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Politiques de la mémoire

Dernier ajout : 30 juin.

Tous les articles de cette rubrique

  • Sociogenèse d’un crime d’état

    17 octobre 1961 : chèque en blanc à Maurice Papon

    par Emmanuel Blanchard 17 octobre 2020

    Alors que l’on commémore, ce samedi 17 octobre 2020 (à Paris, Pont Saint-Michel à 18H00), le cinquante-septième anniversaire du massacre d’octobre 1961, il nous paraît utile de revenir sur le travail d’Emmanuel Blanchard. Dans son livre La police parisienne et les Algériens (1944-1962), paru en 2011, l’historien restitue les résultats d’une longue enquête sur la police parisienne. Il montre comment, de 1947 à 1958, la préfecture de police, en réponse à ce qu’elle perçoit comme le « problème nord africain (...)

  • La mémoire sélective de Valérie Boyer

    Réflexions sur une instrumentalisation

    par Khaled Sid Mohand 30 juin 2020

    À l’heure où fait rage la guerre des mémoires, à l’heure aussi où la droite vacille à Marseille, à l’heure enfin où la France rayonne plus que jamais grâce aux génies littéraires que sont Eric Zemmour, Alain Finkielkraut, Michel Onfray ou Renaud Camus, un hommage s’impose à une personnalité politique qui ne ménage pas ses efforts pour apporter sa pierre à l’édifice de « l’exception française ». La députée de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône n’a jamais manqué l’occasion d’invoquer la grandeur de la (...)

  • Déboulonnage civique

    Réflexions sur la guerre des statues

    par Pierre Tevanian 21 juin 2020

    « Cachez cette statue que je ne saurais voir » : tel est le titre, odieux, nous y viendrons, d’un éditorial de Laurent Joffrin, directeur de Libération, consacré à la « controverse iconoclaste » qui secoue actuellement le monde entier : faut-il conserver ou « déboulonner » les statues ou les noms de rue glorifiant d’anciens esclavagistes ou d’anciens massacreurs, coloniaux notamment ? Si nous avons choisi d’en proposer une lecture critique, c’est qu’il condense de manière à peu près exhaustive l’ensemble (...)

  • Cent quatre ans, cinq jours, vingt minutes

    Réflexion sur le négationnisme d’États (Unis)

    par Pierre Tevanian 24 avril 2020

    « La semaine dernière, grâce à un vote au Sénat qui suivait celui de la Chambre des représentants fin octobre, le Congrès a formellement adopté une résolution pour "commémorer le génocide arménien en le reconnaissant officiellement". Dans la foulée, Ankara a manifesté sa colère en convoquant l’ambassadeur américain et en expliquant que ce vote "mettait en péril l’avenir des relations" entre les deux pays. » C’est en ces termes que le quotidien Vingt minutes rappelait le contexte de l’inqualifiable déclaration (...)

  • Quand Macron nous crache au visage

    Réflexions sur le génocide des Arméniens, la maison de Pierre Loti, le devoir de mémoire et les politiques du patrimoine

    par Pierre Tevanian 24 avril 2020

    Démantèlement du droit du travail, du service public, de tout l’Etat social. Liquidation du droit d’asile. La liste est longue des raisons de détester Emmanuel Macron et d’entrer, contre l’ensemble de sa politique, en résistance. Une nouvelle raison vient de s’y ajouter : la politique mémorielle du nouveau président, et la manière, plus précisément, dont il crache, au printemps 2018, à la figure des Arméniens, les 1500000 qui furent massacrés, les rescapés et leurs descendants, dont une bonne part vit (...)

  • Le silence en héritage ?

    Les Arméniens et le génocide, entre impératif d’oubli et travail d’anamnèse

    par Nazli Temir Beyleryan 24 avril 2020

    Il y a cent-cinq ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonnait l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui furent alors arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt, qui coûtera la vie à plus (...)

  • Admettre le meurtre, nier le crime

    Le génocide des Arméniens et sa négation dans les mémoires des Jeunes-Turcs unionistes

    par Duygu Tasalp 5 avril 2020

    Nous devions fêter le 20 mars 2020 les 20 ans du site « Les mots sont importants », avec la présentation en librairie du recueil Mots et maux d’une décennie paru aux éditions Cambourakis. Confinés, et solidaires avec ceux et celles qui ne peuvent pas l’être, en colère contre ceux qui se sont attelés consciemment et systématiquement à détruire le système public hospitalier ces dernières années, nous avons décidé de célébrer autrement cet anniversaire, en proposant à partir de ce 20 mars une anthologie (...)

  • L’Arménien et l’Arménien

    Allez-y, essayez de les détruire

    par William Saroyan 6 février 2020

    Ecrit à New York en 1935 , « The Armenian and the Armenian » est connu pour son dernier paragraphe, très souvent cité (par exemple, dernièrement, à la fin du film de Terry George : La promesse), mais toujours dans une version remaniée – amputée de quelques grossièretés et enjolivée de références lyriques à des « prières » et des « chants » toujours renaissants, et même à une « nouvelle Arménie », qui n’ont jamais figuré dans le texte de Saroyan. Ce texte gagne pourtant (en subtilité, en beauté, en force) à être lu (...)

  • Vos totems et nos bourreaux

    Retour sur la célébration quasi-unanime d’un auteur négationniste

    par Jessica Gérondal Mwiza 4 août 2019

    Pierre Péan est mort jeudi 25 juillet dernier. Le traitement médiatique de son décès, pour le moins apologétique, et pudique et euphémique sur ses publications concernant le génocide des Tutsis, en dit long sur ce que de nombreuses personnes appellent « un malaise bien français ».
    Si Pierre Péan était connu de par sa profession de journaliste, il l’était également au sein des cercles de chercheurs et militants de la mémoire pour avoir écrit que « la culture du mensonge et de la dissimulation domine (...)

  • Oum Kalthoum et les deux compères

    Retour sur une méchante légende urbaine

    par Faysal Riad 30 mai 2018

    À l’heure où les murs de Paris se parent d’affiches pop représentant Oum Kalthoum, à l’occasion d’une exposition sur la musique arabe à la Philharmonie intitulée « Almusiqa, voix et musiques du monde arabe », une petite musique diffamatoire tenace continue d’arriver à nos oreilles. Elle est encore trop souvent reprise en chœur dans la presse et sur les ondes, et participe du discours assimilant culture arabe et antisémitisme...
    Les amateurs de musique arabe qui vivent en France sont souvent (...)

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