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Politiques de la mémoire

Dernier ajout : 16 octobre.

Tous les articles de cette rubrique

  • Sociogenèse d’un crime d’état

    17 octobre 1961 : chèque en blanc à Maurice Papon

    par Emmanuel Blanchard 17 octobre 2016

    Alors que l’on commémore, ce lundi 17 octobre 2016 (à Paris, Pont Saint-Michel à 18H00), le cinquante-quatrième anniversaire du massacre d’octobre 1961, il nous paraît utile de revenir sur le travail d’Emmanuel Blanchard. Dans son livre La police parisienne et les Algériens (1944-1962), paru en 2011, l’historien restitue les résultats d’une longue enquête sur la police parisienne. Il montre comment, de 1947 à 1958, la préfecture de police, en réponse à ce qu’elle perçoit comme le « problème nord africain (...)

  • Le silence en héritage ?

    Les Arméniens et le génocide, entre impératif d’oubli et travail d’anamnèse

    par Nazli Temir Beyleryan 10 juin 2016

    Il y a cent-un ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonnait l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui furent alors arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt, qui coûtera la vie à plus (...)

  • Admettre le meurtre, nier le crime

    Le génocide des Arméniens et sa négation dans les mémoires des Jeunes-Turcs unionistes

    par Duygu Tasalp 24 avril 2016

    Le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonne l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui sont arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt par le parti au pouvoir à l’époque, le Comité Union et (...)

  • Un citoyen chercheur

    Retour sur le parcours et l’oeuvre de Jean-Luc Einaudi

    par Fabrice Riceputi 18 janvier 2016

    Avant d’être un événement bien connu des historiens, le 17 octobre 1961 a fait l’objet d’une amnésie complète. C’est elle que Jean-Luc Einaudi a dû vaincre dans un long combat de trois décennies, dont Fabrice Riceputi, dans son livre La bataille d’Einaudi, vient aujourd’hui restituer les grandes étapes : un travail d’enquête solitaire, la publication de La bataille de Paris en 1991, un témoignage sept ans plus tard lors du procès de Maurice Papon, puis le procès pour diffamation intenté à l’historien par (...)

  • Cour d’assises de Bordeaux, octobre 1997

    Présentation du livre La bataille d’Einaudi

    par Fabrice Riceputi 2 décembre 2015

    Avant d’être un événement bien connu des historiens, le 17 octobre 1961 a fait l’objet d’une amnésie complète. C’est elle que Jean-Luc Einaudi a dû vaincre dans un long combat de trois décennies, dont Fabrice Riceputi, dans son livre La bataille d’Einaudi, vient aujourd’hui restituer les grandes étapes : un travail d’enquête solitaire, la publication de La bataille de Paris en 1991, un témoignage sept ans plus tard lors du procès de Maurice Papon, puis le procès pour diffamation intenté à l’historien par (...)

  • Je me souviens

    Lettre à nos accusateurs d’hier et d’aujourd’hui

    par Hassina Mechaï 20 octobre 2014

    Je me souviens, dans les années 80-90, mon père était suspect. Oui, déjà. Suspect de voler le travail des Français. C’est ce que je comprenais vaguement quand je voyais à la télé ce gros monsieur blond, l’œil un peu vitreux, qui accusait mon cher père. L’accusation me semblait pourtant bizarre, parce que son travail, croyez-moi, peu de Français auraient voulu le lui reprendre... Mon père avait en effet pour gagne-pain cette servitude pas vraiment volontaire qu’on appelle la chaîne. Et c’était pareil pour (...)

  • Défonceur des droits

    Retour en dix épisodes sur la vie et l’oeuvre dégoûtante d’un certain Jacques Toubon, nouvel ami de François Hollande

    par Pierre Tevanian 12 juillet 2014

    Alors qu’Israël massacre à nouveau les Palestiniens, et que notre président socialiste exprime aux massacreurs « la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza » (ajoutant qu’« il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces »), à l’heure où le même président socialiste demeure intraitable face aux cheminots, aux postiers, aux intermittents du spectacle et bien entendu face aux mères portant le foulard , à (...)

  • 17 octobre 1961

    Une date importante

    par Pierre Bourdieu 15 octobre 2013

    En guise d’appel au rassemblement qui aura lieu à Paris, vendredi 17 octobre, à 17H30 au Pont Saint Michel, pour le cinquante-troisième anniversaire du massacre d’octobre 1961, nous reproduisons ici une brève déclaration de Pierre Bourdieu qui réussit, en peu de mots, à résumer l’enjeu de cette commémoration. Elle a été écrite, initialement, pour un Colloque organisé en 2001 à l’Assemblée Nationale par l’association 17 Octobre 1961 Contre l’Oubli et intitulé « 17 octobre 1961 : massacres d’Algériens sur (...)

  • De l’art de Charonniser le 17 octobre 1961

    Retour sur une commémoration

    par Farid Taalba 27 octobre 2011

    La commémoration du cinquantième anniversaire de la répression des manifestations du 17 octobre 1961 a donné lieu à une multitude d’initiatives qu’on avait pas connues jusque là sous l’égide du Collectif 17 octobre, regroupant la gauche française et les supplétifs immigrés de l’entreprenariat de la mémoire pour le vote utile. Nous nous proposons ici d’interroger l’appel qu’il a initié. Tout d’abord, la mémoire du 17 octobre n’a pas ressurgi dans l’espace public il y a vingt ans, c’est-à-dire au moment où (...)

  • L’histoire aux historiens ?

    Critique de la rhétorique « anti-mémorielle »

    par Pierre Tevanian 20 octobre 2008

    « Le passé c’est le passé ! », « Laissons l’histoire aux historiens ! »… Derrière ces remontrances, aussi tautologiques que contestables, pointe la même arrogance, la même surdité volontaire, les mêmes implicites et les mêmes effets politiques : un verrouillage du débat public sur l’héritage colonial et esclavagiste de l’Europe, qui permet de réaffirmer une hiérarchie des mémoires – et, par métonymie, une hiérarchie des races et des peuples. Depuis le mois de janvier 2005, « la mémoire » et « l’histoire » (...)

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