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Lettre à Madame la ministre de l’éducation nationale

A propos de laïcité, d’école, de sorties scolaires et d’égalité

24 octobre 2014

Le collectif Mamans Toutes Egales (MTE) se bat, depuis sa création, contre les discriminations faites aux mères musulmanes voilées, auxquelles on refuse d’accompagner les enfants lors de sorties scolaires. Le collectif appelle à rencontrer Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, et réclame à nouveau l’abrogation de la circulaire Chatel, à l’origine de l’interdiction. À l’attention de Madame la ministre de l’Éducation nationale, Cela fait trop longtemps que nous, mères d’élèves (...)

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  • Je me souviens

    Lettre à nos accusateurs d’hier et d’aujourd’hui

    par Hassina Mechaï 20 octobre 2014

    Je me souviens, dans les années 80-90, mon père était suspect. Oui, déjà. Suspect de voler le travail des Français. C’est ce que je comprenais vaguement quand je voyais à la télé ce gros monsieur blond, l’œil un peu vitreux, qui accusait mon cher père. L’accusation me semblait pourtant bizarre, parce que son travail, croyez-moi, peu de Français auraient voulu le lui reprendre... Mon père avait en effet pour gagne-pain cette servitude pas vraiment volontaire qu’on appelle la chaîne. Et c’était pareil pour (...)

  • « Ils nous traitent comme des sous-hommes »

    Extraits du livre Permis de tuer. Chronique de l’impunité policière

    Une rencontre aura lieu autour du livre Permis de tuer. Chronique de l’impunité policière le jeudi 23 octobre 2014 à Libre Ere à Paris (111, boulevard de Ménilmontant). En France, la peine de mort a été abolie en 1981, mais le permis de tuer existe toujours. Les violences policières et les crimes policiers rythment la vie des bidonvilles et des quartiers populaires depuis des dizaines d’années. Avec plus de dix morts connus par an, leur actualité demeure brûlante. Donner un chiffre exact s’avère (...)

  • Sociogenèse d’un crime d’état

    17 octobre 1961 : chèque en blanc à Maurice Papon

    par Emmanuel Blanchard 17 octobre 2014

    Alors que l’on commémore, ce vendredi 17 octobre (à 17H30 au Pont Saint-Michel à Paris), le cinquante-troisième anniversaire du massacre d’octobre 1961, il nous paraît utile de revenir sur le travail d’Emmanuel Blanchard. Dans son livre La police parisienne et les Algériens (1944-1962), paru en 2011, l’historien restitue les résultats d’une longue enquête sur la police parisienne. Il montre comment, de 1947 à 1958, la préfecture de police, en réponse à ce qu’elle perçoit comme le « problème nord africain (...)

  • « Personnages » et « dérapages »

    Réflexions sur la déferlante de Jauffrets et de Brighellis, et plus largement sur la chasse aux voilées

    par Renaud Cornand 10 octobre 2014

    Le mardi 30 septembre 2014, l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence a été le théâtre d’une agression verbale raciste de la part d’un enseignant ayant conduit une jeune femme portant un foulard, accusée d’être « le cheval de troie de l’islamisme », à quitter l’amphithéatre au sein duquel elle suivait son cours. Elle n’a donc pas été exclue à partir d’une loi ou d’un règlement intérieur mais exclue de fait par la volonté d’un acteur éducatif. Le traitement médiatique de cette agression, joliment (...)

  • The last summer in Paris

    Cinéma et art 1974

    par Juliet Berto 10 octobre 2014

    C’est il y a quarante ans, en septembre 1974, qu’est sorti le merveilleux Céline et Julie vont en bateau, et qu’à cette occasion fut ici et là diffusé, dans un joli dossier de presse bleu aujourd’hui disparu, ou presque, le texte qui suit . Signé Juliet Berto, il raconte, tout simplement, la naissance d’un film – et d’une cinéaste. Céline et Julie vont en bateau... C’était l’été dernier. Jacques Rivette devait réaliser un sujet pour lequel il avait obtenu une avance sur recettes. Mais les autres capitaux (...)

  • Sur les bonnes manières qu’il faudrait adopter

    Extrait du livre : Leur laisser la France

    par Collectif Ancrages 8 octobre 2014

    « Nous n’avons aucune solution. Il n’y aura ni dialogue, ni explication, ni contribution à un débat. Nous sommes hantés par le parcours des nôtres, et savons qu’en dépit de leurs trahisons ou de leurs résistances, tous et toutes ont été écrasés par elle. Elle : "La France" ». C’est à cette France, au refus catégorique de la servir et de s’y reconnaître, au refus tranquille d’entendre et de reprendre une quelconque de ses multiples apologies, qu’est consacré un bel objet – nommons-le : un livre-disque – réalisé (...)

  • Jeux de mains

    Le collectif Les mots sont importants vous offre un symbole

    Cette édifiante histoire en deux épisodes pourrait aussi s’intituler : Monsieur Manuel White et ses – très nationales – préférences. Episode 1 : 18 juillet 2012. Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, refuse de serrer la main que lui tend Moncef Marzouki, Président de la république de Tunisie, en visite en France. Episode 2 : 25 septembre 2014. Manuel Valls, Premier ministre, prend le temps d’aller serrer la main de Marine Le Pen, présidente du Front National, qui s’est invitée dans une tribune (...)

  • La « préférence nationale » en contrebande

    Réflexions critiques sur la récente « loi pour les chibanis »

    par Saïd Bouamama 5 octobre 2014

    L’Assemblée Nationale a adopté, le 10 septembre 2014, une loi relative à « l’adaptation de la société au vieillissement » qui comporte un article 28 bis introduit par amendement facilitant l’accès à la nationalité française pour certains Chibanis. Nous ne pouvons que nous réjouir pour ceux qui bénéficieront de ce nouveau droit et de ses conséquences concrètes sur leur vie quotidienne. Cependant, ce choix du Parti Socialiste et du gouvernement Valls renforce la logique de la « préférence nationale » que le (...)

  • Emanciper le travail

    Eloge du salaire socialisé

    par Bernard Friot, Patrick Zech 3 octobre 2014

    Le modèle capitaliste du travail conduit à notre perte : il est urgent de prendre la mesure des dynamiques porteuses d’émancipation. Dans son nouveau livre, Emanciper le travail, Bernard Friot décrit le conflit social qui se poursuit depuis 1945 comme un affrontement entre deux façons contradictoires d’attribuer une valeur économique au travail. Pour le capital, seul un travail soumis aux propriétaires lucratifs et au marché du travail produit de la valeur. Mais les luttes syndicales et les (...)

  • « J’aime bien que mes nanas soient bien en chair »

    Et autres commentaires sur son physique, adressés par ses collègues masculins à la sénatrice étasunienne Kirsten Gillibrand

    par Maya Dusenbery 1er octobre 2014

    La sénatrice Kirsten Gillibrand a décidé de nous donner un aperçu des commentaires faits sur son physique par des collègues – qui sont, je vous le rappelle, des représentants du peuple – pendant son mandat. Voici quelques perles. « Tu fais bien de faire de l’exercice parce qu’il ne faudrait pas que tu sois trop grasse », un collègue homme âgé. « Tu sais, Kirsten, tu est jolie, même quand tu es grosse », un membre du Congrès, élu du Sud, en lui tenant le bras. « Quand je t’ai rencontrée en 2006, tu étais (...)

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