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Divers

Dernier ajout : 19 juillet.

Tous les articles de cette rubrique

  • La fabrique des damnés

    Réflexions sur l’éducation nationale à Mayotte

    par Raya 6 juillet 2018

    Entre inconscient colonial et violence symbolique, Mayotte peine à trouver un équilibre social. À des années lumières du doux fantasme selon lequel chacun s’émanciperait par l’école, l’éducation dans sa conception actuelle représente tout au plus un obstacle supplémentaire au développement, tant elle passionne plus pour sa valeur pécuniaire que pour ses apports intellectuels. En 1818 eut lieu, dans le domaine de l’enseignement, une singulière expérience intellectuelle dont Jacques Rancière nous rend (...)

  • Une héterotopie coloniale

    Quelques réflexions sur la situation à Mayotte

    par Raya 6 juillet 2018

    Laboratoire de la post-colonie républicaine, Mayotte est l’exemple même d’une société aux valeurs profondément bouleversées par les fictions juridiques et les idéaux de l’occupant, au point de devenir aujourd’hui le terrain d’expression privilégié d’une macabre « xénophobie », dans l’indifférence des pouvoirs publics. « L’importance de la nature ne doit-être ni sous-estimée, ni sur-estimée ; assurément le doux ciel d’Ionie a beaucoup contribué à la grâce des poèmes homériques, cependant à lui seul il ne peut (...)

  • Mémoire du groupe des étrangers

    À propos d’une chanson célèbre

    par Laurent Lévy 21 février 2018

    Le 21 février 1944, Missak Manouchian et vingt-et-un membres de son groupe de Résistance, le FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans, Main d’Oeuvre Immigrée), étaient arrêtés et fusillés par les Nazis. Olga Bancic, arrêtée elle aussi, était décapitée quelques mois plus tard. Le texte qui suit leur rend hommage. Pour beaucoup, la mémoire du « groupe des étrangers » est d’abord celle d’une chanson : « L’Affiche rouge » composée par Léo Ferré sur un poème de Louis Aragon, « Strophes pour se souvenir »... Ce texte, (...)

  • Des résultats bien définitifs pour une enquête « à paraitre »

    Le coup double d’Olivier Galland contre la sociologie et les jeunes « d’origine étrangère »

    par Renaud Cornand 5 décembre 2017

    Si des chercheurs en sociologie peuvent parfois être invités à s’exprimer dans la presse, il est extrêmement rare que la publication de travaux de sciences sociales soulèvent un grand intérêt médiatique, sauf exception.... Il semble en fait qu’il existe une méthode efficace pour favoriser la publicité de résultats de recherche : reprendre, en leur donnant les atours de la scientificité, les poncifs les plus éculés du sens commun. Et s’il est bien un domaine où cette stratégie apparaît particulièrement (...)

  • Archives et raison d’Etat

    Retour sur l’affaire Einaudi-Grand-Lainé

    par Fabrice Riceputi 27 novembre 2017

    La presse vient de révéler un projet des plus inquiétants de l’actuel ministère de la Culture. Ce dernier, au prétexte d’exigences budgétaires, semble s’apprêter à ne plus « privilégier » que la conservation de ce qu’il qualifie d’ « d’archives essentielles »… Comme on le verra à la lecture du texte qui suit, cette tentation d’éliminer des traces du passé au nom d’une raison technocratique et/ou d’Etat n’est pas nouvelle. Extrait du livre de Fabrice Riceputi, La bataille d’Einaudi, comment la mémoire du 17 (...)

  • « Enquête » bâclée, santé sauvée

    Quand Le Figaro se dresse contre la wahabisme

    par Sebastien Fontenelle 18 octobre 2017

    Le Figaro magazine a consacré sa couverture et un ahurissant dossier aux « agents d’influence de l’islam » ... Soit : une dizaine d’ « intellectuels, responsables politiques ou acteurs associatifs », emmené.e.s par « Edwy Plenel, capo dei capi », qui selon cette prestigieuse publication « investissent » massivement « l’espace médiatique », et qui se reconnaissent à ce qu’ « à leurs yeux, le musulman incarne la nouvelle figure de l’opprimé », qu’ « il importe de (…) défendre contre l’homme blanc qu’ils accusent (...)

  • Kebab, football et « savoir-être »

    Extrait du livre de Mariame Tighanimine : Différente comme tout le monde

    par Mariame Tighanimine 11 octobre 2017

    Dans le macro-monde social comme dans le village militant, le nous se porte bien et le je a mauvaise presse. Mais si ce dernier est rejeté souvent du côté de l’égotisme, du narcissisme ou de l’individualisme (démocratique, occidental, postmoderne, de la masse, de la jeunesse, et ainsi de suite), il n’est pourtant pas certain qu’il le soit plus – égotique et narcissique – que le nous dans ses différentes variantes (nationale ou partisane). Ici comme ailleurs, souvent, c’est celui qui le dit qui y est : (...)

  • Le « Parcours de sortie de la prostitution » : une grande arnaque

    Quelques remarques critiques sur un prétendu « volet social »

    par Thierry Schaffauser 24 mars 2017

    La loi du 13 avril 2016 pénalisant les clients des prostituéEs a considérablement aggravé les conditions de travail et de vie de ces dernierEs. C’est pourquoi le STRASS appelle à une manifestation le samedi 8 avril 2017, exigeant l’abrogation de cette pénalisation – et de toute mesure prohibitionniste. Le texte qui suit revient, plus précisément, sur le volet social qui était censé accompagner la politique de pénalisation... Un des objectifs de la loi du 13 avril 2016, de réduire « la demande » d’achat (...)

  • La langue des maîtres et sa fabrique

    Quand le licenciement devient un « plan social », et la grève une « prise d’otage »

    Après plus de dix ans de travail critique au sein du collectif Les mots sont importants, si l’on doit caractériser à grand traits la langue des maîtres, on peut dire qu’elle repose sur une logique binaire au fond très ancienne, déjà à l’œuvre dans la novlangue totalitaire ou coloniale décrite par Orwell : euphémisation de la violence des dominants (État, patronat, pression sociale masculiniste, hétérosexiste et blanco-centré), et hyperbolisation de la violence des dominé-e-s... Ce double mouvement (...)

  • Penser face à l’horreur

    Un monde immonde engendre des actes immondes

    par Saïd Bouamama 16 novembre 2015

    À l’heure où nous publions ce texte, le bilan des tueries parisiennes est de 129 morts et de 300 blessés. L’horreur de cette violence injustifiable est absolue. La condamnation doit l’être tout autant, sans aucune restriction et/ou nuance. Les acteurs et/ou commanditaires de ces meurtres aveugles ne peuvent invoquer aucune raison légitime pour justifier ces actes immondes. La tragédie que nous vivons débouchera sur une prise de conscience collective des dangers qui nous menacent ou au contraire sur (...)

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