Parce que rien n’est fini...

Réflexions sur la solitude des Arméniens, entre vrais ennemis, faux amis et abonnés absents
par Pierre Tevanian
22 novembre 2020

Parce que rien n’est fini dans le Haut Karabagh, parce que le sort des Arméniens est plus précaire que jamais, les soutiens sont nécessaires. Il est toutefois des soutiens qui sont non seulement inutiles mais nocifs et offensants – en particulier ceux qui, au lieu d’essayer d’empêcher l’écrasement des Arméniens, contemplent le désastre et capitalisent politiquement dessus en prenant la pose de l’oracle. (...)

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  • Toute ressemblance...

    Le collectif Les mots sont importants vous offre une micro-fiction d’anticipation

    Après l’ONU, Amnesty International, la Défenseure des Droits, c’est la presse étrangère qui s’inquiète du tournant autoritaire en France : la majorité macroniste s’en prend à tous les contrepouvoirs et les garde-fous – des syndicats aux associations antiracistes, de la presse au monde universitaire, de l’Observatoire de la laïcité au le Conseil constitutionnel, de la liberté de circuler à la liberté d’informer et à la liberté d’expression... Mais parce qu’il faut, à un moment donné, arrêter de parler et (...)

  • « Ne parlez pas, il faut aimer »

    Le collectif Les mots sont importants vous offre une (première) leçon d’obscurantisme républicain

    L’heure n’est plus à questionner, moins encore à critiquer. L’heure, à vrai dire n’est pas à parler, mais à aimer. Mais pas à aimer n’importe quoi ou n’importe qui. Pas trop à aimer les musulman.e.s, par exemple. Ni les enseignant.e.s. Ni la liberté, l’égalité, la justice. Mais plutôt la République et la police. Viscéralement, aveuglément, inconditionnellement. Fanatiquement, serait-on tenté de dire, si ce mot n’était pas réservé aux ennemis de la République et de sa police. D’un amour éternel et sans divorce – (...)

  • Pour la reconnaissance du Haut-Karabakh

    Appel pour un peuple en danger

    par Collectif 20 novembre 2020

    Le texte qui suit, paru initialement dans Libération le 19 novembre 2020 et initié par 48 chercheur.se.s, universitaires ou artistes, prend acte de la nouvelle situation créée par l’agression azerbaïdjanaise le 27 septembre dernier, et du cessez-le-feu qui l’a conclu le 10 novembre. De cette situation plus précaire et menaçante que jamais pour le peuple arménien, il tire la conclusion qu’il est non seulement légitime, au regard des principes fondamentaux du droit international, mais aussi nécessaire et (...)

  • Haut-Karabakh : pourquoi ce silence de la gauche occidentale ?

    Appel pour une solidarité internationaliste avec l’Artsakh

    par Collectif 19 novembre 2020

    Un collectif de signataires issu.e.s de la diaspora arménienne, accompagné.e.s de soutiens (liste complète en bas de page) se joint à la Coordination pour un soutien internationaliste à l’Artsakh, afin d’alerter sur la situation des Arméniens du Haut-Karabakh, dans une « Lettre ouverte aux organisations occidentales de gauche ». Cet appel, initialement paru dans L’Obs, est ouvert aux signatures en ligne.
    Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan a de nouveau attaqué le peuple de l’Artsakh (...)

  • « Tout doit disparaître »

    Quand l’azerbaïdjan réécrit l’histoire et la géographie

    par Charjoum 18 novembre 2020

    Les mots sont importants, les noms communs comme les noms propres – et parmi ces derniers, notamment, les noms de lieux. C’est ce que vient nous rappeler, ci dessous le collectif Charjoum (Le mouvement), qui se définit comme un « mouvement de défense des droits des Arméniens et des Arméniennes, solidaire avec toutes les luttes d’émancipation, pour la justice ». Pour information, par exemple, Stepanakert est la capitale d’une république autonome de fait, bien que non reconnue ar un Droit international (...)

  • Nul n’éleva la voix

    Pensées arméniennes d’une Algérienne, ou vice versa

    par Lila Benzid-Basset 17 novembre 2020

    En réaction à l’écrasement des Arméniens par les forces turques et azerbaïdjanaises, et en réponse à un texte d’Araxavan interpellant le silence de ceux qui devraient parler et la parole de ceux qui devraient se taire, Lila Benzid-Basset a écrit ces méditations algériennes et arméniennes, que voici.
    Je rajoute de la lecture à un excellent texte d’Araxavan, intitulé « Un cri », qui m’a beaucoup émue. Et notamment à ce passage, qui résonne très fort en moi :
    « À leur arrivée ses ascendants étaient perçus et (...)

  • Un cri

    Solitude arménienne, de Stepanakert à Paris

    par Araxavan 17 novembre 2020

    L’autrice présente ainsi les lignes qui suivent, publiées initialement sur Facebook le 8 octobre dernier : « Il m’arrive très rarement d’écrire sous le coup de l’émotion. Mais c’est arrivé, il n’y a pas longtemps. C’était alors que je regardais la diffusion d’une de ces manifestations organisées à Paris pour la paix en Artsakh ; ça s’est imposé à moi. Trop de fois, trop longtemps, j’ai refoulé ces paroles, espérant que, bientôt, un discours politique – qui n’est jamais venu – exprimerait tout ce que j’avais sur (...)

  • L’école du mépris

    Réflexions sur un tournant autoritaire

    « Le cancer de cette société, c’est le non-respect de l’autorité ». Ainsi s’exprime, à la Une du Parisien, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, à l’heure où une véritable maladie, nommée Covid 19, ravage le pays, à l’heure où l’on atteint 45000 morts, à l’heure où l’impréparation, l’incompétence et les choix irresponsables du gouvernement face à l’épidémie sont mis en causes de toutes parts. Comment dès lors ne pas retourner la question, en se demandant par exemple si le problème n’est pas que les autorités, et (...)

  • Diffamation

    Droit de réponse adressé à Marc Weitzmann, responsable de l’émission Signes des temps, sur France Culture

    par Pierre Tevanian 17 novembre 2020

    Alerté par une amie, Pierre Tevanian a découvert, ce dimanche 15 novembre, une émission de France culture le mettant en cause avec des propos d’une malveillance et une fausseté stupéfiantes, relevant de ce que l’on nomme, en droit, la diffamation. Voici donc une lettre qu’il a adressée à Marc Weitzmann, responsable de l’émission où ont été proférées les allégations diffamatoires – par un certain Jean-François Braunstein. Nous la rendons publique ici parce qu’elle nous a paru instructive, sur les moyens tout à (...)

  • « Hier ist kein Warum » (Ici il n’y pas de pourquoi)

    Lettre à Najat Vallaud-Belkacem

    par Noëlle Cazenave-Liberman 17 novembre 2020

    Un article remarquable, paru dans La Vie le 30 octobre 2020, revient sur la teneur sidérante des échanges qui ont eu lieu, à l’initiative de la Fédération des centres sociaux, entre les lycéennes et lycéens et la secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement. Sic. Mais de quel « engagement » ? Celui qui fait avancer tête baissée, à l’aveugle, et foncer dans le tas sans jamais se poser la question du pourquoi et du comment dudit engagement ? Si l’idée nous vient, à entendre les diatribes répétées (...)

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