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Études de cas

Dernier ajout : 18 octobre.

Tous les articles de cette rubrique

  • Accueillir les migrants ?

    Bien sûr, une fois qu’on aura fait la révolution.

    par Olivier Cyran 18 octobre 2018

    Ce serait bien qu’un de ces jours Lordon, ou Mélenchon, ou Wagenknecht, ou tout autre représentant de cette gauche teeeeeellement anticapitaliste qu’elle veut d’abord abattre la finance et « organiser la sortie de l’euro » avant de condescendre à défendre le droit des migrant.e.s à ne pas crever noyé.e.s ou fracassé.e.s aux pieds de nos forteresses – ce serait bien, donc, qu’ils nous expliquent ce qu’il convient de faire en attendant. Puisqu’ils nous serinent que militer pour la liberté de circulation (...)

  • Sociogenèse d’un crime d’état

    17 octobre 1961 : chèque en blanc à Maurice Papon

    par Emmanuel Blanchard 17 octobre 2018

    Alors que l’on commémore, ce mercredi 17 octobre 2018 (à Paris, Pont Saint-Michel à 18H00), le cinquante-septième anniversaire du massacre d’octobre 1961, il nous paraît utile de revenir sur le travail d’Emmanuel Blanchard. Dans son livre La police parisienne et les Algériens (1944-1962), paru en 2011, l’historien restitue les résultats d’une longue enquête sur la police parisienne. Il montre comment, de 1947 à 1958, la préfecture de police, en réponse à ce qu’elle perçoit comme le « problème nord (...)

  • De qui « on » est le nom

    Réflexions d’un Inconsolé

    par Faysal Riad 11 octobre 2018

    Le quotidien Libération vient de consacrer, à un ouvrage qualifié d’ « empathique » sur l’écrivain misogyne, arabophobe et islamophobe nommé Houellebecq, un article lui-même fort empathique, intitulé « Michel Houellebecq, le grand consolateur ». Cet article, signé Emmanuelle Loyer, nous explique que les écrits de Houellebecq constituent « un refuge réconfortant face aux angoisses contemporaines », parce qu’« on s’y reconnaît ». Dans les lignes qui suivent, Faysal Riad critique les implicites redoutables de (...)

  • Politique de l’histoire

    À propos du « terrorisme » et de la « haine de l’Occident »

    par Pascale Casanova 1er octobre 2018

    En hommage à Pascale Casanova, qui vient de disparaîttre, nous republions un texte d’intervention politique qu’elle avait eu la gentillesse de nous laisser publier il y a plusieurs années – et nous renvoyons bien entendu, en plus de son oeuvre immense mais peu accessible de journaliste littéraire sur France culture, à ses écrits non moins importants, et notamment ses livres : Beckett l’abstracteur. Anatomie d’une révolution littéraire, La République mondiale des Lettres, Kafka en colère et La Langue (...)

  • La bonne nouvelle du jour

    Lettre ouverte à quelques camarades sensibles au prétendu problème de l’immigration

    par Sebastien Fontenelle 30 septembre 2018

    N’est-il pas étonnant de voir certains à gauche considérer que le capitalisme serait l’ami des migrant-e-s ? Et par voie de conséquence les migrant-e-s, et leurs soutiens, des agents du capitalisme ? Dans une chronique parue le 6 septembre dans Politis, que nous reproduisons ici, Sébastien Fontenelle se pose cette question – et y répond. Camarade. Tu peux, bien sûr, continuer, inlassablement, comme tu viens encore de le faire dans ton discours de clôture de ton université d’été, à fustiger « ceux (...)

  • Occupation et santé mentale

    Quelques réflexions sur un immense chantier

    par Samah Jabr 11 juillet 2018

    Pour beaucoup, le travail théorique, clinique et politique de Samah Jabr a été découvert en 2017 grâce au remarquable film d’Alexandra Dols, Derrière les fronts – un film qu’il faut absolument voir si ce n’est pas encore fait. Aujourd’hui parait sous le même titre, aux Editions Premiers Matins de Novembre, un livre tout aussi remarquable qui propose une sélection d’écrits de Samah Jabr traduits en français. Sous-titré Chroniques d’une psychiatre psychothérapeute palestinienne sous occupation, il aborde ce (...)

  • La fabrique des damnés

    Réflexions sur l’éducation nationale à Mayotte

    par Raya 6 juillet 2018

    Entre inconscient colonial et violence symbolique, Mayotte peine à trouver un équilibre social. À des années lumières du doux fantasme selon lequel chacun s’émanciperait par l’école, l’éducation dans sa conception actuelle représente tout au plus un obstacle supplémentaire au développement, tant elle passionne plus pour sa valeur pécuniaire que pour ses apports intellectuels. En 1818 eut lieu, dans le domaine de l’enseignement, une singulière expérience intellectuelle dont Jacques Rancière nous rend (...)

  • Une héterotopie coloniale

    Quelques réflexions sur la situation à Mayotte

    par Raya 6 juillet 2018

    Laboratoire de la post-colonie républicaine, Mayotte est l’exemple même d’une société aux valeurs profondément bouleversées par les fictions juridiques et les idéaux de l’occupant, au point de devenir aujourd’hui le terrain d’expression privilégié d’une macabre « xénophobie », dans l’indifférence des pouvoirs publics. « L’importance de la nature ne doit-être ni sous-estimée, ni sur-estimée ; assurément le doux ciel d’Ionie a beaucoup contribué à la grâce des poèmes homériques, cependant à lui seul il ne peut (...)

  • Un renforcement des frontières coloniales ?

    Réflexions sur la départementalisation de Mayotte :

    par Emmanuel Blanchard, Marie Duflo 6 juillet 2018

    Le texte qui suit, publié initialement en 2009, nous propose un aperçu du contexte politique très particulier dans lequel ont eu lieu, ces derniers mois, les manifestations de mécontentement à Mayotte. Nous le publions avec l’amicale autorisation des auteurs. Pendant plusieurs semaines, les mobilisations aux Antilles ont fait la une de l’actualité. Cette longue épreuve de force a notamment débouché sur l’annonce par le président de la République de l’organisation prochaine « d’états-généraux de (...)

  • Mayotte n’est plus une colonie

    Récit d’un enseignant arrivé de métropole

    par Jean-Louis Grasso 6 juillet 2018

    Voilà presque quatre ans que je vis à Mayotte. Je m’apprête à en partir et je ressens aujourd’hui le besoin de dresser le bilan. Non pas pour la postérité ni pour donner une leçon de morale, ce serait bien trop prétentieux et malvenu. Mais peut-être plutôt pour retrouver mon honnêteté intellectuelle. Pour dépasser un cas de conscience. Le fait de partir m’a enfin permis d’ouvrir les yeux sur ce qu’il se passe ici. La grève générale qui paralyse l’île actuellement y est aussi certainement pour quelque chose, (...)

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