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Politiques de la littérature

Dernier ajout : 23 janvier.

Tous les articles de cette rubrique

  • « Odeur de pisse » et odeur de sang

    Réflexions sur la littérature et la politique, à l’occasion de « l’affaire Sylvain Tesson »

    par Pierre Tevanian 23 janvier 2024

    Suite à la nomination de l’écrivain Sylvain Tesson comme « parrain » de la vingt-cinquième édition du « Printemps des poètes », un collectif de poètes, d’écrivains et de personnalités du monde culturel a publié dans le quotidien Libération une tribune s’élevant contre ce parrainage, du fait des thèses réactionnaires dudit Tesson et de ses accointances avec l’extrême droite. Un déferlement d’attaques s’en est suivi, dans la presse d’extrême droite ou de droite extrême, mais pas seulement, (...)

  • Petits soldats, grands enfants

    De l’immaturité comme stratégie littéraire et politique : réflexions sur le mouvement des « Hussards »

    par Vincent Berthelier 29 décembre 2022

    Pendant toute la durée du mois de décembre, nous publions chaque jour la présentation et / ou un extrait d’un livre paru cette année, à offrir, s’offrir ou se faire offrir à l’occasion des fêtes de la Saint Nicolas, de Hanoukkah, de Noël, de la Saint Sylvestre, du Noël orthodoxe, du Noël arménien ou à toute autre occasion. Le livre du jour s’intitule Le style réactionnaire, et prend pour point de départ une tarte à la crème bien vieille et bien moisie, mais qu’on nous sert toujours : le (...)

  • Une race, une langue, un style : le projet célinien

    Réflexions sur le style, la Réaction, et le style réactionnaire

    par Vincent Berthelier 8 décembre 2022

    Un jour, un livre : pendant toute la durée du mois de décembre, nous publions chaque jour la présentation et / ou un extrait d’un livre paru cette année, à offrir, s’offrir ou se faire offrir à l’occasion des fêtes de la Saint Nicolas, de Hanoukkah, de Noël, de la Saint Sylvestre, du Noël orthodoxe, du Noël arménien ou à toute autre occasion. Le livre du jour s’intitule Le style réactionnaire, et prend pour point de départ une tarte à la crème bien vieille et bien moisie, mais qu’on nous (...)

  • « Au service de la langue française »

    Le luchinisme serait-il un sarkozisme ?

    par Christophe Gaudier 1er avril 2020

    Nous devions fêter le 20 mars 2020 les 20 ans du site « Les mots sont importants », avec la présentation en librairie du recueil Mots et maux d’une décennie paru aux éditions Cambourakis. Confinés, et solidaires avec ceux et celles qui ne peuvent pas l’être, en colère contre ceux qui se sont attelés consciemment et systématiquement à détruire le système public hospitalier ces dernières années, nous avons décidé de célébrer autrement cet anniversaire, en proposant à partir de ce 20 mars une (...)

  • Houellebecq « sociologue »

    Les particules élémentaires, ou Le roman noir de la sexualité française

    par Eric Fassin 4 janvier 2019

    Dans les lignes qui suivent, Eric Fassin analyse la vision du monde qu’a proposée Michel Houellebecq dans ses premiers romans, et plus précisément la vision cauchemardesque qu’il développe de la sexualité et de l’émancipation des femmes. Une vision au statut indéterminé, entre prétentions sociologiques, philosophiques et littéraires... et vieux poncifs idéologiques.
    Rappelons-nous : hier encore, nos meilleures têtes allaient partout vantant le charme discret de l’érotisme français. (...)

  • De qui « on » est le nom

    Réflexions d’un Inconsolé

    par Faysal Riad 11 octobre 2018

    Le quotidien Libération vient de consacrer, à un ouvrage qualifié d’ « empathique » sur l’écrivain misogyne, arabophobe et islamophobe nommé Houellebecq, un article lui-même fort empathique, intitulé « Michel Houellebecq, le grand consolateur ». Cet article, signé Emmanuelle Loyer, nous explique que les écrits de Houellebecq constituent « un refuge réconfortant face aux angoisses contemporaines », parce qu’« on s’y reconnaît ». Dans les lignes qui suivent, Faysal Riad critique les (...)

  • Trois thèses sur Houellebecq et Chevènement

    Retour vers le futur

    par Pierre Tevanian 7 janvier 2015

    Le texte qui suit est presque un document archéologique : il été écrit au tout début de l’année 2002, à une époque aujourd’hui oubliée où Michel Houellebecq faisait déjà la une des magazines de la bourgeoisie des grandes villes et où – c’est là ce qui est le plus oublié – un certain Jean-Pierre Chevènement, ex-premier flic de France et rescapé miraculeux de plusieurs semaines de coma, était devenu pour quelques semaines, sous le joli nom de « Troisième Homme », la coqueluche de cette même (...)

  • Les faux subversifs

    À propos de Houellebecq, Dantec, Sollers et autres specimens du star-system littéraire

    par Faysal Riad 15 août 2005

    Dantec, Houellebecq, Beigbeder, Angot, Sollers... voudraient passer (et passent visiblement pour tels aux yeux de nombreux critiques) pour des auteurs subversifs. Comment cela est-il possible ? Comment peut-on être aussi célèbres, aussi célébrés et être ainsi considérés comme « maudits » ? Comment peut-on se sentir aussi seul et vouloir ressembler à Charles Baudelaire lorsqu’on a défendu comme certains éditeurs mondains amis de T. Ardisson le « oui » au référendum sur la constitution (...)

  • Le roman, le rien

    À propos de Michel Houellebecq et du nihilisme

    par Philippe Forrest 25 août 2000

    Ces dernières années, la mise en accusation sans nuance ni appel du nihilisme a pris valeur d’« idée reçue ». Elle revient rituellement dans les propos de ceux qui stigmatisent l’actuelle décadence des lettres françaises et en appellent à une renaissance. Cette insistance même finit par faire bizarrement sens. Et l’on en vient à se demander si la volonté d’en finir avec lui, paradoxalement, ne constituerait pas un des signes les plus puissants du nihilisme.
    L’histoire du « nihilisme » a (...)

  • La barbarie postmoderne

    À propos d’un roman de Michel Houellebecq : Les particules élémentaires

    par Marie Redonnet 24 août 2000

    Les Particules élémentaires, roman de Michel Houellebecq, a été l’événement de la rentrée littéraire de 1998. Tout en s’inscrivant, en la radicalisant et l’amplifiant, dans la série d’événements médiatiques qui ont fait la vie littéraire cette dernière décennie, ce roman, par son ambition proclamée et son retentissement tout autant que par son talent à imposer des personnages et leurs discours, a valeur de symptôme, auquel il faut prêter attention. Si on définit la littérature par le (...)