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Études de cas

Dernier ajout : 22 février.

Tous les articles de cette rubrique

  • Mémoire du groupe des étrangers

    À propos d’une chanson célèbre

    par Laurent Lévy 22 février 2021

    Le 21 février 1944, Missak Manouchian et vingt-et-un membres de son groupe de Résistance, le FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans, Main d’Oeuvre Immigrée), étaient arrêtés et fusillés par les Nazis. Olga Bancic, arrêtée elle aussi, était décapitée quelques mois plus tard. Le texte qui suit leur rend hommage.
    Le 21 février 1944, Missak Manouchian et vingt-et-un membres de son groupe de Résistance, le FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans, Main d’Oeuvre Immigrée), étaient arrêtés et fusillés par les Nazis. Olga (...)

  • Des fossoyeurs malhonnêtes

    Hommage à Pierre Bourdieu, et à tou.te.s les sociologues critiques

    par Pierre Tevanian 17 février 2021

    Dixit la ministre des universités, mais aussi son ministre de tutelle, mais aussi leur chef à tous les deux qui est aussi le chef de l’État : ce sont les sociologues islamo-gauchistes ou sous influence étatsunienne qui produisent de la « division » au sein du corps glorieux de la grande et belle et harmonieuse nation française ! Un vieux reproche, croulant même, aussi vieux que la sociologie elle-même, qui avait servi il y a deux décennies à diaboliser Pierre Bourdieu, et auquel nous avions à (...)

  • Eugénisme progressiste

    A propos de récentes (et moins récentes) déclarations sur les jeunes et les vieux

    par Sylvie Tissot 4 février 2021

    Il y aurait des « vies qui en valent plus que d’autres », a affirmé François de Closets récemment, les autres désignant les plus de 80 ans, vivant une sorte de « bonus » facultatif, surtout en temps de pandémie. Ces propos atroces en rappellent d’autres, tenus il y a 10 ans dans la France de Sarkozy, et ils participent du même eugénisme que nous dénoncions alors quand Alain Minc avait lancé une très abjecte proposition sur les « très vieux ». La tonalité « progressiste » que ce dernier tentait de mettre en (...)

  • La faute aux réseaux sociaux

    Mépris de classe et élitisme culturel dans la (re)découverte d’un nouvel ennemi.

    Pour ou contre les réseaux sociaux ? C’est un peu comme si on vous demandait si vous êtes pour ou contre : les ordinateurs, la musique pop ou… les M&M’s. Ca dépend : comment, quand, combien et combien de temps ?
    Il n’y a peut-être pas grand intérêt à rentrer dans un tel débat, sauf que cet empressement à désigner un ennemi et un responsable est un peu suspect.
    Car même quelqu’un qui n’a ni compte Facebook ni compte Twitter sait parfaitement qu’y circulent des propos d’une extrême violence, des (...)

  • Male gaze dans la littérature

    Les écrivaines sous le regard des hommes

    par Wissam Dief 30 décembre 2020

    Les créatrices ont régulièrement mis en lumière les problèmes qu’elles rencontraient dès qu’elles voulaient faire œuvre. Il est ironique de voir comment la métaphore de la gestation a été très souvent utilisée par des auteurs hommes pour représenter le processus de création artistique. Dans le même temps, on déniait aux femmes la prétention à faire de même, selon l’antique partage producteurs/reproductrices.
    Nancy Huston, dans son Journal de la Création, parcourt les biographies de sept écrivaines et artistes, (...)

  • Parce que rien n’est fini...

    Réflexions sur la solitude des Arméniens, entre vrais ennemis, faux amis et abonnés absents

    par Pierre Tevanian 22 novembre 2020

    Parce que rien n’est fini dans le Haut Karabagh, parce que le sort des Arméniens est plus précaire que jamais, les soutiens sont nécessaires. Il est toutefois des soutiens qui sont non seulement inutiles mais nocifs et offensants – en particulier ceux qui, au lieu d’essayer d’empêcher l’écrasement des Arméniens, contemplent le désastre et capitalisent politiquement dessus en prenant la pose de l’oracle. Par exemple pour mener, loin du Caucase, au sein de l’Hexagone, des campagnes racistes. Les lignes (...)

  • « Ne parlez pas, il faut aimer »

    Le collectif Les mots sont importants vous offre une (première) leçon d’obscurantisme républicain

    L’heure n’est plus à questionner, moins encore à critiquer. L’heure, à vrai dire n’est pas à parler, mais à aimer. Mais pas à aimer n’importe quoi ou n’importe qui. Pas trop à aimer les musulman.e.s, par exemple. Ni les enseignant.e.s. Ni la liberté, l’égalité, la justice. Mais plutôt la République et la police. Viscéralement, aveuglément, inconditionnellement. Fanatiquement, serait-on tenté de dire, si ce mot n’était pas réservé aux ennemis de la République et de sa police. D’un amour éternel et sans divorce – (...)

  • « Tout doit disparaître »

    Quand l’azerbaïdjan réécrit l’histoire et la géographie

    par Charjoum 18 novembre 2020

    Les mots sont importants, les noms communs comme les noms propres – et parmi ces derniers, notamment, les noms de lieux. C’est ce que vient nous rappeler, ci dessous le collectif Charjoum (Le mouvement), qui se définit comme un « mouvement de défense des droits des Arméniens et des Arméniennes, solidaire avec toutes les luttes d’émancipation, pour la justice ». Pour information, par exemple, Stepanakert est la capitale d’une république autonome de fait, bien que non reconnue ar un Droit international (...)

  • Diffamation

    Droit de réponse adressé à Marc Weitzmann, responsable de l’émission Signes des temps, sur France Culture

    par Pierre Tevanian 17 novembre 2020

    Alerté par une amie, Pierre Tevanian a découvert, ce dimanche 15 novembre, une émission de France culture le mettant en cause avec des propos d’une malveillance et une fausseté stupéfiantes, relevant de ce que l’on nomme, en droit, la diffamation. Voici donc une lettre qu’il a adressée à Marc Weitzmann, responsable de l’émission où ont été proférées les allégations diffamatoires – par un certain Jean-François Braunstein . Nous la rendons publique ici parce qu’elle nous a paru instructive, sur les moyens tout (...)

  • Le mur meurtrier de la Méditerranée

    L’assassinat institutionnel de masse de l’Union européenne

    par Saïd Bouamama 14 novembre 2020

    Plus de cent morts en trois jours. Plus de 3300 en 2018 et 2019. Plus de 3400 migrants en 2014. Tous morts en tentant de traverser la Méditerranée . Ce chiffre macabre fait de la Méditerranée la frontière la plus meurtrière, le nombre total de décès pour le monde entier étant par exemple de 4272 en 2014. Sur une durée plus longue ce sont plus de 20 000 migrants qui ont perdu la vie entre 2000 et 2015. La tendance est de surcroît à une hausse permanente, l’année 2014 ayant battu tous les records en (...)

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