Sociogenèse d’un crime d’état

17 octobre 1961 : chèque en blanc à Maurice Papon
par Emmanuel Blanchard
17 octobre 2020

Alors que l’on commémore, ce samedi 17 octobre 2020 (à Paris, Pont Saint-Michel à 18H00), le cinquante-septième anniversaire du massacre d’octobre 1961, il nous paraît utile de revenir sur le travail d’Emmanuel Blanchard. Dans son livre La police parisienne et les Algériens (1944-1962), paru en 2011, l’historien restitue les résultats d’une longue enquête sur la police parisienne. Il montre comment, de (...)

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  • Comment je me suis mise en colère après avoir vu le dernier Desplechin

    Réflexions sur le monolithisme d’un certain cinéma français

    par Emmanuelle Retaillaud-Bajac 29 avril 2020

    Pour fêter, le mieux possible, en attendant des jours meilleurs, les 20 ans du site « Les mots sont importants », nous avons choisi d’accompagner la sortie de l’anthologie Mots et maux d’une décennie, paru mi mars aux éditions Cambourakis, d’une anthologie virtuelle, en ligne, à raison d’un texte chaque jour, un par année. En 2008, nous publions un point de vue irrévérencieux mais étayé sur ce qui est alors célébré comme un chef d’oeuvre par la cinéphilie dominante : Un conte de Noël, d’Arnaud Desplechin. (...)

  • « Vous voulez y aller, on ira »

    Réflexions sur la place des femmes et l’image des hommes dans Premier de cordée de Frison-Roche

    par Anaïs Cretin 27 avril 2020

    De qui ? Des quoi ? Oh, mais à l’époque (on est en 1941) c’était comme ça, hein ! Oui, peut-être que c’était comme ça, et ça n’empêche pas que oui, c’était sexiste ! Autrement dit, il n’y a pas besoin de replacer un texte dans un contexte pour dire qu’il est sexiste. Et je crois qu’il n’y a aucune raison d’être plus tolérante avec les manifestations du sexisme d’autrefois qu’avec les manifestations du sexisme d’aujourd’hui. Ça ne veut pas dire qu’on n’a pas le droit d’apprécier des productions sexistes : le monde (...)

  • Lettre ouverte d’un cheminot gréviste

    À propos d’une grève légitime

    par Serge Jaegy 27 avril 2020

    Pour fêter, le mieux possible, en attendant des jours meilleurs, les 20 ans du site « Les mots sont importants », nous avons choisi d’accompagner la sortie de l’anthologie Mots et maux d’une décennie, paru mi mars aux éditions Cambourakis, d’une anthologie virtuelle, en ligne, à raison d’un texte chaque jour, un par année. En 2007, en solidarité avec le mouvement de grève des cheminots, nous publions cette lettre ouverte signée Serge Jaegy, gréviste.
    Bonjour à tous,
    Depuis quelques jours (le 14/11) une (...)

  • Sœur Caroline et Frère Jean-Louis

    Retour sur une brillante ascension

    par MRASC 26 avril 2020

    Pour fêter, le mieux possible, en attendant des jours meilleurs, les 20 ans du site « Les mots sont importants », nous avons choisi d’accompagner la sortie de l’anthologie Mots et maux d’une décennie, paru mi mars aux éditions Cambourakis, d’une anthologie virtuelle, en ligne, à raison d’un texte chaque jour, un par année. Le texte que nous avons retenu pour l’année 2006 revient sur une grande figure de l’éditocratie réactionnaire, Caroline Fourest, qui vient alors d’être distinguée par le Gotha médiatique (...)

  • Des chansons en guise de jouets

    Hommage à Christophe et quelques autres

    par Lila Benzid-Basset 25 avril 2020

    La mort de Christophe m’affecte terriblement. Inconsolable, je ne sais si c’est à cause du confinement, de cette solitude imposée pour le simple fait de protéger, moi qui suis amoureuse de ma solitude. Son hospitalisation, c’est une chape de béton qui m’est tombée dessus. Je ne prie pas souvent, mais j’ai beaucoup prié, et de toutes mes forces, pour que Christophe s’en sorte. De toutes les manières possibles : en chansons, à voix haute, en soupirant, et dans toutes les langues que je connais. Puis j’ai (...)

  • Retour sur une émeute

    À propos de la construction politique et médiatique du « problème des quartiers sensibles »

    par Sylvie Tissot 25 avril 2020

    Pour fêter, le mieux possible, en attendant des jours meilleurs, les 20 ans du site « Les mots sont importants », nous avons choisi d’accompagner la sortie de l’anthologie Mots et maux d’une décennie, paru mi mars aux éditions Cambourakis, d’une anthologie virtuelle, en ligne, à raison d’un texte chaque jour, un par année. Le texte que nous avons retenu pour l’année 2005 revient sur les émeutes de Clichy-sous-bois et leur traitement médiatique. Il revient plus préciément sur la réception médiatique et (...)

  • Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre

    Réflexions anti-héroïques à partir d’un grand petit livre de Pinar Selek

    par Pierre Tevanian 24 avril 2020

    Où il est question entre autres d’un million et demi de morts, beaucoup sans sépulture, et d’un autre million d’orphelins exilés, de quelques exilés de l’intérieur, de Turquie et d’ailleurs, de 1915 et de 2016, de catastrophe et de tragédie, de victimes et de héros, de survivance et de révolte, de peur et de colère, du mythe sublime et de ses méfaits, de l’humanité ordinaire et de son inaliénable dignité.
    "Les murmures des rebuts de l’épée prennent enfin voix et se transforment en cris." Rakel Dink
    Passé (...)

  • Les plus silencieuses

    Un souvenir important

    par Pınar Selek 24 avril 2020

    Nous sommes dans un collège d’Istanbul, peu après le coup d’Etat de 1980. On y chante, comme on le fera dans toutes les écoles jusqu’aux années 2000, tous les lundis matins et tous les vendredis après-midis, cet hymne nationaliste : « Heureux celui qui se dit turc ! » – et la formule est même inscrite au fronton de l’établissement. Fille d’un dissident emprisonné, Pınar Selek est en classe avec des dizaines d’adolescentes « obsédées par les marques », quelques filles d’intellectuels de gauche, deux Juives (...)

  • Cent quatre ans, cinq jours, vingt minutes

    Réflexion sur le négationnisme d’États (Unis)

    par Pierre Tevanian 24 avril 2020

    « La semaine dernière, grâce à un vote au Sénat qui suivait celui de la Chambre des représentants fin octobre, le Congrès a formellement adopté une résolution pour "commémorer le génocide arménien en le reconnaissant officiellement". Dans la foulée, Ankara a manifesté sa colère en convoquant l’ambassadeur américain et en expliquant que ce vote "mettait en péril l’avenir des relations" entre les deux pays. » C’est en ces termes que le quotidien Vingt minutes rappelait le contexte de l’inqualifiable déclaration (...)

  • Quand Macron nous crache au visage

    Réflexions sur le génocide des Arméniens, la maison de Pierre Loti, le devoir de mémoire et les politiques du patrimoine

    par Pierre Tevanian 24 avril 2020

    Démantèlement du droit du travail, du service public, de tout l’Etat social. Liquidation du droit d’asile. La liste est longue des raisons de détester Emmanuel Macron et d’entrer, contre l’ensemble de sa politique, en résistance. Une nouvelle raison vient de s’y ajouter : la politique mémorielle du nouveau président, et la manière, plus précisément, dont il crache, au printemps 2018, à la figure des Arméniens, les 1500000 qui furent massacrés, les rescapés et leurs descendants, dont une bonne part vit (...)

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