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Des livres importants

Dernier ajout : 24 avril.

Tous les articles de cette rubrique

  • Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre

    Réflexions anti-héroïques à partir d’un grand petit livre de Pinar Selek

    par Pierre Tevanian 24 avril 2016

    Où il est question entre autres d’un million et demi de morts, beaucoup sans sépulture, et d’un autre million d’orphelins exilés, de quelques exilés de l’intérieur, de Turquie et d’ailleurs, de 1915 et de 2016, de catastrophe et de tragédie, de victimes et de héros, de survivance et de révolte, de peur et de colère, du mythe sublime et de ses méfaits, de l’humanité ordinaire et de son inaliénable dignité. "Les murmures des rebuts de l’épée prennent enfin voix et se transforment en cris." Rakel Dink Passé (...)

  • Les reconversions militantes

    Analyse sociologique de trajectoires politiques

    par Sylvie Tissot 15 février 2016

    Du col Mao au Rotary Club, de Sartre à Rothschild : nombreux sont les ex militants, parfois issus des cercles les plus radicaux, qui, prenant des chemins souvent sinueux, sont venus rejoindre les cercles du pouvoir. Depuis le remaniement ministériel de jeudi dernier, le passage d’Act Up à Manuel Valls constitue une nouvelle figure, très rentable et particulièrement odieuse, de ce qu’on peut appeler une reconversion militante. Pour comprendre plutôt que sombrer dans la colère et l’écoeurement, nous (...)

  • Sex, city and class

    Conclusion de Good Neighbors (Quatrième partie)

    par Sylvie Tissot 6 novembre 2015

    Ce livre étudie la manière dont un espace a été réhabilité et approprié par un groupe d’habitants bien plus aisés que ceux qui l’occupaient initialement, et ce sans réduire la gentrification aux logiques contemporaines du capitalisme ou aux pulsions répressives d’un groupe privilégié. Mais il n’a pas seulement pour objectif d’expliquer, en évitant les schémas simplistes, comment les centres-villes se métamorphosent. Partant des pratiques des habitants d’une grande agglomération des Etats-Unis, il s’agissait (...)

  • La dimension spatiale du pouvoir

    Conclusion de Good Neighbors (Troisième partie)

    par Sylvie Tissot 5 novembre 2015

    Ce livre étudie la manière dont un espace a été réhabilité et approprié par un groupe d’habitants bien plus aisés que ceux qui l’occupaient initialement, et ce sans réduire la gentrification aux logiques contemporaines du capitalisme ou aux pulsions répressives d’un groupe privilégié. Mais il n’a pas seulement pour objectif d’expliquer, en évitant les schémas simplistes, comment les centres-villes se métamorphosent. Partant des pratiques des habitants d’une grande agglomération des Etats-Unis, il s’agissait (...)

  • Les nouvelles élites de la diversité

    Conclusion de Good Neighbors (Deuxième partie)

    par Sylvie Tissot 4 novembre 2015

    Ce livre étudie la manière dont un espace a été réhabilité et approprié par un groupe d’habitants bien plus aisés que ceux qui l’occupaient initialement, et ce sans réduire la gentrification aux logiques contemporaines du capitalisme ou aux pulsions répressives d’un groupe privilégié. Mais il n’a pas seulement pour objectif d’expliquer, en évitant les schémas simplistes, comment les centres-villes se métamorphosent. Partant des pratiques des habitants d’une grande agglomération des Etats-Unis, il s’agissait (...)

  • La formation de la bourgeoisie progressiste

    Conclusion de Good Neighbors (Première partie)

    par Sylvie Tissot 3 novembre 2015

    Good Neighbors étudie la manière dont un espace a été réhabilité et approprié par un groupe d’habitants bien plus aisés que ceux qui l’occupaient initialement, et ce sans réduire la gentrification aux logiques contemporaines du capitalisme ou aux pulsions répressives d’un groupe privilégié. Nous publions ici, en français, la version remaniée pour l’édition anglaise de la conclusion. Dans un contexte historique marqué par l’héritage politique des années 1960, la désindustrialisation puis le retrait de l’Etat, (...)

  • Qui sont les « bons voisins » ?

    Un point de vue de sociologie critique sur la gentrification (Deuxième partie)

    par Sylvie Tissot 3 septembre 2015

    Que dire de la « gentrification » ? Dans la nouvelle introduction de la traduction anglaise de De bons voisins, Sylvie Tissot propose des outils d’analyse critique des transformations, profondément inégalitaires, des grandes villes d’Amérique du nord et d’Europe. Nous la publions ici en français. Première partie De qui se compose donc cette nouvelle élite, dont la culture marque aujourd’hui le paysage des grandes villes occidentales ? Valorisant le mélange à l’échelle du quartier, cosmopolites dans (...)

  • Good Neighbors

    Un point de vue de sociologie critique sur la gentrification (Première partie)

    par Sylvie Tissot 1er septembre 2015

    Que dire de la « gentrification » ? Dans la nouvelle introduction de la traduction anglaise du livre De bons voisins, Sylvie Tissot propose des outils d’analyse critique des transformations, profondément inégalitaires, des grandes villes d’Amérique du nord et d’Europe. Nous la publions ici en français. « Landlords are the real terrorists » : par ces quelques mots rageurs inscrits sur la vitrine, le gérant du diner Life Cafe situé sur Tompkins square à New York mettait la clef sous la porte. Confronté (...)

  • Des différentes formes d’extorsion du travail aujourd’hui

    Préface au livre de Christine Delphy Pour une théorie générale de l’exploitation

    par Isabelle Courcy, Melissa Blais 13 juin 2015

    Au Québec, Christine Delphy est souvent présentée comme l’une des premières féministes à avoir dénaturalisé le « sexe » en France, et, par conséquent, une pionnière dans l’entreprise de la conceptualisation du genre. Moins nombreuses sont les présentations qui soulignent l’apport de Christine Delphy à l’économie politique. Et pourtant. En plus de pointer les écueils des théories de Marx sur l’économie et les rapports d’exploitation, Christine Delphy compte aussi parmi les premières à avoir pensé l’articulation (...)

  • Les plus silencieuses

    Un souvenir important

    par Pınar Selek 2 juin 2015

    Nous sommes dans un collège d’Istanbul, peu après le coup d’Etat de 1980. On y chante, comme on le fera dans toutes les écoles jusqu’aux années 2000, tous les lundis matins et tous les vendredis après-midis, cet hymne nationaliste : « Heureux celui qui se dit turc ! » – et la formule est même inscrite au fronton de l’établissement. Fille d’un dissident emprisonné, Pınar Selek est en classe avec des dizaines d’adolescentes « obsédées par les marques », quelques filles d’intellectuels de gauche, deux Juives (...)

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