En attendant les suites de l’enquête, qui établira qui a fait quoi dans cette violente histoire, on peut d’ores-et-déjà s’inquiéter de tout ce qui, précisément sans attendre les suite de l’enquête, se met en branle avec un zèle et une précipitation sordides : l’incrimination de toute une organisation, et au-delà de tout l’antifascisme, et au-delà de toute la gauche. On peut aussi relever avec effroi une réaction présidentielle qui ressemble à beaucoup d’égards à celle qui avait suivi la mise (…)
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Études de cas
Dernier ajout : 18 février.
Tous les articles de cette rubrique
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Politiques de la minute de silence
Aux monarchistes d’extrême droite, la République reconnaissante
par 24 février 2026 -
Aujourd’hui, 21 février 2026, néofascistes et néonazis vont parader dans la seconde ville de France, au terme d’une sidérante semaine de légitimation tous azimuts. Il y a quatre-vingt deux ans, le 21 février 1944, Missak Manouchian et vingt-et-un membres de son groupe de Résistance, le FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans, Main d’Oeuvre Immigrée), étaient arrêtés et fusillés par les Nazis. Olga Bancic, arrêtée elle aussi, était décapitée quelques mois plus tard. Le texte qui suit leur rend un (…)
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Immigration : une autre voie est possible, nécessaire, urgente
Pour en finir avec le racisme et l’obscurantisme d’État
par 29 novembre 2025Près de deux ans après la terrifiante Union Sacrée de toutes les droites, fascistes inclus, sur un texte de loi opérant un démantèlement sans précédent des droits fondamentaux et une légitimation flambant neuve de l’abjecte « préférence nationale », alors que Marine Le Pen et Jordan Bardella pérorent à bon droit sur leur éclatante « victoire idéologique », à l’heure enfin où un éditorial du Monde nous ressort pour la millième fois, sur l’air du scoop et du génie stratégique, que la gauche (…)
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Retour sur une émeute
À propos de la construction politique et médiatique du « problème des quartiers sensibles »
par 27 octobre 2025L’idée selon laquelle mettre une question « à l’agenda politique » n’est pas en soi une bonne chose et qu’il convient de s’interroger sérieusement sur la mise en forme de ladite question a, semble-t-il, échappé aux journalistes de Médiapart. Au milieu d’une série d’articles très intéressants, on retrouve, dans le dossier consacré par ce média aux révoltes urbaines de 2005, la même sempiternelle nostalgie pour une politique de la ville qui aurait permis de « parler des banlieues ». Mais (…)
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Séparer l’homme de l’artiste : cette injonction a longtemps fonctionné comme une manière de protéger, au nom des oeuvres, les violeurs. Voici, avec ce récit d’une autre forme de séparation, une contribution essentielle à cette nécessaire démystification. Contribution essentielle, et d’actualité alors que Mediapart révèle que l’enquête visant Philippe Caubère est élargie à des faits de proxénétisme. Nous replions donc cet article, initialement mis en ligne le 17 janvier 2025.
J’eus fait du (…) -
Une femme qui ne veut pas baiser, décidément ça ne passe pas
Surmonter le sexisme du Canard Enchaîné, aller voir la pièce La chair est triste hélas !
par 23 septembre 2025Ovidie fait la grève du sexe depuis 4 ans : c’est ce que Anna Mouglalis raconte sur scène, dans une mise en scène tout à fait réjouissante du texte La Chair est triste hélas !. Cette sortie au théâtre nous donne l’occasion de republier ce texte, écrit le 22 mars 2023, dans lequel nous nous arrêtions sur cette réaction sidérée du Canard Enchaîné.
Ovidie fait la grève du sexe depuis 4 ans : une info que le journaliste « F. P. » semble avoir du mal à digérer.
C’est pourtant, plutôt qu’un (…) -
Camus, Trump, le bâton, l’ascenseur et les accidents de voiture
Brèves remarques sur un abject sermon de Caroline Fourest
par 17 juin 2025Après avoir invité à « ne pas comparer » les victimes civiles israéliennes (tuées « délibérément ») et palestiniennes (tuées « involontairement »), après avoir appelé à « diviser si ce n’est par cinq, au moins par dix » le chiffre des victimes palestiniennes, émanant prétendument d’une « source unique terroriste », Caroline Fourest est revenue, le 28 mai dernier, armée de son dictionnaire des citations, nous reprocher de « mal nommer les choses » et donc d’ « ajouter aux malheurs du monde ». (…)
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Le texte qui suit met en relation le crime d’octobre 1961 et son occultation avec l’assassinat de Brahim Bouarram le 1er mai 1995, de celui d’Ibrahim Ali quelques semaines plus tôt, eux aussi occultés. Dédié à toutes les victimes de crimes racistes, il se veut une contribution à la réflexion et à la lutte pour que de tels crimes ne se reproduisent plus. Un rassemblement en hommage à Brahim Bouarram est prévu, comme tous les ans, au Pont du Carrousel, le jeudi 1er mai 2025 de 10h à 12h.
Le (…) -
Pour ce 24 avril, nous republions quelques réflexions parues ici-même il y a cinq ans, inspirées par un questionnement de Yériché Gorizian, du mouvement Charjoum – dans des termes crus, qui ont pu sembler excessifs à certains mais me paraissent justes sur le fond, et demeurent hélas, plus que jamais, appropriés à la situation actuelle des Arméniens, en Artsakh notamment, mais pas seulement. Ce questionnement, le voici : « Comment pouvons-nous commémorer une politique d’extermination qui a (…)
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Admettre le meurtre, nier le crime
Le génocide des Arméniens et sa négation dans les mémoires des Jeunes-Turcs unionistes
par 24 avril 2025Il y a aujourd’hui cent-dix ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonne l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui sont arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt par le (…)


