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Vous avez dit folie ?

Introducton du livre de Claire Touzard : Folie et résistance

par Claire Touzard
28 juillet 2025

Dans l’un des passionnants chapitres de son passionnant livre, Claire Touzard nous rappelle le lien structurel – et tout à fait logique – qui existe entre antiwokisme et psychophobie : l’aspiration à l’éveil éthique et politique, dans un monde social où la « raison » se résume à acter le fait accompli, s’y résigner et s’y soumettre, ne saurait être qu’une « folie ». Des Palestiniens aux sans-papiers, en passant par toutes les minorités de race, de genre ou de sexualité, la contestation de l’ordre dominant apparaît, dans son principe comme dans ses formes, comme un « désordre » relevant de la pathologie, et réciproquement, toute maladie psychique (voire physique) apparait comme une subversion socio-politique : une faiblesse suspecte, une « désertion » du monde enchanté de la norme et des normaux, une vulnérabilité ouvrant la porte à la « victimisation », à « l’assistanat » et à foule d’autres atteintes à la raison… du plus fort. De ce livre salutaire, écrit dans une langue simple et percutante, dans la meilleure tradition de l’essai anti-validiste – un équivalent de la Lettre sur les aveugles de Diderot, mais qui aurait été écrite par une concernée – nous proposons ici, en guise d’introduction… son introduction ! Ou plutôt son préambule en forme d’avertissement, sur l’usage d’un mot important, parce que chargé de sens, d’histoire et de connotation : le mot « folie ».

Le 9 juin 2023, je suis sortie de chez la psychiatre. Je me sentais terrifiée, soulagée, et déçue à la fois. Cette spécialiste qui avait travaillé à l’hôpital Sainte-Anne me confirmait l’intuition que j’avais eue, après quatre ans de quête : j’étais atteinte d’un trouble bipolaire. J’étais soulagée et terrifiée parce que ce mot, « bipolarité », tout en sonnant comme une sentence, apportait aussi une explication. Mais j’étais, dans le même temps, contre l’idée d’une catégorisation. Je me sentais un peu piégée par cette étiquette. Paradoxalement, elle incarnait un point de départ. Elle me déculpabilisait aussi de cette incapacité à aller mieux ces derniers temps. Je pouvais enfin relire des années d’enfers psychiques, de trous dans ma vie sociale, professionnelle, à l’aune de ce terme. Il était un liant, un révélateur tout en étant terriblement effrayant car réducteur. Il m’ôtait une partie de moi, de ma liberté d’être. Il me plaçait quelque part – dans une case pas tant médicale que sociale.

La folie.

J’étais déçue car ce diagnostic allait sans doute conforter mes détracteur·ices. Tandis que je traversais le parc jouxtant le cabinet, et alors que je scrutais la statue en pierre curieuse d’un vieux type alpha, je pensais surtout à cela. Que l’on allait peut-être moins me prendre au sérieux désormais, ou qu’on allait lire mes idées ou engagements politiques à travers cette maladie. Cela n’a d’ailleurs pas tardé. Quelques jours plus tard, je déjeunais avec une connaissance. Je savais que cette personne scrutait mes prises de position d’un œil critique. Cela faisait plusieurs mois que je défendais la libération de la Palestine et que je dénonçais le génocide à Gaza. Je participais à des actions, des œuvres collectives, des plateaux télé sur le sujet – recevant, vu les amalgames ambiants, mon lot de harcèlement. La première chose qu’elle me dit, quand je lui fis part de mon diagnostic, fut :

« Ah voilà, je savais bien qu’il y avait une explication à ton obsession pour la Palestine ! »

Elle paraissait rassurée et arborait un air triomphal. Son intuition avait été la bonne. Si je défendais les opprimés et dénonçais des milliers de morts de civils, un génocide qui touchait soixante pour cent de femmes et d’enfants, selon Amnesty International, c’était bel et bien que j’étais atteinte, d’un point de vue psychique. On ne pouvait pas, selon sa lecture du monde, être lié·es de trop près à cette cause – non pas parce qu’elle ne lui parais- sait pas juste, mais parce qu’elle vous faisait forcément perdre en réputation, mettait en danger vos contrats, votre travail, votre sécurité. Et que pour elle, comme pour des millions de personnes, c’était cela qui était devenu « raisonnable » et sensé.

Le confort.

Plusieurs questions ont alors fusé dans mon esprit. Je me suis demandé comment nous avions abouti à ce système de valeur dans lequel la raison était de taire le génocide de dizaines de milliers d’innocents, tandis que la folie serait de s’ériger contre. Je me suis aussi interrogée sur un éventuel lien entre mes troubles psychiques et ma résistance.

Le contexte social accentuait-il cette « anormalité » qu’on me prêtait ? Visiblement, mon trouble tranchait avec une apathie ambiante – il était donc intéressant à analyser comme une rupture. Une force politique. Qui plus est, la lutte pour la Palestine s’était imposée à un moment où je me réparais physiquement et psychologiquement. J’ai vu dans la lutte pour cette population oppressée une nécessité plus globale de réparation mondiale. La Palestine était un gouffre dans lequel s’immisçaient et se mêlaient les traumatismes des minorités et les douleurs collectives, un gouffre qui mettait en lumière le fascisme globalisé. La Palestine était une des pires horreurs colonialistes que j’allais vivre, moi, femme née dans les années 1980 : en direct sur nos écrans, on assistait à un massacre en masse de civils que normalisaient nos démocraties. Contrairement à l’Irak et à d’autres crimes de l’Occident, je pouvais voir sur mon téléphone ces crimes filmés en temps réel – ainsi que le décalage entre cette violence inouïe et les discours médiatiques qui tendaient à le minorer, voire l’effacer.

Avec cette dissonance cognitive, le monde avait perdu la raison. Nous assistions à une révélation de la folie : elle s’exposait et se propageait, grâce à Internet, donnant l’impression d’une accélération d’évènements de façon quasi hallucinatoire.

La lutte pour les droits des Palestinien·nes est un combat éminemment difficile, qui vous demande d’être particulièrement « fous » ou « folles », car vous vous attaquez aux secrets les plus honteux de nos démocraties – c’est-à-dire notre vision coloniale et notre propre terrorisme. Le livre de Noam Chomsky et Andre Vltchek L’Occident terroriste, d’Hiroshima à la guerre des drones (Écosociété, 2015) nous apprend que l’Occident a tué des millions de civils depuis la Seconde Guerre mondiale, dans la plus grande indifférence. Aussi les mouvements décoloniaux ont-ils tenté d’expliquer aux opposant·es, que nous ne sommes sans doute pas cette « civilisation des Lumières » que Benyamin Netanyahou et les philosophes extrémistes comme Michel Onfray nous vendent en France. Mais l’entreprise a souvent été vouée à l’échec, car nous ébranlions une illusion dominante. Notre discours a perturbé certain·es de nos proches qui n’ont pas appris à désapprendre. Notre lutte leur propose de tout revoir : de questionner l’orientation de nos livres d’histoire, de débrancher les médias mainstream pour mieux se remettre en question. Ce pas de côté et cette prise de responsabilité leur ont paru insupportables, dérangeants.

Face à l’inertie ambiante, en 2024, je suis passée à la désobéissance civile. Vers minuit, après ma journée de travailleuse et de mère, je retrouvais d’autres citoyen·nes pour aller coller des affiches clandestinement dans les rues de Paris, ou passer des messages à la bombe sur le bitume. Nous nous retrouvions par groupes de dix : ma petite bande était principalement composée de créatifs et d’artistes, d’écrivain·es qui retrouvaient les blousons d’antifa de leurs vingt ans, leurs Dr. Martens et glissaient dans les ruelles sombres pour placarder « STOP GENOCIDE » ou « STOP KILLING CHILDREN ».

Il y avait un sentiment d’urgence. À travers la Palestine, nous défendions une vision de la solidarité et du soin qu’il fallait porter à l’autre. Un désir fort que nos sociétés retrouvent la raison, quittent l’irrationalité capitaliste, pour revenir aux besoins humains essentiels.
J’avais remarqué qu’au sein de notre petite organisation citoyenne, certains étaient déjà un peu au ban de la société. Je ne dirais pas qu’il y avait parmi nous des personnes foncièrement marginales, car nous étions tous et toutes intégré·es à notre façon, nous avions des emplois et parfois même de l’argent, du succès ou une forme de reconnaissance, et si nous étions souvent indépendant·es et précaires, nous avions bien un toit. Mais il y avait chez chacun·e, la marque d’une déception profonde. Et c’était d’autant plus marquant que nous n’étions pas si jeunes, à quelques exceptions près – la tranche d’âge s’étendait plutôt de 40 à 50 ans, avec quelques trentenaires ou vingtenaires tout de même – mais les piliers fondateurs de ce cercle étaient des quadras. Beaucoup se disaient TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), d’autres « hypersensibles », avaient des parents atteints de troubles psychiques sévères, on comptait beaucoup d’addicts parmi nous, des femmes traumatisées et victimes de violences conjugales, et la grande majorité, binationale, vivait un traumatisme continuel, inhérent au colonialisme et au racisme.

À force d’échanger avec ce petit groupe composite j’avais remarqué qu’il y avait eu, à un moment de leur vie, une incapacité pour certains à intégrer le système tel qu’il était. Un choc face à l’état du monde, et une impossibilité de revenir en arrière. Cela faisait écho à mes propres sentiments. Depuis que j’avais été licenciée de mon ancien emploi de journaliste, j’avais eu l’impression de glisser de plus en plus aux confins de notre société, d’en tâter les limites, d’en être à la frontière, à la périphérie. Le métier d’autrice est solitaire et précaire. Je traversais un burn-out, avec une incapacité totale de me projeter à nouveau dans le milieu professionnel. Sans me l’avouer, la place d’autrice recluse me convenait car elle me permettait de rester terrée chez moi. Je vivais sur l’argent gagné d’un procès contre mon ancien employeur. J’étais très angoissée à l’idée de devoir pénétrer, à nouveau, dans les rangs des médias. Mais n’étions-nous pas des milliers dans ce cas-là : à ne plus pouvoir supporter le cadre qui nous était proposé ?

J’ai souvent été traitée de folle. Que ce soit pour mes positions politiques, mon style de vie, ou pour cette étrangeté relative à mes troubles. Pendant des années, j’ai été célibataire et voyageuse, j’ai réalisé des reportages parfois dangereux, et le fait que je pénètre des espaces souvent réservés aux hommes, des territoires étrangers, que je ne veuille pas d’enfant ni de stabilité, faisait que l’on m’étiquetait « folle ».

Le fait que je m’oppose au patriarcat en m’affichant féministe faisait de moi une hystérique. Depuis l’enfance, on était de toute façon gêné par ma façon de me tenir, par ma posture légèrement décalée, vis-à-vis de mon genre assigné – mon trouble bipolaire faisait que je ne me comportais pas selon les codes établis. Les bipolaires vont plus loin que les autres dans leurs émotions, ielles ressentent la vie plus intensément, m’a expliqué un jour un psychiatre – ielles élaguent des frontières. Parfois, jusqu’à l’explosion, la discorde. J’ai beaucoup été rejetée, exclue, harcelée, insultée car j’entraînais les gens vers des contrées émotionnelles ou sentimentales qui les effrayaient.

J’ai suffisamment été traitée de folle pour vouloir m’attarder sur cette notion. Si on a banni le terme « folie » du champ médical, ou psychanalytique, comme on a banni le terme « hystérie » (et à raison), il continue à désigner quelque chose. La « folie » reste un imaginaire, et chaque époque a sa vision de ce qui est fou, et de ce qui ne l’est pas – le livre Histoire de la folie à l’âge classique de Michel Foucault reste une référence sur le sujet, je l’ai relu le jour où l’on m’a diagnostiquée. Non pas parce que je me sentais « folle » mais parce que je réalisais que j’avais toujours été accompagnée par l’histoire des fous et folles ou des « anormaux·les » sans en connaître les épisodes marquants : qu’ielles m’avaient accompagnée, qu’ielles avaient été ma culture littéraire, intellectuelle, sans que j’y fasse attention.

Michel Foucault a dénoncé la stigmatisation des personnes atteintes de troubles psychiques et révélé leurs conditions de vies asilaires déplorables dans les siècles passés, tout en posant cette question : que représente la folie, dans nos sociétés ? Ou plutôt : qu’est-ce que sont l’anormalité et la normalité ?

Dans les termes « fous et folles », je place plusieurs notions. D’abord, toutes les catégories de personnes qui sont marginalisées à cause de leur trouble psychique ou de leur neuroatypie. Cela ne signifie pas qu’il s’agisse d’un grand fourre-tout où l’on mélange les troubles, les symptômes, les souffrances. Cela n’indique pas non plus que je trouve ces personnes folles. Mais l’adjectif « fou ou folle » indique plutôt le regard stigmatisant que la société porte sur certaines catégories d’individus jugés inaptes ou anormaux. En d’autres termes, on appelle cela de la psychophobie, c’est-à-dire de la discrimination envers des personnes qui vivent avec un trouble psychique (schizophrénie, trouble du comportement border- line, bipolarité, trouble obsessionnel compulsif, etc.), un trouble du spectre autistique, un TDAH, ou un trouble « dys » (dyspraxie, dyslexie, dysorthographie, dysphasie, dyschronie, dysmorphophobie, dyscalculie...). Mais des ponts seront aussi créés avec l’addiction, et le handicap de manière générale, qu’il soit physique ou mental.

Dans ce grand groupe, tous et toutes ne vivent pas le même degré de stigmatisation et chaque trouble s’étend sur un vaste spectre. On peut être bipolaire et vivre avec correctement, comme ne pas pouvoir s’insérer socialement. Cela dit, je crois que dans tous ces cas, il s’agit de handicaps : professionnels, sociaux, qui sont minorés dans la société, et que les personnes qui en sont atteintes apprennent aussi à masquer, quitte à en mourir, à cause de la solitude dans laquelle cela les plonge, ou à cause de l’ostracisation que cela suscite. Leur trouble est une lutte, une résistance souvent silencieuse qui n’empêche pas les dégâts dans leur existence.

C’est pourquoi il est nécessaire pour moi de traiter toutes ces personnes comme formant une minorité discriminée à part entière car elles l’ont été à travers l’Histoire. Au xviie siècle et jusqu’à récemment, la folie a été « corrigée » plus que soignée. J’appartiens à cette minorité invisible et sans véritable voix politique – nous nous demanderons d’ailleurs pourquoi.

Mais ce livre veut aussi s’intéresser à la « folie » dans son versant plus politique et symbolique – puisque la folie peut aussi inclure des groupes sociaux ou d’individus qui, selon les critères de l’époque, ont dérangé une norme sociale. La notion de folie a évolué au fil du temps pour mieux placer à la marge des esprits ou des identités qui pouvaient remettre en cause un idéal chrétien ou patriarcal, capitaliste, violent. L’adjectif « fou ou folle » a désigné les femmes « épileptiques », « vénériennes » et les hommes homosexuels, que l’on enfermait à l’Hôtel-Dieu et à la Salpêtrière, aux côtés des mendiants, criminels et prostituées dans la période que Michel Foucault a appelée celle du « grand renfermement », au xviie siècle. Après avoir été exclu·es des sociétés, ielles ont été finalement séquestré·es, dans des conditions asilaires atroces.

Ces « fous et folles »-là n’étaient pas seulement des personnes atteintes de troubles psychiatriques, mais relevaient aussi de groupes sociaux qui contrariaient un ordre moral bourgeois, et dont la classification était, somme toute, très subjective. D’ailleurs, les femmes s’élevant contre l’horreur patriarcale ont souvent été enfermées de force. Les résistant·es noir·es pour les droits civiques également. Michel Foucault le résume en une fameuse formule, souvent citée : « La folie n’existe que dans une société, elle n’existe pas en dehors des formes de la sensibilité qui l’isolent et des formes de répulsion qui l’excluent ou la capturent. »

Chaque période « crée » et identifie ses fous et folles, et il est bon de se demander : à notre époque, qui sont-ielles ? Qui sont les êtres subversifs qui ennuient l’ordre du monde ? Que met-on derrière la notion de folie, dans une ère où nous sommes de plus en plus aliéné·es par le système, et gouverné·es par des tyrans sanguinaires dont la santé mentale est plus que douteuse ? Est-ce que cette « santé mentale » n’est pas elle-même un outil d’oppression, de hiérarchie ?

Quand on commence à parler de « folie » on interroge plus globalement la notion même de sanité d’esprit et de normalité, on palpe aussi quelque chose qui, je crois, intrigue un peu tout le monde. Ces dernières années j’ai beaucoup entendu de gens autour de moi dire : « Mais on a basculé dans un monde de fous ! » Ce n’est pas une impression isolée dans l’Histoire – à de nombreuses époques, et surtout depuis les années 1970-1980, comme l’a montré le journaliste de la BBC Adam Curtis dans son film documentaire HyperNormalisation, on vit une forme d’accélération des chocs qui fait que la réalité nous dépasse. Constamment, notre propre psychisme est poussé dans ses retranchements. Une forme d’irréalité plane. Mais aussi, notre sidération et les conséquences psychiques et émotionnelles qui en découlent deviennent des parties intégrantes des mouvements politiques de ces dernières décennies et sont l’objet d’instrumentalisation de la part du pouvoir. Derrière cette notion de folie et de rationalité, des systèmes de domination s’installent.

Pour lutter face à une autre forme de folie, celle du monde, il faut retourner aux origines de la santé mentale comme outil de résistance. Or les plus grand·es activistes, du psychiatre décolonial Frantz Fanon à la poétesse Audre Lorde, en passant par l’écrivaine militante bell hooks et le mouvement des Black Panthers, mais aussi par des figures peu connues en France de l’antipsychiatrie, auxquelles s’ajoutent toutes les personnes ou communautés en proie aux plus grands traumatismes historiques (génocide, oppression coloniale, etc.), tous ont traité du sujet et en ont fait un outil pour se libérer.

On oublie souvent que ce que l’on appelle la « santé mentale », est une question qui nous provient d’abord des populations et des penseur·ses opprimé·es et des courants activistes. Que c’est une vraie réflexion sur le soin issue des marges, qui s’enchevêtre avec les questions féministes, décoloniales, anticapitalistes... Et non un outil de développement personnel réservé aux classes bourgeoises.

Voyons donc la folie comme un prisme, une clé, ou une carte d’entrée, vers une réflexion plus large sur un monde qui enferme peut-être les plus lucides pour valoriser des puissants déraisonnables.

Dans ce système capitaliste, colonial, patriarcal, qui normalise l’horreur, mieux vaut peut-être être fou ou folle. Ou peut-être que plusieurs folies s’affrontent.

Mais ce sont de simples hypothèses de départ.

P.-S.

Ce texte est extrait du livre de Claire Touzard, Folie et résistance. Nous le reproduisons avec l’amicale autorisation des Éditions Divergences.