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Politiques de la mémoire

Dernier ajout : 4 août.

Tous les articles de cette rubrique

  • Vos totems et nos bourreaux

    Retour sur la célébration quasi-unanime d’un auteur négationniste

    par Jessica Gérondal Mwiza 4 août 2019

    Pierre Péan est mort jeudi 25 juillet dernier. Le traitement médiatique de son décès, pour le moins apologétique, et pudique et euphémique sur ses publications concernant le génocide des Tutsis, en dit long sur ce que de nombreuses personnes appellent « un malaise bien français ».
    Si Pierre Péan était connu de par sa profession de journaliste, il l’était également au sein des cercles de chercheurs et militants de la mémoire pour avoir écrit que « la culture du mensonge et de la dissimulation domine (...)

  • Le silence en héritage ?

    Les Arméniens et le génocide, entre impératif d’oubli et travail d’anamnèse

    par Nazli Temir Beyleryan 23 avril 2019

    Ce mercredi 24 avril 2019, à 17H30, se tiendra, à Paris devant la statue de Komitas, Place du Canada, et partout en France, une série de rassemblements de commémoration d’un génocide encore peu reconnu : celui des Arméniens. Il y a cent-quatre ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonnait l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 (...)

  • Admettre le meurtre, nier le crime

    Le génocide des Arméniens et sa négation dans les mémoires des Jeunes-Turcs unionistes

    par Duygu Tasalp 23 avril 2019

    Ce mercredi 24 avril 2019, à 17H30, se tiendra, à Paris devant la statue de Komitas, Place du Canada, et partout en France, une série de rassemblements de commémoration d’un génocide encore peu reconnu : celui des Arméniens. Le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonne l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui sont (...)

  • L’Arménien et l’Arménien

    Allez-y, essayez de les détruire

    par William Saroyan 9 février 2019

    Ecrit à New York en 1935 , « The Armenian and the Armenian » est connu pour son dernier paragraphe, très souvent cité (par exemple, dernièrement, à la fin du film de Terry George : La promesse), mais toujours dans une version remaniée – amputée de quelques grossièretés et enjolivée de références lyriques à des « prières » et des « chants » toujours renaissants, et même à une « nouvelle Arménie », qui n’ont jamais figuré dans le texte de Saroyan. Ce texte gagne pourtant (en subtilité, en beauté, en force) à être lu (...)

  • Sociogenèse d’un crime d’état

    17 octobre 1961 : chèque en blanc à Maurice Papon

    par Emmanuel Blanchard 17 octobre 2018

    Alors que l’on commémore, ce mercredi 17 octobre 2018 (à Paris, Pont Saint-Michel à 18H00), le cinquante-septième anniversaire du massacre d’octobre 1961, il nous paraît utile de revenir sur le travail d’Emmanuel Blanchard. Dans son livre La police parisienne et les Algériens (1944-1962), paru en 2011, l’historien restitue les résultats d’une longue enquête sur la police parisienne. Il montre comment, de 1947 à 1958, la préfecture de police, en réponse à ce qu’elle perçoit comme le « problème nord (...)

  • Quand Macron nous crache au visage

    Réflexions sur le génocide des Arméniens, la maison de Pierre Loti, le devoir de mémoire et les politiques du patrimoine

    par Pierre Tevanian 20 juin 2018

    Démantèlement du droit du travail, du service public, de tout l’Etat social. Liquidation du droit d’asile. La liste est longue des raisons de détester Emmanuel Macron et d’entrer, contre l’ensemble de sa politique, en résistance. Une nouvelle raison vient de s’y ajouter : la politique mémorielle du nouveau président, et la manière, plus précisément, dont il vient de cracher à la figure des Arméniens, les 1500000 qui furent massacrés, les rescapés et leurs descendants, dont une bonne part vit aujourd’hui en (...)

  • Oum Kalthoum et les deux compères

    Retour sur une méchante légende urbaine

    par Faysal Riad 30 mai 2018

    À l’heure où les murs de Paris se parent d’affiches pop représentant Oum Kalthoum, à l’occasion d’une exposition sur la musique arabe à la Philharmonie intitulée « Almusiqa, voix et musiques du monde arabe », une petite musique diffamatoire tenace continue d’arriver à nos oreilles. Elle est encore trop souvent reprise en chœur dans la presse et sur les ondes, et participe du discours assimilant culture arabe et antisémitisme...
    Les amateurs de musique arabe qui vivent en France sont souvent (...)

  • La cause arménienne en procès

    Deux étudiants sur le banc des accusés

    par Collectif de Soutien 16 octobre 2017

    Il y a 102 ans, la Turquie se rendait coupable du génocide des Arméniens. Ces crimes sont, à ce jour, restés impunis. Aujourd’hui, Tad et Tro, deux militants français d’origine arménienne réclamant justice, sont poursuivis par la justice française. Qu’ont-ils fait pour mériter cela ? Les faits qui leur sont reprochés sont, pour l’un, d’avoir lancé de l’eau colorée en rouge sur l’ambassadeur de Turquie en mars 2015 et, pour l’autre, d’avoir diffusé la scène sur les réseaux sociaux. Après 48 heures de garde à (...)

  • L’histoire aux historiens ?

    Critique de la rhétorique « anti-mémorielle »

    par Pierre Tevanian 17 février 2017

    « Le passé c’est le passé ! », « Laissons l’histoire aux historiens ! »… Derrière ces remontrances, aussi tautologiques que contestables, pointe la même arrogance, la même surdité volontaire, les mêmes implicites et les mêmes effets politiques : un verrouillage du débat public sur l’héritage colonial et esclavagiste de l’Europe, qui permet de réaffirmer une hiérarchie des mémoires – et, par métonymie, une hiérarchie des races et des peuples.
    Depuis le mois de janvier 2005, « la mémoire » et « l’histoire » (...)

  • Un citoyen chercheur

    Retour sur le parcours et l’oeuvre de Jean-Luc Einaudi

    par Fabrice Riceputi 18 janvier 2016

    Avant d’être un événement bien connu des historiens, le 17 octobre 1961 a fait l’objet d’une amnésie complète. C’est elle que Jean-Luc Einaudi a dû vaincre dans un long combat de trois décennies, dont Fabrice Riceputi, dans son livre La bataille d’Einaudi, vient aujourd’hui restituer les grandes étapes : un travail d’enquête solitaire, la publication de La bataille de Paris en 1991, un témoignage sept ans plus tard lors du procès de Maurice Papon, puis le procès pour diffamation intenté à l’historien par (...)

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