Accueil > Études de cas

Études de cas

Dernier ajout : 20 novembre.

Tous les articles de cette rubrique

  • Sauver les œuvres pour mieux protéger les violeurs

    Réflexions critiques sur l’usage assez intermittent, plutôt opportuniste et tout à fait orienté de la loi de séparation de l’homme et de l’oeuvre

    par François Atreyu 20 novembre 2019

    À mesure qu’elle se développe, l’ « affaire Polanski » tend de plus en plus à devenir un cas paradigmatique de la façon dont la dénégation des violences sexistes et sexuelles et l’impunité de leurs auteurs sont collectivement entretenues. Elle vient rappeler que les artistes jouissent de ce point de vue d’un traitement tout à fait exceptionnel qui prend racine dans le statut particulier accordé à leurs oeuvres.
    L’émergence de nouvelles accusations de viol à l’encontre du réalisateur américain, quelques (...)

  • Le soliloque du dominant

    Quelques réflexions sur les affaires Polanski et Mitterrand

    par Mona Chollet 9 novembre 2019

    Un nouveau récit de viols et de violences commises par Roman Polanski a été rendu public hier. Cette fois, ce n’est pas à des enfants (comme, entre autres, pour l’affaire qui lui a valu des poursuites aux Etats-Unis, ou comme l’agression révélée par une femme âgée de 10 ans au moment des faits), mais à une toute jeune femme de 18 ans que le cinéaste s’en est pris, apprend-on. Le récit, confirmé plusieurs personnes, est glaçant : « j’ai cru mourir », raconte Valentine Monnier. Après les déclarations (...)

  • « Regarder les autres » et « parler des choses »

    Brève réflexion attristée sur la division sexuelle du travail scientifique

    par Patience Philips 6 novembre 2019

    L’invisibilisation des femmes, de leur parole et de leurs écrits, notamment théoriques, font partie des principaux mécanismes que, consciemment ou inconsciemment, les hommes mettent en oeuvre pour faire perdurer leur domination. Nombreux sont en effet les amis du féminisme qui aiment se faire les porte-paroles des femmes, plutôt que leurs alliés ou leurs relais : plutôt que de parler après, et d’après leur parole, en s’y référant (et en citant leurs sources !), ils parlent à leur place, sans même (...)

  • dévoilements

    Du hijab au burkini : les dessous d’une obsession française

    par Pierre Tevanian 19 octobre 2019

    Mars 2004 : loi sur les signes ostensibles, interdisant le port du foulard à l’école publique. Septembre 2010 : loi anti-burqa. Avril 2011 : offensive de Luc Chatel contre les mères voilées accompagnatrices de sorties scolaires. Janvier 2012 : loi « anti-nounous » (interdisant le voile dans les crèches et les garderies), adoptée en première lecture par un sénat socialiste. Juillet 2016 : campagne nationale contre les femmes en « burkini » – et plus largement les femmes musulmanes « trop » couvertes sur (...)

  • Qui sème la haine récolte la colère

    Urgence antiraciste

    par Ndella Paye 18 octobre 2019

    Un seuil qualitatif semble franchi depuis quelques semaines dans la surenchère de la stigmatisation et de la persécution : de plus en plus ouvertement, l’État français et nombre de grand médias cultivent la haine, la violence, l’humiliation à l’encontre des musulmans et des musulmanes. Une guerre est déclarée, s’inquiète Ndella Paye dans les lignes qui suivent. À celles et ceux qui estiment que la peur, la colère, la rage sont mauvaises conseillères, nous répondons que certaines peurs, certaines colères, (...)

  • Sociogenèse d’un crime d’état

    17 octobre 1961 : chèque en blanc à Maurice Papon

    par Emmanuel Blanchard 17 octobre 2019

    Alors que l’on commémore, ce jeudi 17 octobre 2019 (à Paris, Pont Saint-Michel à 18H00), le cinquante-septième anniversaire du massacre d’octobre 1961, il nous paraît utile de revenir sur le travail d’Emmanuel Blanchard. Dans son livre La police parisienne et les Algériens (1944-1962), paru en 2011, l’historien restitue les résultats d’une longue enquête sur la police parisienne. Il montre comment, de 1947 à 1958, la préfecture de police, en réponse à ce qu’elle perçoit comme le « problème nord africain (...)

  • Greta et les tête pleines (de merde)

    Leçon d’écologie mentale

    Sarcasmes, injures, imprécations, et maintenant appels au meurtre : depuis quelques mois, et plus encore ces dernières semaines, monte en puissance, au sein des classes dominantes européennes, et en particulier de leur composante principale (la masculine), un profond, puissant et bruyant flot de paroles de haine contre celle qui s’est imposée comme une figure de la protestation écologiste : Greta Thunberg...
    Après l’ahurissant appel au meurtre lancé sur Twitter par le très distingué président de (...)

  • Les choses en main

    Lettre ouverte à Éric Zemmour et à tous ceux qui se sont contentés de naître

    Journaliste au Figaro, chroniqueur sur RTL et France 2 et invité permanent des autres grands médias, Éric Zemmour a tout pour déplaire : teigneux, réactionnaire, raciste et sexiste, il aboie plus qu’il ne parle, et il n’est même pas beau. On lui concèda un temps une certaine sincérité, cette conviction intacte avec laquelle il assène les clichés les plus éculés et les plus rétrogrades, mais qui ne suffit pas, loin s’en faut, à forcer le respect. D’où cette lettre ouverte, écrite quelque bien avant ses (...)

  • Protéger nos modes de mort

    Sur la création d’une nouvelle (et funeste) mission européenne.

    par Sebastien Fontenelle 25 septembre 2019

    La Commission européenne, désormais présidée par Mme Ursula von der Leyen – qui a, dit-on, été placée là par M. Macron, avec le soutien et la complicité de M. Orban – vient donc de se doter, en la personne de M. Margaritis Schinas, d’un commissaire chargé, cela figure en toutes lettres dans sa feuille de route, de la « protection de notre mode de vie européen ».
    On ne sait ce que sont, précisément, les signes distinctifs de cet art de vivre qu’il convient de capitonner : est-ce, par exemple, « notre » si (...)

  • Vos totems et nos bourreaux

    Retour sur la célébration quasi-unanime d’un auteur négationniste

    par Jessica Gérondal Mwiza 4 août 2019

    Pierre Péan est mort jeudi 25 juillet dernier. Le traitement médiatique de son décès, pour le moins apologétique, et pudique et euphémique sur ses publications concernant le génocide des Tutsis, en dit long sur ce que de nombreuses personnes appellent « un malaise bien français ».
    Si Pierre Péan était connu de par sa profession de journaliste, il l’était également au sein des cercles de chercheurs et militants de la mémoire pour avoir écrit que « la culture du mensonge et de la dissimulation domine (...)

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 730