue à les envisager, un journal de référence) évoque, à la page 10 de son édition du jour, les « nouvelles manifestations de lycéens » des « mardi 1er et jeudi 3 avril »....
    Sur un tel sujet, il va de soi : Le Monde évite, avec beaucoup d’application, de recueillir le point des vue des lycéens eux-mêmes, premiers intéressés (trop de polyphonie tuerait la transmission des logorrhées officielles.) Le Monde préfère citer (...)

  • L’invention des « quartiers sensibles »

    Ou comment disparaît la question sociale

    par Sylvie Tissot 25 mars 2008

    « Cités-ghettos », « quartiers sensibles » ou autres « quartiers d’exil » sont, depuis une vingtaine d’années, l’objet de reportages dramatisants et sensationnalistes. Mais est-ce la seule chose qui doive nous interroger ou nous inquiéter ? Car ces catégories territoriales qui émergent en France dans les années 1985-1995 ne sont pas un simple « reflet », même déformé, de la réalité sociale ; il ne s’agit pas seulement d’exagération ou de mensonges. Ce qui se joue est aussi et surtout une nouvelle manière de (...)

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