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Des mots importants

Dernier ajout : 23 février.

Des mots importants proposera un Dictionnaire critique du discours politique : il s’agira, mot par mot, d’analyser les usages (et mésusages) politiques des mots récurrents dans le discours politique, dans les médias ou ailleurs.

Tous les articles de cette rubrique

  • Lettre à Frédérique Vidal

    D’une scientifique qui ne s’est pas soumise à l’autorité

    par Pınar Selek 23 février 2021

    Stupeur, incrédulité (devant tant de bêtise) et effroi (à la pensée des chasses aux sorcières que nous préparent les enquêtes sur « l’islamogauchisme »). Au milieu de ces émotions, une urgence : réagir. C’est ce qu’a fait Pinar Selek, sociologue, militante, enfermée et persécutée par l’Etat turc pour son engagement et son travail (puisque les deux peuvent se croiser sans pour autant se confondre) sur les minorités, notamment kurdes. Réfugiée en en France, elle pensait sans doute que les libertés académiques (...)

  • Aux sources de l’islamogauchisme

    Retour sur un gros concept

    par Laurent Lévy 23 février 2021

    À l’heure où des ministres consacrent définitivement une notion aussi grotesque que pernicieuse idéologiquement, apparue à l’aube des années 2000 dans les cénacles les plus obtus et les plus arriérés du national-républicanisme franchouillard, il nous a paru utile de republier le texte qui suit, qui revient sur l’histoire de ce gros concept, dont la fonction première est la même que celle du concept de communautarisme : stigmatiser, diaboliser, exclure tout ce qui n’est pas français comme il faut – et en (...)

  • Que répondre à celles et ceux que gêne le mot race ?

    Un argumentaire extrait du livre Race

    par Sarah Mazouz 17 janvier 2021

    Les races n’existent pas : bien-sûr ! Faut-il donc renoncer au mot ? Sarah Mazouz répond pas la négative, car si les races n’existent pas, les manifestations du racisme sont toujours là, et partout : inégalités et préjugés, commentateurs d’extrême-droite invités sur les grandes chaînes télé, petites blagues du quotidien, violences physiques et symboliques, et plus largement encore une discrimination massive au travail, au logement, et dans toutes les sphères de la vie sociale. Avec pédagogie, l’auteure (...)

  • Éducation morale et civique : pour qui ? pourquoi ?

    Retour critique sur un mythe national

    par Julien Pontes 13 décembre 2020

    Au regard de l’histoire et des missions, tout sauf neutres, de l’ « éducation morale et civique » (EMC), il n’est pas anodin qu’elle ait été le point de départ de l’assassinat barbare qui a coûté la vie à Samuel Paty, le 15 octobre dernier. Elle se retrouve depuis au centre des débats politiques au sens large, dépassant même le cadre de son enseignement spécifique d’EMC, pour devenir le sens même de l’école et des missions de tous les enseignants.
    En effet, le président de la République l’a affirmé très (...)

  • L’Homme générique n’existe pas

    La preuve par la langue

    par Noé le Blanc 4 décembre 2020

    Alors que de plus en plus de personnes et d’organisations adoptent pour se référer aux êtres humains une langue débarrassée de ses formes masculines soi-disant génériques, le terme d’ « homme » ne semble guère touché par cette évolution : il continue d’être employé de façon quasi-universelle pour désigner tous les membres de l’espèce humaine. Celles et ceux qui défendent cet emploi croient souvent utile de préciser que le mot doit s’écrire avec une lettre majuscule lorsqu’il est utilisé de façon générique. Outre (...)

  • Nul n’éleva la voix

    Pensées arméniennes d’une Algérienne, ou vice versa

    par Lila Benzid-Basset 17 novembre 2020

    En réaction à l’écrasement des Arméniens par les forces turques et azerbaïdjanaises, et en réponse à un texte d’Araxavan interpellant le silence de ceux qui devraient parler et la parole de ceux qui devraient se taire, Lila Benzid-Basset a écrit ces méditations algériennes et arméniennes, que voici.
    Je rajoute de la lecture à un excellent texte d’Araxavan, intitulé « Un cri », qui m’a beaucoup émue. Et notamment à ce passage, qui résonne très fort en moi :
    « À leur arrivée ses ascendants étaient perçus et (...)

  • Un cri

    Solitude arménienne, de Stepanakert à Paris

    par Araxavan 17 novembre 2020

    L’autrice présente ainsi les lignes qui suivent, publiées initialement sur Facebook le 8 octobre dernier : « Il m’arrive très rarement d’écrire sous le coup de l’émotion. Mais c’est arrivé, il n’y a pas longtemps. C’était alors que je regardais la diffusion d’une de ces manifestations organisées à Paris pour la paix en Artsakh ; ça s’est imposé à moi. Trop de fois, trop longtemps, j’ai refoulé ces paroles, espérant que, bientôt, un discours politique – qui n’est jamais venu – exprimerait tout ce que j’avais sur (...)

  • L’école du mépris

    Réflexions sur un tournant autoritaire

    « Le cancer de cette société, c’est le non-respect de l’autorité ». Ainsi s’exprime, à la Une du Parisien, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, à l’heure où une véritable maladie, nommée Covid 19, ravage le pays, à l’heure où l’on atteint 45000 morts, à l’heure où l’impréparation, l’incompétence et les choix irresponsables du gouvernement face à l’épidémie sont mis en causes de toutes parts. Comment dès lors ne pas retourner la question, en se demandant par exemple si le problème n’est pas que les autorités, et (...)

  • « Hier ist kein Warum » (Ici il n’y pas de pourquoi)

    Lettre à Najat Vallaud-Belkacem

    par Noëlle Cazenave-Liberman 17 novembre 2020

    Un article remarquable, paru dans La Vie le 30 octobre 2020, revient sur la teneur sidérante des échanges qui ont eu lieu, à l’initiative de la Fédération des centres sociaux, entre les lycéennes et lycéens et la secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement. Sic. Mais de quel « engagement » ? Celui qui fait avancer tête baissée, à l’aveugle, et foncer dans le tas sans jamais se poser la question du pourquoi et du comment dudit engagement ? Si l’idée nous vient, à entendre les diatribes répétées (...)

  • Même pas peur ?

    Sur le mépris des geignards, des faibles, des malades, des vieux, et sur l’exaltation suspecte de la liberté, du courage et du face-à-face avec la mort

    par Sebastien Fontenelle, Sylvie Tissot 1er octobre 2020

    Vivre sans masques, mais vivre intensément, quitte à en mourir : c’est le projet de vie que nous propose Nicolas Bedos, dans une déclaration contre les « pisse froid » et les « donneurs de leçon ». Où se fait à nouveau entendre une petite musique apparue pendant le confinement qui, alors que l’épidémie reprend et que les restrictions se multiplient cet automne, cherche à orchestrer les mouvements de révolte contre le gouvernement. Parce qu’il y a beaucoup d’autres manières, plus percutantes et surtout (...)

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