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La France d’en bas vue d’en haut

Dernier ajout : 25 avril.

Tous les articles de cette rubrique

  • Braves gens n’ayez plus peur !

    Commentaires sur le film du collectif Panic !

    par Eric Verney 18 décembre 2007

    Evoquant le film « Braves gens n’ayez plus peur » consacré aux politiques sécuritaires, Eric Verney revient sur la manière dont la culture dominante et l’Etat jacobin ont contribué en France à l’étouffement des paroles minoritaires. Il développe un parallèle entre les processus de stigmatisation dont ont été victimes les populations immigrées et les populations rurales. Il nous a semblé particulièrement utile, notamment pour éviter que la dénonciation de ce type de domination et la défense des langues (...)

  • Salauds de pauvres !

    Ou : quel droit de réponse pour les sans voix ?

    par Alain Bertho 24 novembre 2007

    Bien sûr ce n’est qu’un dessin de presse. Mieux : un dessin humoristique. Alors essayons de rire...
    Au milieu : un homme blanc, un peu chauve ceint de l’écharpe tricolore, accablé, assis devant un parapheur. Derrière lui le buste de la République.
    On a reconnu l’élu.
    Autour de lui derrière, devant, sur les côtés, des gens ordinaires, sans écharpe, adultes et enfants dont le trait du dessinateur souligne les origines intercontinentales. L’un d’eux est sous la tente. Un autre allongé par terre sous un (...)

  • Ça pue !

    À propos de Georges Mothron et de sa politique municipale en direction des SDF

    par Laurent Lévy 31 août 2007

    L’annulation par Georges Mothron, maire UMP d’Argenteuil, de son « arrêté anti-mendicité » ne changera rien à l’analyse que l’on pourra faire de l’incident de l’été : ça pue.
    L’idée d’éloigner des centre-villes les sans domicile fixe n’est pas nouvelle, et le maire d’Argenteuil n’en a pas eu la primeur. De loin en loin, été après été, des arrêtés en ce sens sont pris par divers édiles. Dans des conditions souvent illégales qui conduisent systématiquement, lorsqu’ils sont attaqués, à leur annulation judiciaire. (...)

  • La « langue dévastée » des grands médias

    Prêt-à-dire et prêt-à-penser

    par Mikaël Faujour 21 mai 2007

    Poncifs, arguments d’autorité, mépris de classe, élitisme, révérence face aux puissants et euphémisation de la violence d’État, hyperbolisation et diabolisation de la colère des opprimés... Mikaël Faujour analyse, dans le texte qui suit, quelques unes des principales figures de la novlangue médiatique. Une langue aussi pauvre du point de vue esthétique, poétique, philosophique, qu’elle est riche de présupposés idéologiques et lourde de violence symbolique.
    « Jouer le jeu de la démocratie » : l’expression, (...)

  • Le cambouis sous les ongles

    Le Nouvel Observateur et la classe ouvrière

    par Le Plan B 18 décembre 2006

    Attaquant Laurent Fabius, en campagne pour l’investiture socialiste, le magazine alors dirigé par Laurent Joffrin explique :
    « Cramponné au projet socialiste comme un syndicaliste au Code du Travail, le député de Seine-Maritime a déroulé sans surprise son argumentaire. Pouvoir d’achat, nationalisations, services publics... Ça sent la fédé ouvrière et le cambouis sous les ongles. » [1]
    Le journaliste voulait écrire : « les ouvriers qui puent », mais Joffrin lui a rappelé qu’il travaillait dans un (...)

  • Un « cri de douleur » de Serge July

    Quand un conseiller du Prince sermonne la populace

    Au lendemain du référendum sur le Traité constitutionnel européen, comment réagissent les éditorialistes qui ont unanimement fait campagne pour le « Oui » ? Nous laisserons à d’autres le soin de dresser un tableau d’ensemble, et nous nous concentrerons sur une réaction particulièrement caricaturale : celle de Serge July. L’intégralité de son éditorial du 30 mai 2005 est reproduite ci-dessous, en sept parties, avec les quelques remarques qui s’imposent.
    1. « Ce sont des cris de douleur, de peur, d’angoisse (...)

  • Une prof d’en haut dans un collège d’en bas

    À propos du livre de Mara Goyet, Collèges de France

    par Stéphane Beaud 15 juillet 2003

    Stéphane Beaud, maître de conférence en sociologie à l’université de Nantes, propose une lecture critique d’un livre qui a bénéficié d’une couverture médiatique très importante. Voici comment la bourgeoisie "éclairée", qui ne connait de la banlieue, de ses lycées et de ses lycéens, que ce qu’en disent les grands médias et les best sellers, se sent désormais autorisée à voir les choses.
    Collèges de France. Le titre est un clin d’œil ironique au lecteur. Il ne s’agit pas de la prestigieuse institution de la rue (...)

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