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Cinéma

Dernier ajout : 17 avril.

Tous les articles de cette rubrique

  • Tant qu’il y aura des hommes, tant qu’il y aura des insoumis

    Politique et relations de genre dans le film de Fred Zinnemann

    par Sylvie Tissot 10 juin 2015

    A l’occasion de la projection du film à la Cinémathèque de Paris-Bercy, nous republions ce texte consacré au magnifique Tant qu’il y aura des hommes. Rendu célèbre par sa scène, choquante à l’époque, de sensualité débordante (Burt Lancaster et Deborah Kerr engloutis sous une vague... de plaisir), Tant qu’il y aura des hommes (1953) a aussi séduit pour sa critique de l’institution militaire : institution à la dérive qui semble, plus encore que la guerre, manger ses propres enfants. Le soldat Prewitt (...)

  • « Je ne suis pas féministe, mais... »

    Projections le 28 mai à l’Université Paris 8 et le 29 mai à la Libraire l’Atelier, 75020.

    par Ghaïss Jasser 22 mai 2015

    C’est sur une note d’espoir que se termine le film Je ne suis pas féministe, mais… car Christine Delphy nous promet, malgré tout ce qui reste à faire, un changement certain chez les générations futures... Sa confiance nous rassérène mais nous ne pouvons échapper à une nostalgie presque douloureuse qui nous accompagne tout le long de ce film réalisé par les soeurs Tissot en hommage à la sociologue, théoricienne et militante féministe. Ce film est parsemé de pépites : pépites d’archives, pépites de (...)

  • Sayat Nova

    Hommage à Serguei Paradjanov

    par Serge Daney 17 avril 2015

    Paru il y a plus de trente ans, près de quinze ans après la première sortie de Sayat Nova (La couleur de la grenade) (1968), et quelques années avant les derniers films de Serguei Paradjanov, La Légende de la forteresse de Souram (1985) et Achik Kerib ou le conte d’un poète amoureux (1988), ce texte est une excellente introduction à une oeuvre singulière et merveilleuse. Nous le republions en hommage aux deux Serge – Paradjanian-Paradjanov et Daney – qui nous ont quittés en 1990 et 1992. Et à (...)

  • La Femme de ma Mort

    Portrait de l’artiste en guerrière blonde nullipare : John Cassavetes, Opening Night (1977)

    par Pacôme Thiellement 25 mars 2015

    Les films sont une conspiration. C’est ce que dit Minnie Moore (Gena Rowlands) à sa copine et co-spectatrice Florence (Elsie Ames) avec qui elle vient de voir Casablanca, dans Minnie & Moscowitz (1971), le premier film de John Cassavetes qui se présente aussi comme un « art poétique » ou comme une tentative consciente d’exorcisme des puissances de mensonge et de mort... Tu sais, je pense que les films sont une conspiration : « You know I think that movies are a conspiracy. I mean it. They are (...)

  • La société secrète du spectacle

    Tod Browning, Freaks (1932)

    par Pacôme Thiellement 1er janvier 2015

    Freaks, de Tod Browning, est à beaucoup d’égards – et entre beaucoup d’autre choses – un anti-« Exhibit B » : là où la récente performance de Brett Bailey réduit des sujets humains au rang de simples objets d’exhibition, de pures victimes passives et silencieuses, Browning s’est intéressé à de réels « phénomènes de foire », qui donnent en spectacle leur anomalie, mais aussi les talents singuliers que chacun-e a développés, et il l’a fait surtout avec une empathie et une intelligence qui lui ont permis de... les (...)

  • The last summer in Paris

    Cinéma et art 1974

    par Juliet Berto 10 octobre 2014

    C’est il y a quarante ans, en septembre 1974, qu’est sorti le merveilleux Céline et Julie vont en bateau, et qu’à cette occasion fut ici et là diffusé, dans un joli dossier de presse bleu aujourd’hui disparu, ou presque, le texte qui suit . Signé Juliet Berto, il raconte, tout simplement, la naissance d’un film – et d’une cinéaste. Céline et Julie vont en bateau... C’était l’été dernier. Jacques Rivette devait réaliser un sujet pour lequel il avait obtenu une avance sur recettes. Mais les autres capitaux (...)

  • De quoi Pierre Richard est-il le nom ?

    Brèves considérations sur le mariellisme, le belmondisme et autres avatars de la masculinité made in Cinéma Français, millésime 70

    par Pierre Tevanian 16 août 2014

    Il est bon parfois de ne pas éteindre son téléviseur. Cette bonne idée, je l’ai eue il y a quelques mois, après avoir regardé – sur la chaîne Ciné + Classic – un étrange et émouvant film de Jean Cocteau, Le testament d’Orphée, et elle m’a permis de suivre – sur Ciné + Classic toujours, que j’ai donc laissé filer toute la soirée – une instructive incursion dans les masculinités mainstream – bio, blanches, bourgeoises, hétérosexuelles – des années soixante-dix… Retour, à l’occasion des quatre-vingts ans de Pierre (...)

  • Oeil de lynx et tête de bois

    Ré-inauguration du Département Itinérant de Celine & Julie Studies

    Un genre cinématographique, un champ d’études, avec d’autres personnages féminins, d’autres relations entre eux, d’autres histoires, d’autres films, d’autres manières de les regarder et d’autres manières d’en parler. Sérieuses mais pas comme des papes. A égale distance de la rive Cahiers et de la rive Positif, de la rive Première et de la rive Studio, on prend le large... De quoi s’agit-il ? Peut-être d’abord d’un hommage, à l’occasion du quarantième anniversaire d’un film de Jacques Rivette, coécrit (...)

  • Le Monde imaginal ténébreux de ce qui cloche dans le Monde

    Céline et Julie ou : ça ne se passera pas comme ça

    par Pacôme Thiellement 23 juin 2014

    En collaboration toujours avec le Mouvement des Céliniens de Gauche et les Grandes Loges Islamo-Madonniques de Blancock 20ème, le Collectif Les mots sont importants est heureux d’accueilir une nouvelle fois le Département Itinérant de Celine & Julie Studies, qui nous propose aujourd’hui une importante contribution de Pacôme Thiellement, où il sera question d’Alice au pays des merveilles, de Paris au mois d’août et au mois de juillet, des complots, de la magie et de l’amitié, mais aussi d’un monde (...)

  • L’enfer (totalitaire et sexiste), c’est heureusement ailleurs plutôt qu’ici

    Analyse critique du film Jacky au royaume des filles (2013) de Riad Sattouf

    par Franz B 1er juin 2014

    Avec son second long-métrage, Riad Sattouf propose un conte dont l’ambition philosophique et satirique s’inscrit dans la tradition littéraire des histoires de Daniel Defoe, Jonathan Swift (Les Voyages de Gulliver en 1721, en particulier le quatrième voyage avec la description de la domination chevaline des Houyhnhnms sur les crasseux Yahoos) et Voltaire (Micromégas en 1752 et sa relativisation critique de la religion). Loin, pourtant, de porter la même charge critique, il ne fait que conforter, (...)

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