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Cinéma

Dernier ajout : 25 février.

Tous les articles de cette rubrique

  • Persil forever

    Harmony Korine, Spring Breakers (2012)

    par Maud Alpi 13 février 2017

    « Tu pourrais perdre... mais tu gagnes toujours ». Chaque fois Madlyn désigne un poing fermé, et chaque fois, tandis que la petite fille déguste son bonbon, Sophie répète la même phrase : « Tu pourrais perdre, mais tu gagnes toujours ». Normal, dirait Julie, ils revivent chaque jour la même journée. Normal, dirait Céline, ils rejouent la même vieille partition qui sent la naphtaline, de plus en plus blêmes, de plus en plus verts, de plus en plus morts. « Springbreak forever » répètent comme un mantra les (...)

  • Pour Lili, Paula, Juliet et Anita

    A propos de Neige et de quelques autres films

    par Pierre Tevanian 16 janvier 2017

    Ressortir Neige, au cinéma, en DVD : c’est par ce voeu que se termine le texte qui suit, publié pour la première fois en 2010 à l’occasion d’une rétrospective Juliet Berto à la Cinémathèque de Paris. Depuis, le voeu a été exaucé. On peut donc, en attendant Havre, Erica Minor et tout Glauber Rocha, remercier Epicentre Films pour cette réédition. On devrait plus souvent se fier à soi même, à sa mémoire, à ses émerveillements d’enfance, d’adolescence et d’après : voilà ce que je me disais il y a peu en sortant (...)

  • Elle ou l’exception française (confirmée)

    Misogynie et fantasmes de viol dans le film de Paul Verhoeven

    par Ginette Vincendeau 4 janvier 2017

    2ème dans la liste des 10 films préférés des Cahiers du cinéma pour 2016 ; carrément au top de la liste des Inrockuptibles. Le film Elle fait consensus. Largement partagés par un milieu culturel français prétendument « de gauche », l’aveuglement à la misogynie et la fascination pour le viol semblent rassembler la cinéphilie distinguée de ce pays. Raison de plus pour aller lire le tout nouveau et très précieux site Le Genre et l’Ecran, et notamment l’analyse qu’ll propose de l’odieux film de Verhoeven. « La (...)

  • D comme Delphy

    Un DVD avec "Je ne suis pas féministe, mais..." et "L’Abécédaire de Christine Delphy"

    par Sylvie Tissot 10 décembre 2016

    En guise d’introduction au visionnage des deux films réalisés par Florence Tissot et Sylvie Tissot, nous publions ce texte présent dans le coffret DVD. Et recommandons vivement ce coffret pour égayer vos fêtes de fin d’année... Je ne suis pas féministe, mais... from Les mots sont importants on Vimeo. J’ai rencontré Christine Delphy en 2003. Curieusement ce nom m’était peu familier. Curieusement ou pas curieusement. Car j’étais à l’époque déjà féministe et sociologue, mais j’avais fait mes études sans (...)

  • Quand c’est trop beau, ou quand c’est trop injuste

    Quelques réflexions sur le cinéma et sur un film à voir d’urgence : Gorge Coeur Ventre, de Maud Alpi

    par Pierre Tevanian 16 novembre 2016

    Il est difficile de parler d’un film, encore plus d’un beau film, plus encore d’un grand film. Il est difficile d’en parler surtout sans en dire trop, quand il sort en salle et n’a donc pas vécu sa première vie de film. On voudrait le raconter, le décrire, énumérer des moments beaux, sublimes, poignants, et puis interpréter, analyser, délirer pourquoi pas, dire en tout cas tout ce que l’oeuvre produit en nous – mais on ne peut pas. On ne peut pas, parce qu’on sait qu’on prive alors les lectrices et (...)

  • Le Monde imaginal ténébreux de ce qui cloche dans le Monde

    Céline et Julie ou : ça ne se passera pas comme ça

    par Pacôme Thiellement 19 juillet 2016

    Pour fêter la sortie en DVD Blu-ray d’une version entièrement restaurée de Céline et Julie vont en bateau, le Département Itinérant de Celine & Julie Studies vous présente une importante contribution : celle de Pacôme Thiellement – qui intervient d’ailleurs dans les bonus du DVD. Il y sera question du chef d’oeuvre de Jacques Rivette, co-écrit avec Juliet Berto, Bulle Ogier, Marie-France Pisier, Dominique Labourier et Eduardo de Gregorio, mais aussi d’Alice au pays des merveilles, de Paris au mois (...)

  • démascarade

    Réflexions sur un film de Noël : Mr. Arkadin, d’Orson Welles (1955)

    par Pacôme Thiellement 25 décembre 2015

    Après les exégèses de Céline et Julie vont en bateau, Opening Night et Freaks, dont nous avions eu la joie de publier en exclusivité les premières versions, voici une nouvelle exégèse, reprise comme les précédentes dans le nouveau livre de Pacôme Thiellement : Cinéma Hermetica, que bien entendu nous recommandons vivement, aux côtés de considérations sur Nosferatu, Nosferatu fantôme de la nuit, Le Locataire, Possession, Suspiria, Chinatown, Nymphomaniac et Shining… C’est d’un film de Noël, nous dit Pacôme, (...)

  • Tant qu’il y aura des hommes, tant qu’il y aura des insoumis

    Politique et relations de genre dans le film de Fred Zinnemann

    par Sylvie Tissot 10 juin 2015

    A l’occasion de la projection du film à la Cinémathèque de Paris-Bercy, nous republions ce texte consacré au magnifique Tant qu’il y aura des hommes. Rendu célèbre par sa scène, choquante à l’époque, de sensualité débordante (Burt Lancaster et Deborah Kerr engloutis sous une vague... de plaisir), Tant qu’il y aura des hommes (1953) a aussi séduit pour sa critique de l’institution militaire : institution à la dérive qui semble, plus encore que la guerre, manger ses propres enfants. Le soldat Prewitt (...)

  • « Je ne suis pas féministe, mais... »

    Projections le 28 mai à l’Université Paris 8 et le 29 mai à la Libraire l’Atelier, 75020.

    par Ghaïss Jasser 22 mai 2015

    C’est sur une note d’espoir que se termine le film Je ne suis pas féministe, mais… car Christine Delphy nous promet, malgré tout ce qui reste à faire, un changement certain chez les générations futures... Sa confiance nous rassérène mais nous ne pouvons échapper à une nostalgie presque douloureuse qui nous accompagne tout le long de ce film réalisé par les soeurs Tissot en hommage à la sociologue, théoricienne et militante féministe. Ce film est parsemé de pépites : pépites d’archives, pépites de (...)

  • Sayat Nova

    Hommage à Serguei Paradjanov

    par Serge Daney 17 avril 2015

    Paru il y a plus de trente ans, près de quinze ans après la première sortie de Sayat Nova (La couleur de la grenade) (1968), et quelques années avant les derniers films de Serguei Paradjanov, La Légende de la forteresse de Souram (1985) et Achik Kerib ou le conte d’un poète amoureux (1988), ce texte est une excellente introduction à une oeuvre singulière et merveilleuse. Nous le republions en hommage aux deux Serge – Paradjanian-Paradjanov et Daney – qui nous ont quittés en 1990 et 1992. En 1924, (...)

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