Les spectatrices émancipées

Céline et Julie ou comment ne pas se laisser mener en bateau
par Pierre Tevanian
15 janvier 2022

À l’occasion d’une projection du film ce lundi 17 janvier à 19h, en présence de Dominique Labourier, et dans le cadre plus large d’une rétrospective Jacques Rivette qui vient de débuter à la Cinémathèque de Paris-Bercy, le Département itinérant de Celine & Julie Studies vous propose, en partenariat avec le Mouvement des Céliniens de Gauche, quelques réflexions sur ce chef d’oeuvre signé Jacques (...)

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  • Les yeux grands fermés

    Réflexions sur le relativisme d’État, à l’heure où l’on commémore, sans honte, un certain Napoléon

    par Pierre Tevanian 5 mai 2021

    Ce mercredi 5 mai, alors que nos gouvernants assument, en grande pompe, leur choix singulier de « commémorer » Napoléon plutôt que ses victimes, paraît aux Éditions Amsterdam le dernier livre de Pierre Tevanian : Politiques de la mémoire, consacré aux usages étatiques ou politiques du passé. Nous en publions ci-dessous, en guise de présentation, un extrait consacré précisément à cette consternante commémoration de Napoléon – et plus précisément à la manière dont nos gouvernants la justifient. Le constat (...)

  • La mosquée de Strasbourg ou le bal des hypocrites

    Quelques réflexions sur une infâme campagne ciblant Jeanne Barseghian et son parti

    par Pierre Tevanian 4 mai 2021

    Après la dissolution du CCIF et les attaques répétées contre « l’islamogauchisme » qui régnerait dans la sociologie critique et les courants postcoloniaux ou intersectionnels à l’université, ou encore au sein de la France Insoumise, après l’ignoble campagne contre l’UNEF, le pouvoir en place continue méthodiquement son oeuvre de subversion de la République et du « Front républicain ». Ce « Front républicain » désignait, depuis plus de trente ans, et jusqu’aux dernières présidentielles, une union de tous les (...)

  • La caricature, pour dire quoi ?

    Réflexions sur une défiguration de Jeanne Barseghian, parue dans le Canard Enchaîné

    par Bettina Papillon 4 mai 2021

    La gestion d’une importante mosquée française par une association réactionnaire et liée à un État tyrannique, belliciste et suprémaciste (la Turquie) n’est pas une chose anodine, et il est légitime, et même nécessaire, de s’en inquiéter. Encore faut-il le faire avec cohérence et bonne foi, sans instrumentalisation politicienne, ce qui pour le moment n’a pas vraiment été le cas, loin s’en faut. Encore faut-il aussi éviter certains coups-bas qui, loin de servir le combat laïque et démocratique, réactivent (...)

  • Vous voulez du « séparatisme » ?

    Quand un hebdomadaire publie à grand tapage un « appel à l’insurrection »...

    par Sebastien Fontenelle 3 mai 2021

    Vous voulez de vraies atteintes, caractérisées, aux « principes de la République » que vous prétendez « conforter » par une loi, Emmanuel Macron ? Vous voulez de véritables manifestations de ce « séparatisme » contre lequel vous assurez vouloir « lutter » par cette même loi ? Ne bougez pas : on va vous en trouver.
    On va vous en trouver, quand un fomentateur plusieurs fois condamné pour provocation à la discrimination ou à la haine raciale ou religieuse se voit offrir partout des tribunes médiatiques depuis (...)

  • « La réaction des hystériques n’est exagérée qu’en apparence »

    Un extrait du livre de Sigmund Freud : À l’écoute des souvenirs.

    par Sigmund Freud 3 mai 2021

    Les Éditions Dans nos histoires proposent une traduction inédite – et originale [[Note sur la traduction, par Clément Bastien et Anaïs Cretin : Ayant découvert et aimé le texte via sa traduction « de référence », aux PUF, qui veut être « totalement fidèle à la langue freudienne », nous souhaitions d’abord en donner une version plus conciliante avec la langue d’accueil, et par là plus accessible pour des lecteurs non spécialistes. De cette intention première, proche de la vulgarisation, subsiste d’ailleurs (...)

  • À l’écoute des souvenirs

    À la (re)découverte du jeune Freud

    Les Éditions Dans nos histoires proposent une traduction inédite – et originale [[Note sur la traduction, par Clément Bastien et Anaïs Cretin : Ayant découvert et aimé le texte via sa traduction « de référence », aux PUF, qui veut être « totalement fidèle à la langue freudienne », nous souhaitions d’abord en donner une version plus conciliante avec la langue d’accueil, et par là plus accessible pour des lecteurs non spécialistes. De cette intention première, proche de la vulgarisation, subsiste d’ailleurs (...)

  • Trop de mémoire ou trop peu ?

    Quelques réflexions sur un 24 avril de plus

    par Pierre Tevanian 24 avril 2021

    Pour ce 24 avril un peu particulier, puisque se profile, après 106 années de déni, une reconnaissance du génocide des Arméniens par Joe Biden, le président États-unien, une question s’impose, ici, en France, comme dans toutes les diasporas. Cette question, Yériché Gorizian, du mouvement Charjoum, la posait il y a quelques jours sur Facebook en des termes crus, qui paraîtront excessifs à certains mais me paraissent justes sur le fond : « Comment pouvons-nous commémorer une politique d’extermination qui (...)

  • Le silence en héritage ?

    Les Arméniens et le génocide, entre impératif d’oubli et travail d’anamnèse

    par Nazli Temir Beyleryan 24 avril 2021

    Il y a cent-six ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonnait l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui furent alors arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt, qui coûtera la vie à plus (...)

  • Admettre le meurtre, nier le crime

    Le génocide des Arméniens et sa négation dans les mémoires des Jeunes-Turcs unionistes

    par Duygu Tasalp 24 avril 2021

    Il y a aujourd’hui cent-six ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonne l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui sont arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt par le parti au pouvoir (...)

  • Les plus silencieuses

    Un souvenir important

    par Pınar Selek 24 avril 2021

    Nous sommes dans un collège d’Istanbul, peu après le coup d’Etat de 1980. On y chante, comme on le fera dans toutes les écoles jusqu’aux années 2000, tous les lundis matins et tous les vendredis après-midis, cet hymne nationaliste : « Heureux celui qui se dit turc ! » – et la formule est même inscrite au fronton de l’établissement. Fille d’un dissident emprisonné, Pınar Selek est en classe avec des dizaines d’adolescentes « obsédées par les marques », quelques filles d’intellectuels de gauche, deux Juives (...)

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