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Politiques de la mémoire

Dernier ajout : 15 août.

Tous les articles de cette rubrique

  • Tenir le racisme à distance

    Ou comment américaniser pour mieux dénier

    Le refrain est connu : l’universalisme, indissociable de « l’esprit français », ferait face à un péril mortel : un « nouvel » antiracisme, « communautariste », dont la grille de lecture serait « racialisante ». Mais de quel universalisme parle-t-on ? Telle est la question que nous posent Mame-Fatou Niang et Julien Suaudeau dans un court et incisif essai, intitulé tout simplement Universalisme. Les auteur·ice·s reviennent sur la définition des concepts même d’universel et d’universalisme, et interrogent la (...)

  • Garder la main sur le roman national

    Réflexions sur un refoulement organisé

    Le refrain est connu : l’universalisme, indissociable de « l’esprit français », ferait face à un péril mortel : un « nouvel » antiracisme, « communautariste », dont la grille de lecture serait « racialisante ». Mais de quel universalisme parle-t-on ? Telle est la question que nous posent Mame-Fatou Niang et Julien Suaudeau dans un court et incisif essai, intitulé tout simplement Universalisme. Les auteur·ice·s reviennent sur la définition des concepts même d’universel et d’universalisme, et interrogent la (...)

  • Ce que les bas-fonds nous disent d’Électre

    Quelques réflexions sur Électre des bas-fonds de Simon Abkarian, actuellement au Théâtre du Soleil à Vincennes

    par Pierre Tevanian 6 juillet 2022

    Sans doute certain·e·s en ont-ils parlé , mais quand on cherche sur le net, on se dit tout de même : dommage. Dommage que Le Monde, Libération, Politis, Mediapart et quelques autres ne se soient pas plus ligués pour nous envoyer plus nombreux à la Cartoucherie de Vincennes voir la reprise de la magnifique pièce écrite et mise en scène par Simon Abkarian : Electre des bas-fonds, qui devrait tourner longtemps, être vue et étudiée au lycée, adaptée au cinéma… Puisqu’il est encore temps de prendre ses (...)

  • Des plats de lentilles de la NUPES aux 67 000 euros d’AGOS

    Brève réflexion sur les leçons de maintien de Jean-Christophe Cambadélis

    Puisqu’un certain Jean-Christophe Cambadelis se montre beaucoup sur les plateaux pour parler principes, valeurs, « convictions », références bibliques à l’appui – plus précisément : pour reprocher à ses camarades socialistes ralliés à la nouvelle union de la gauche de « perdre leur âme pour un plat de lentilles », un petit rappel s’impose. Précédé, lui aussi, d’une citation biblique.
    « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment (...)

  • Trop de mémoire ou trop peu ?

    Quelques réflexions sur un 24 avril de plus

    par Pierre Tevanian 25 avril 2022

    Pour ce 24 avril un peu particulier, largement occulté par une actualité franco-française préoccupante, il nous paraît malgré tout nécessaire de revenir sur un certain nombre de questions posées l’an dernier, alors que le président états-unien Joe Biden osait enfin, après 106 années de déni, une reconnaissance du génocide des Arméniens. Ce questionnement, Yériché Gorizian, du mouvement Charjoum, le lançait alors sur Facebook en des termes crus, qui ont pu sembler excessifs à certains mais me paraissent (...)

  • Le silence en héritage ?

    Les Arméniens et le génocide, entre impératif d’oubli et travail d’anamnèse

    par Nazli Temir Beyleryan 25 avril 2022

    Il y a cent-sept ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonnait l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui furent alors arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt, qui coûtera la vie à plus (...)

  • Admettre le meurtre, nier le crime

    Le génocide des Arméniens et sa négation dans les mémoires des Jeunes-Turcs unionistes

    par Duygu Tasalp 25 avril 2022

    Il y a aujourd’hui cent-sept ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonne l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui sont arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt par le parti au pouvoir (...)

  • Manouchian n’est pas un héros de « roman national »

    Quelques réflexions sur la campagne pour l’entrée de Missak Manouchian au Panthéon

    par Pierre Tevanian 23 février 2022

    « Missak Manouchian, à quand la patrie reconnaissante ? ». Tel est le titre d’un appel lancé, en deux temps, dans le quotidien Libération, en janvier et février 2022. Le texte qui suit réagit à cette initiative, qui soulève une vraie question : celle de la « reconnaissance » d’un homme, et autour de lui d’un groupe, et d’une histoire glorieuse et trop longtemps occultée – mais le fait en des termes singulièrement inadéquats : ceux de la « patrie » et du « patriotisme ».
    Mieux vaut tard que jamais, (...)

  • Pour une écologie politique des lieux de mémoire

    Réflexions sur la guerre des statues, des plaques et des noms de rue

    par Pierre Tevanian 17 octobre 2021

    Les lignes qui suivent reviennent, en ce jour de commémoration du crime d’octobre 1961, sur une question qui ne cesse de revenir dans le débat public, de l’affaire Maurras à l’affaire Pierre Loti, de l’affaire Colbert à l’affaire Napoléon. Elles sont extraites du dernier chapitre du livre de Pierre Tevanian, Politiques de la mémoire, intitulé : « Pour en finir avec la raison d’État mémorielle ».
    Les politiques de la mémoire, en particulier celles qui se polarisent en positif ou en négatif sur des « lieux (...)

  • Cour d’assises de Bordeaux, octobre 1997

    Extrait du livre La bataille d’Einaudi

    par Fabrice Riceputi 16 octobre 2021

    À l’occasion du soixantième anniversaire du crime d’octobre 1961, le collectif Les mots sont importants se joint aux appels à manifester, notamment à Paris, ce dimanche 17 octobre 2021 à 15h, du cinéma Rex au Pont St Michel à Paris. Nous publierons d’ici-là, chaque jour, un texte consacré à ce crime, à son occultation, et au travail de mémoire, d’histoire et de justice qui a dû être réalisé depuis, et qui doit se poursuivre. Le texte qui suit, extrait du livre de Fabrice Riceputi, La bataille d’Einaudi, (...)

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