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Sarkophrénie française

Réflexions sur un quinquennat

par Hassina Mechaï
5 février 2012

Dès 2005, on avait assisté à sa très facile ascension dans les médias. Ici un reportage sur les coulisses de la place Beauvau où le petit Louis passait opportunément sa blonde tête, ersatz neuilléen de John-John Kennedy. Là un débat télévisé, joute oratoire bien huilée, qui l’avait vu, par la magie d’un léger différé bien opportun, terrasser l’hydre enturbannée et barbue qui prenait alors les traits d’un philosophe musulman. Dira-t-on jamais assez à quel point les médias lui ont créé complaisamment une stature de Président avant même qu’il ne soit élu ? Puis nous est revenu en tête la phrase lapidaire d’Emmanuel Todd qui qualifiait Sarkozy, puisqu’il s’agit bien de lui, de « machin ». Au-delà de l’allusion gaullienne, le politologue exprimait déjà son étonnement devant l’élection d’un tel homme, pur produit de télé marketing électoral...

Que les Français lisent peu la presse étrangère est un grand bien - sinon ils se seraient rapidement rendu compte à quel point, hors de nos frontières, cet étonnement est partagé. La France, vaste village Potemkine, a des façades factices médiatiquement bien ripolinées. Chef charismatique et volontaire en deça des Pyrénées et de l’Atlantique, notre président est présenté comme velléitaire et fanfaron au-delà.

Ahurissement donc devant cette accession au pouvoir, mais au-delà un questionnement. Car l’élection d’un tel homme dit beaucoup de la France de 2007, qui massivement a su se reconnaître en lui. Nicolas Sarkozy est-il un symptôme ? La France s’est-elle dotée d’un président à son image et à sa ressemblance ? Et si Nicolas Sarkozy avait été élu non pas malgré sa façon d’être et de penser mais justement et précisément en raison de celles-ci ?

Un président ob-scène

Le paradoxe de Sarkozy est qu’il est si transparent, si évidemment évident, qu’il en devient opaque et redondant. Et on revient comme médusé par cette transparence, comme désorienté par elle. Car il n’y a rien à chercher, à interroger, à mettre en perspective puisque tout est là, étalé, volontairement mis à nu. Pourquoi chercher à dévoiler, à creuser puisque rien ne semble caché, enfoui ? Pourquoi douter puisque tout le discours présidentiel use et abuse de la notion de « vérité », et d’évidences présentées comme évidemment évidentes, tautologie médusante s’il en est. Le champ lexical présidentiel est très largement dominé par les notions de transparence : les « franchement », les « je vais vous faire une confidence » et les « moi, je vous dis la vérité » fusent hors des discours précautionneusement balisés par Guaino. Or l’évidence ne s’interroge pas, elle s’impose.

Ici résident la force et le paradoxe de Sarkozy. En cela il est bien différent de Mitterrand, dans la façon qu’avait ce dernier d’être tout en ombres et clair-obscur. Avec Mitterrand, on avait envie de comprendre, de regarder derrière le rideau du spectacle présidentiel. Rien de cela chez Sarkozy puisque la coulisse est également sur scène Tout est brouillé, tous les codes du spectacle sont explosés. Et tout comme Chirac abusait du mot « naturellement », au plus fort d’un mentir-vrai constant, Nicolas Sarkozy abuse de la « vérabilité », de cette illusion que non seulement il dit la vérité, mais qu’il l’a dit envers et contre tous, dans la lutte et la rupture. Il crée donc de façon illusoire une transparence opaque, une évidence dissuasive.

Sidérante forme de politique tout entière fondée non pas sur l’évitement mais sur le trop plein, non pas sur le vide du pouvoir, mais sur sa vacuité. La politique qu’il mène perd dans le même mouvement de son marquage éminemment idéologique puisque la personne, la personnalité même du Président font comme écran. En d’autres termes, ce qu’on retient de la politique de Sarkozy, c’est Sarkozy lui-même.

La télé réalité, dans sa crue évidence, est le dispositif spectaculaire qui illustre le mieux le sarkozysme comme brouillage volontaire avec sa vérité factice, sa réalité artificielle et son temps figé. Le déferlement de cette « réalité à distance » dans les années 2000 a certainement préparé l’avènement de Nicolas Sarkozy qui semble en avoir compris les codes tant ils lui correspondent. La fausse transgression et le narcissisme des petites différences propres à ces émissions ont annoncé cette permanence de l’image et cette impermanence des mots qui caractériseront le mandat sarkozyste. Pas de Nicolas sans Loana donc ? Peut-être… Et tout comme la télé réalité annulait la réalité tout en prétendant l’incarner, la politique de Sarkozy incarne toute entière l’idéologie tout en prétendant l’avoir dépassée.

Mon Président, ce héros.

Roger-Gérard Schwarzenberg a bien montré, dans L’Etat spectacle, que chaque dirigeant devait figurer un archétype scénique : De Gaulle a été le Père, lointain et charismatique. Truman, Pompidou, et dans une volonté toute calculée, François Hollande, figurent l’homme ordinaire, le common man plein de bon sens et si semblable à ses électeurs. Enfin, Kennedy, Giscard ont joué le rôle du leader de charme, celui qui cherchait moins à convaincre qu’à séduire. Ces rôles se succèdent ainsi dans un mouvement bien rôdé. Après le Père étouffant suit le common man débonnaire. Puis, l’électeur lassé de cette banalité, fait généralement appel au leader de charme dynamique, lequel finit à son tour par inquiéter. Balancier électoral donc, où Sarkozy a tenu non pas un seul rôle, mais plusieurs.

Il s’est fait parfois Père de la Nation, surtout au moment des pics de tension internationale. Tantôt aussi il s’est essayé au Monsieur Tout Le Monde, lors de ses sorties en province essentiellement. Enfin, et c’est son registre préféré, il aime à se présenter comme un leader de charme avec tous les signes extérieurs de cette « charmitude » : épouse décorative, train de vie luxueux, jets internationaux. Ne dira-t-il pas à Carla Bruni, peu après leur rencontre :

« On fait le même métier, séduire. Toi par tes chansons et moi par mes discours ».

Mais aucun de ces costumes ne lui sied vraiment, qu’il soit trop grand, trop étriqué ou trop mal ajusté. Ainsi quand il prend la stature de Père de la Nation, on doute tant Nicolas Sarkozy figure mieux l’éternel fils que le Père éternel. Quand il s’essaye au common man, la rolex et les nuits au Fouquet’s démentent ce rôle de composition de notre « cher » président. Enfin, quand il joue la gamme du leader de charme, il ne créé pas un personnage original mais demeure dans la copie maladroite. Car Nicolas Sarkozy ne s’en cache pas : son modèle à lui c’est JFK, du moins le Kennedy de la fable médiatique. Ne déclarera-t-il pas, au lendemain de son élection :

« Si vous avez aimé Jackie Kennedy, vous adorerez Cecilia Sarkozy ».

Puis, lors de sa rencontre avec Carla Bruni :

« On fera mieux que Marilyn et Kennedy ».

Sauf qu’à imiter la fable médiatique qu’était Kennedy, Nicolas Sarkozy devient le simulacre d’un simulacre, l’imitation de l’artifice. Il ne fait pas ainsi de sa vie une fiction, mais peuple de fictions sa vie. Plus largement, il n’inscrit pas sa politique dans l’histoire, mais peuple d’histoires-narrations sa politique.

Aussi Sarkozy est-il certainement devenu le premier Président de ce que Jacques Baynac a appelé « La société de Fiction », définie comme « une formidable accumulation de valeurs sans valeur » [1].

Sarkozy offrirait ainsi une politique de fictions, ectoplasme inconsistant, inconstant mais qui cache un soubassement et une armature idéologiques structurés. Un squelette solide sous un drap idéologique flottant. Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy a pu déclarer récemment à propos de Marine Le Pen :

« On ne peut pas lui reprocher de vouloir être attentive à l’inquiétude des Français. Mais, par rapport à cette folie qu’elle propose de sortir de l’euro, il faut être intraitable. »

Clair aveu : le point d’achoppement entre l’UMP et le FN ne réside pas dans les « valeurs républicaines » dont il nous rebat pourtant les oreilles. Non, le seul barrage idéologique est économique, avec l’euro en point de rupture. La seule structure idéologique du Sarkozysme est ainsi résolument le libéralisme économique. Le reste n’est qu’un souple habillage habile qui flotte au gré d’une opinion chauffée à blanc.

« Le pays dont le Prince est un enfant » [2]

La comparaison a valu à un certain journaliste une disgrâce cathodique foudroyante. Pourtant à écouter Nicolas Sarkozy, le terme de « petit garçon » n’est pas faux, qu’il puisse naïvement déclarer « Obama, c’est mon copain » ou qu’il déroute par son comportement dans la solennité de sommets internationaux. Comme les plus jeunes enfants, il ne fait pas de différence entre son monde intérieur et l’extérieur. Aucun filtre, aucune barrière de sécurité ne viennent garantir un minimum d’imperméabilité existentielle. Comme un enfant, tout se voit et tout est instantané chez lui. Comme un enfant, ses joies deviennent automatiquement celles de tout le monde, et ses peines également. Sa vie doit tenir lieu de festin existentiel pour chacun, et il semble penser de façon bien naïve que les miettes qui en tomberont nous rassasieront certainement :

« Carla et moi, c’est du sérieux ».

Il est également dans la toute-puissance non pas de l’action créatrice mais de la parole créatrice, le avra ka davra hébreu - « je crée en parlant ». Il suffit qu’il dise pour que cela soit, du moins théoriquement. C’est la pensée magique de l’enfant démiurge, qui créé son univers à partir de sa seule volonté. Ce côté enfantin se devine également dans son rapport à la force, à la confrontation comme seul mode de relation possible. Cette tension permanente s’est surtout perçue avec les Français issus de l’immigration. Car si Le Pen vomit ces derniers à l’imparfait du subjonctif, si le PS tente de les amadouer au futur et parfois au conditionnel, Nicolas Sarkozy, lui, les honnit à l’impératif et parfois à l’agressif.

Enfin l’enfant derrière le masque de président se devine aussi dans sa quête inconsciente d’approbation/détestation du Père, quel que soit celui qu’il s’est choisi politiquement. Sans faire du « psychologisme », En effet, Sarkozy est l’archétype du frère cadet ; et toute sa vie politique peut se lire sous le prisme d’une rivalité avec un « frère » pour devenir le fils préféré d’un « Père » par procuration. Le ralliement au profit de Balladur peut ainsi aisément se comprendre comme le désamour de Sarkozy envers un Chirac qui préférera Juppé, tout comme d’ailleurs sa haine envers Villepin, autre « frère aîné » de substitution, dominateur et méprisant. Ses relations désastreuses avec Obama obéissent peut être au même schéma. Son élection a-t-elle été la résolution d’un drame intime dans lequel la politique avait peu à faire ? Toute la question est de savoir si la France a les moyens de lui offrir encore cinq ans de compensation à bon compte.

Une politique anomique

« Il fallait qu’elle pût retirer des choses une sorte de profit personnel ; et elle rejetait comme inutile tout ce qui ne contribuait pas à la consommation immédiate de son cœur. »

« Elle n’aimait la mer qu’à cause de ses tempêtes, et la verdure seulement lorsqu’elle était clairsemée parmi les ruines ».

Ainsi Flaubert décrivait Emma Bovary. Ces mots traduisent plus largement une maladie de civilisation toute contemporaine, le bovarysme, maladie à laquelle n’échappe pas le pouvoir sous Sarkozy. Là, seule la péripétie compte, seul le mouvement, même simulé, même inutile, prévaut. Dans le bovarysme, il faut le tumulte et la crise pour se sentir exister, quitte à créer cette crise artificiellement. Dans cette façon d’envisager la vie et la politique, pas de petits pas méticuleux mais de constants grands écarts, pas d’actions mais des réactions…

Avec Nicolas Sarkozy, ce bovarysme se traduit par une anomie paradoxale, anomie entendue comme désintégration des normes sociales. Sa politique l’est doublement. D’abord dans la façon qu’il a eu de se saisir de chaque soubresaut de l’actualité, les faits divers surtout, pour proposer systématiquement ou presque une loi. Or la loi, carrefour de la politique et de la société, se doit de conserver sa distance entre ces deux pôles, les transcender sans en être l’otage. Avec Sarkozy, elle est devenue écume d’actualité, au lieu de traduire les vagues profondes de la société. De réaction en réaction, de soubresauts législatifs souvent non suivis des règlements nécessaires à l’application, sa politique s’est résumée à une inflation législative stérile. La loi impuissante et impotente, le trop-plein créant le vide. Mais sous l’impuissance d’un patchwork législatif mou et inconstant, se devine une autre construction législative, solide et bien ficelée celle-là : toutes les lois qui ont trait au droit patrimonial, au droit fiscal et au droit des affaires, le seul pan législatif qui a vraiment intéressé notre « Président des riches ».

La seconde forme d’anomie sarkozyste a été sa façon de se saisir de certains fondements de la société, de son imaginaire idéologique, pour mieux les annuler. Qu’il célèbre la valeur travail tout en favorisant les revenus stériles du Capital, qu’il truffe ses discours de références à Jaurès tout en menant une politique libérale, Sarkozy semble, encore une fois, vouloir dépasser toute ligne de démarcation idéologique alors qu’il demeure tout entier dans l’idéologie. L’exemple le plus frappant est celui de la lecture de la lettre de Guy Môquet.

La stratégie de contournement esttrès habile. Le président envisage la Seconde Guerre mondiale dans ce qu’elle a d’humainement sacré - selon l’étymologie du mot : ce qui est mis à part, séparé. Et, en se faisant le gardien jaloux et sourcilleux de la mémoire de cette guerre, il prétend en devenir, dans le même mouvement, l’animateur officiel. Dès lors, il peut se saisir dans le même mouvement du programme du Conseil national de la Résistance, qu’il prétend tout autant garder et faire vivre. Mais toute sa politique montre que son souhait est avant tout de déconstruire les acquis sociaux de ce Conseil, pourtant cristallisés dans le préambule de la constitution de 1946.

Tout le Sarkozysme use et abuse de cette méthode. Qu’il s’agisse de célébrer le Gaullisme, la place de la France pour mieux retourner dans l’OTAN et suppléer servilement les Etats unis (Afghanistan, Libye, bientôt Iran ?), de s’appuyer sur la lutte contre Alzheimer pour mieux introduire le principe de franchises dans le système de sécurité sociale, de louer la Nation tout en pratiquant le clientélisme communautaire le plus achevé, la politique de Sarkozy se résume de fait à une habile stratégie de déconstruction idéologique de l’idéologie. Elle se prétend hors des clivages traditionnels alors que cette sorte de méta-idéologie tend à cliver profondément la société française.

Un présent à perpétuité

Gabriel Tarde l’a souligné : le premier effet de l’actualité médiatique est de synchroniser, de construire au même moment entre les individus qui ne se connaissent pas une réalité commune, un intérêt partagé. Le tout est de savoir qui décide de cette « chose ». Cela Nicolas Sarkozy l’a bien compris, lui qui nous donne notre agenda quotidien par sa position privilégiée à l’aval du courant médiatique. S’installe alors l’illusion qu’il colle au mieux de l’actualité, qu’il est « réactif », au plus près des préoccupations des « vrais gens” - alors qu’il ne fait qu’imposer son agenda. L’un de ses coups de maître aura été ainsi d’ériger « l’insécurité » au rang de préoccupation majeure alors que la vraie insécurité qui mine les Français est avant tout sociale. La lutte des races en somme [3], plutôt que la lutte des classes.

Cette façon de créer ou de « coller » au mieux à l’actualité a de fait abouti à une espèce d’espace-temps où seul le présent prévaut, tout entier constitué d’immédiatetés successives, souvent sans rapport les unes avec les autres. Le temps sarkozyste n’a aucune profondeur historique ni aucun élancement vers le futur. C’est une politique de surface qui condamne la France à une vision de poisson rouge : une mémoire quasi immédiate qui nous oblige à faire éternellement le tour de notre bocal. Et cette politique mise cyniquement sur cette absence de mémoire. Le sarkozysme est une politique de tapis de course : on court, on se fatigue, on s’époumone mais on n’avance pas.

Que conclure ? Mitterrand avait prédit, dans une phrase lapidaire :

« Après moi, il n’y aura que des comptables ».

Voilà qui était bien vu. Nicolas Sarkozy semble s’être fait moins Président que factotum, VRP de luxe ou commis voyageur de la « classe » du Fouquet’s.
Mais plus largement, avec les élections de Bush junior, Berlusconi et Sarkozy, nous semblons être entrés dans l’ère du fou du roi ou du bouffon  [4]. Traditionnellement, le fou était le double caricatural du roi, qu’il contrefaisait de façon outrée. Mais seule la Nation est souveraine dans nos ères démocratiques. Dès lors l’électorat italien, américain, français a élu dans un charivari électoral, une caricature de lui-même. Le fou-fait-Roi nous amuse, sa vulgarité ou son inculture nous rendent par contraste presque fins, sa « banalité » nous rassure, son outrance nous rend mesuré. On ne demande pas au fou-fait-Roi de gouverner, mais de jouer la comédie du pouvoir, d’être dans la parodie, la parade, et d’incarner ainsi l’excès pour mieux excuser les nôtres. La bêtise crasse de Bush faisait croire à tout américain qu’il était un génie. La vulgarité abyssale de Berlusconi prenait la forme d’une guignolade permanente qui a amusé un temps les Italiens. Et la France et Sarkozy ? Sa muflerie nous a-t-elle tenu lieu d’anticonformisme ? Son impulsivité de dynamisme national ?. Sa violence verbale et son mépris de l’autre ont-ils fait office d’illusion de puissance pour une Nation claudiquante ?

De quelle façon notre fou-fait-Roi a-t-il caricaturé la France ? Une nation infantilisée, qui ne s’inscrit plus dans l’histoire mais dans « l’actualité », qui n’est plus dans la verbe mais dans la « communication », qui n’est plus dans le temps mais dans l’instant, qui n’est plus dans la puissance mais dans sa fiction narrative, qui n’est plus dans l’action mais dans la péripétie, qui n’est plus dans la mémoire mais dans la trace ? Bulle politique spéculative, tautologie idéologique qui a joué délibérément avec la part la plus inavouable des pulsions françaises, le Sarkozysme n’existe que parce qu’on y croit.

Notes

[1] « Dans cette société où l’argent est roi, la contrefaçon est reine. Aucun domaine, aucune sphère, rien n’échappe à un mouvement de dévaluation du réel qui affecte tout et n’épargne personne. Valeurs individuelles et valeurs collectives, valeurs morales et valeurs sociales, valeurs artistiques et valeurs économiques, valeurs financière et valeurs financière, toutes sont dupliquées, puis contrefaites, enfin dévalorisées ». Dans cette société, il n’y a ni « dehors, ni dedans » et les rapports humains sont comme gazeux, sans structure solide.

[2] Ecclésiaste 10, 16 : « Que deviendras-tu, ô pays, quand ton roi est un garçon et que tes princes ne cessent de manger, même au matin ? ».

[3] Ou plutôt des « communautés », mot médiatique plus soft.

[4] De l’italien buffa  : plaisanterie