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Silences et oublis

Dernier ajout : 5 mai.

Tous les articles de cette rubrique

  • Le déni n’est pas la solution

    Contre-vérités et réécriture de l’histoire à Mayotte

    Cette tribune est parue sur Mediapart en avril 2018, alors que l’île de Mayotte était secouée par de violentes chasses à l’homme et des destructions de villages à caractère nettement xénophobe. Les auteur·es ont accepté que ce texte soit reproduit ici pour revenir sur le contexte historique expliquant ces poussées de violences racistes, et déconstruire des contre-vérités trop souvent énoncées. Parmi celles-ci, l’idée d’une immémorielle spécificité de Mayotte par rapport à l’archipel des Comores est tenace, (...)

  • Hommage à Brahim Bouarram

    Retour sur un crime raciste et son effacement

    par Pierre Tevanian 1er mai 2019

    Le mardi 1er mai 2019 de 11h à 12h, à Paris, au Pont du Carrousel (Paris, Métro Saint Michel), plusieurs associations appellent à un hommage à Brahim Bouarram, assassiné par noyade il y a 23 ans par un militant du Front national. Le texte qui suit est une réflexion à partir de cet assassinat et de son invisibilisation politique. Dédié à Brahim Bouarram et à toutes les victimes de crimes racistes, il se veut une contribution à la réflexion et à la lutte pour que de tels crimes ne se reproduisent plus. (...)

  • « Ce barbu aux épaules larges »

    Le collectif Les mots sont importants vous offre un classique du mouvement ouvrier, et trois questions

    L’affaire de la Ligue du LOL a mis au grand jour cette réalité cruelle pour les hommes de gauche, occultée par des années de féminisme d’Etat : le sexisme est présent et prospère dans les quartiers de centre-ville, au sein des élites cultivées, chez les mecs cool. Nous n’avons pas fini de prendre la mesure de la haine profonde des femmes qui règne dans les milieux prétendûment progressistes – et, nous voudrions le rappeler, y compris chez les notables de cette gauche radicale, intellectuelle, éditoriale, (...)

  • Omerta dans la polis

    La violence policière et comment on en parle (ou pas)

    par Pierre Tevanian 18 mai 2016

    A l’heure où une violence policière sous commandement socialiste se déchaîne, nous reproduisons une intervention orale faite lors d’une Journée contre les violences policières organisée à Nice en février 2011, par le Comité Vérité et Justice pour Hakim Ajimi. Elle reste hélas d’actualité.
    Le point de départ de mon intervention sera le titre du livre de Sihem Souid, Omerta dans la police, mais écrit autrement : Omerta dans la polis. En effet, polis, en grec ancien, signifie la cité, la communauté politique, (...)

  • La séparation

    Sur les drames historiques et leur mémoire

    par Brahim Senouci 24 mars 2016

    Il y a quelques semaines, j’ai expérimenté un immense sentiment de solitude, d’autant plus paradoxal qu’il s’est produit lors d’un dîner « entre amis ». Outre les bons plats concoctés aussi bien par nos hôtes que par les commensaux, la littérature était au menu.
    Mauvais début…
    Une dame fait l’éloge du livre de Sansal, « 2984 ». L’assistance l’écoute avec recueillement. Le climat est à l’approbation. Toutefois, quelques-uns gardent le silence. Un critique littéraire connu bougonne quelque chose du style : « il (...)

  • Des millions d’emplois interdits

    Cartographie d’une discrimination légale

    par Alexis Spire, Antoine Math 8 août 2015

    Paru dans Plein droit, la revue du Gisti en 1999, le texte qui suit garde malheureusement toute sa pertinence plus de quinze ans après puisque l’interdiction aux étrangers « non-européens » de 30% des emplois disponibles sur la marché du travail perdure toujours aujourd’hui, à de rarissimes exceptions près (la plus notable étant celle de la RATP qui a ouvert ses 45000 emplois à tou-te-s en 2002) et dans une indifférence quasi-générale. Il nous a donc paru nécessaire d’insister, une fois encore, sur (...)

  • Au nom du féminisme, la secrétaire d’État aux droits des femmes s’est dite favorable à l’interdiction du voile à l’université. Pour lutter contre les inégalités entre les sexes, nous dit-on. Au même moment, une grève peu visible se déroule à l’université Paris 8, à Saint-Denis, depuis bientôt deux mois...
    Cette grève a pour actrices principales des femmes, secrétaires pour beaucoup, qui appartiennent à la plus basse catégorie de la fonction publique, la catégorie C. Des femmes membres des classes populaires (...)

  • Et si on arrêtait de parler de Charlie ?

    À propos de « nous » et d’ « eux », et de la nécessité de sortir du choc des civilisations

    par Sellouma 26 février 2015

    Les lignes qui suivent sont une réponse aux discours et pratiques amalgamant les populations victimes de l’islamophobie et du racisme d’état en ce beau pays de merde…
    L’envie d’écrire est née de la lecture de l’article de Pacôme Thiellement, « Nous sommes tous des hypocrites », lui-même écrit en réponse frontale aux « Je suis charlie » de l’après 7 janvier, et qui a suscité en moi un certain malaise. L’article de Pacôme cible à juste titre un « nous », celui que l’élite politique, médiatique et culturelle a (...)

  • Un négationnisme structurel

    Le génocide rwandais et sa négation

    par Jean-Pierre Chrétien 21 avril 2014

    L’historien Jean-Pierre Chrétien, directeur de recherche émérite, après une carrière universitaire d’enseignant-chercheur, est un spécialiste de l’Afrique orientale, en particulier la région des Grands Lacs. Il revient, dans les lignes qui suivent, sur les différentes stratégies de négation du génocide rwandais.
    En mémoire de Jean-Népomucène Nkurikiyimfura, historien rwandais, mon ancien étudiant et collègue, et à sa femme et à ses enfants, assassinés chez eux, à Butare, en 1994 pour le seul fait d’être nés (...)

  • L’Inavouable

    Retour sur le génocide rwandais et ses complicités françaises

    par Patrick de Saint-Exupéry 14 avril 2014

    Rédigées il y a cinq ans, en mars 2009 à l’occasion de la réédition du livre L’Inavouable. La France au Rwanda, les lignes qui suivent reviennent sur la responsabilité française dans le génocide de 1994, et son interminable occultation. Nous les republions, avec l’amicale autorisation des Editions Les Arènes, à l’occasion du vingtième anniversaire du génocide.
    Je suis allé pour la première fois au Rwanda en 1990, comme journaliste. J’avais 28 ans. François Mitterrand était à l’Élysée, Michel Rocard à (...)

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