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Politiques de la mémoire

Dernier ajout : 5 mai.

Tous les articles de cette rubrique

  • Les yeux grands fermés

    Réflexions sur le relativisme d’État, à l’heure où l’on commémore, sans honte, un certain Napoléon

    par Pierre Tevanian 5 mai 2021

    Ce mercredi 5 mai, alors que nos gouvernants assument, en grande pompe, leur choix singulier de « commémorer » Napoléon plutôt que ses victimes, paraît aux Éditions Amsterdam le dernier livre de Pierre Tevanian : Politiques de la mémoire, consacré aux usages étatiques ou politiques du passé. Nous en publions ci-dessous, en guise de présentation, un extrait consacré précisément à cette consternante commémoration de Napoléon – et plus précisément à la manière dont nos gouvernants la justifient. Le constat (...)

  • Trop de mémoire ou trop peu ?

    Quelques réflexions sur un 24 avril de plus

    par Pierre Tevanian 24 avril 2021

    Pour ce 24 avril un peu particulier, puisque se profile, après 106 années de déni, une reconnaissance du génocide des Arméniens par Joe Biden, le président États-unien, une question s’impose, ici, en France, comme dans toutes les diasporas. Cette question, Yériché Gorizian, du mouvement Charjoum, la posait il y a quelques jours sur Facebook en des termes crus, qui peuvent paraître excessifs mais me paraissent justes : « Comment pouvons-nous commémorer une politique d’extermination qui a toujours cours (...)

  • Le silence en héritage ?

    Les Arméniens et le génocide, entre impératif d’oubli et travail d’anamnèse

    par Nazli Temir Beyleryan 24 avril 2021

    Il y a cent-six ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonnait l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui furent alors arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt, qui coûtera la vie à plus (...)

  • Admettre le meurtre, nier le crime

    Le génocide des Arméniens et sa négation dans les mémoires des Jeunes-Turcs unionistes

    par Duygu Tasalp 24 avril 2021

    Il y a aujourd’hui cent-six ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonne l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui sont arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt par le parti au pouvoir (...)

  • Atatürk, ce héros ?

    Quand Emmanuel Macron piétine (une fois de plus) l’histoire des Arménien·ne·s

    par Pierre Tevanian 27 mars 2021

    Au cours d’une soirée télévisée consacrée aux dérives autocratiques et bellicistes du président turc Recep Tayyip Erdogan, mercredi 24 mars sur France 5, le président Macron a tenu des propos sur le présent et le passé de la Turquie qui sidèrent, et constituent, pour les Arménien·ne·s d’ici comme de là bas, comme une nouvelle gifle, ou un nouveau crachat.
    Au cours de cette soirée intitulée « Erdogan, le Sultan qui défie l’Europe », beaucoup de choses intéressantes ont été dites, sur un personnage en effet (...)

  • Sociogenèse d’un crime d’état

    17 octobre 1961 : chèque en blanc à Maurice Papon

    par Emmanuel Blanchard 17 octobre 2020

    Alors que l’on commémore, ce samedi 17 octobre 2020 (à Paris, Pont Saint-Michel à 18H00), le cinquante-septième anniversaire du massacre d’octobre 1961, il nous paraît utile de revenir sur le travail d’Emmanuel Blanchard. Dans son livre La police parisienne et les Algériens (1944-1962), paru en 2011, l’historien restitue les résultats d’une longue enquête sur la police parisienne. Il montre comment, de 1947 à 1958, la préfecture de police, en réponse à ce qu’elle perçoit comme le « problème nord africain (...)

  • La mémoire sélective de Valérie Boyer

    Réflexions sur une instrumentalisation

    par Khaled Sid Mohand 30 juin 2020

    À l’heure où fait rage la guerre des mémoires, à l’heure aussi où la droite vacille à Marseille, à l’heure enfin où la France rayonne plus que jamais grâce aux génies littéraires que sont Eric Zemmour, Alain Finkielkraut, Michel Onfray ou Renaud Camus, un hommage s’impose à une personnalité politique qui ne ménage pas ses efforts pour apporter sa pierre à l’édifice de « l’exception française ». La députée de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône n’a jamais manqué l’occasion d’invoquer la grandeur de la (...)

  • Déboulonnage civique

    Réflexions sur la guerre des statues

    par Pierre Tevanian 21 juin 2020

    « Cachez cette statue que je ne saurais voir » : tel est le titre, odieux, nous y viendrons, d’un éditorial de Laurent Joffrin, directeur de Libération, consacré à la « controverse iconoclaste » qui secoue actuellement le monde entier : faut-il conserver ou « déboulonner » les statues ou les noms de rue glorifiant d’anciens esclavagistes ou d’anciens massacreurs, coloniaux notamment ? Si nous avons choisi d’en proposer une lecture critique, c’est qu’il condense de manière à peu près exhaustive l’ensemble (...)

  • Cent quatre ans, cinq jours, vingt minutes

    Réflexion sur le négationnisme d’États (Unis)

    par Pierre Tevanian 24 avril 2020

    « La semaine dernière, grâce à un vote au Sénat qui suivait celui de la Chambre des représentants fin octobre, le Congrès a formellement adopté une résolution pour "commémorer le génocide arménien en le reconnaissant officiellement". Dans la foulée, Ankara a manifesté sa colère en convoquant l’ambassadeur américain et en expliquant que ce vote "mettait en péril l’avenir des relations" entre les deux pays. » C’est en ces termes que le quotidien Vingt minutes rappelait le contexte de l’inqualifiable déclaration (...)

  • Quand Macron nous crache au visage

    Réflexions sur le génocide des Arméniens, la maison de Pierre Loti, le devoir de mémoire et les politiques du patrimoine

    par Pierre Tevanian 24 avril 2020

    Démantèlement du droit du travail, du service public, de tout l’Etat social. Liquidation du droit d’asile. La liste est longue des raisons de détester Emmanuel Macron et d’entrer, contre l’ensemble de sa politique, en résistance. Une nouvelle raison vient de s’y ajouter : la politique mémorielle du nouveau président, et la manière, plus précisément, dont il crache, au printemps 2018, à la figure des Arméniens, les 1500000 qui furent massacrés, les rescapés et leurs descendants, dont une bonne part vit (...)

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