Le texte qui suit présente une analyse en deux temps de la notion de tolérance. Il est extrait du livre de Pierre Tevanian, La mécanique raciste, qui vient de paraître aux Éditions Dilecta. 1. La tolérance n’est pas une vertu antiraciste, mais une vertu raciste La tolérance se définit en effet comme la capacité de prendre sur soi afin de supporter et laisser exister ce qui nous est désagréable. Elle n’a donc de raison d’être que lorsqu’une différence nous indispose, autrement dit lorsqu’a déjà eu lieu (...)
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Des mots importants
Dernier ajout : 10 mai.
Des mots importants proposera un Dictionnaire critique du discours politique : il s’agira, mot par mot, d’analyser les usages (et mésusages) politiques des mots récurrents dans le discours politique, dans les médias ou ailleurs.
Tous les articles de cette rubrique
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Limites et mérites de la tolérance
Une vertu raciste... mais une vertu quand même
par 15 septembre 2008 -
Le texte qui suit est extrait du livre de Stéphane Lavignotte, Vivre égaux et différents, que nous recommandons vivement. Ces dernières années ont été marquées par des conflits sur le droit d’apparaître – et donc d’être, d’exister – dans la rue comme espace public. Une série d’arrêts anti-mendicité, anti-prostituées et, plus récemment, anti-bandes de jeunes ont développé une exclusion horizontale consistant à éloigner le plus possible certaines populations des centre-ville, centres politiques, centres de (...)
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Le système inégalitaire se retrouve face à sa plus grande contradiction avec sa difficulté à faire une place aux sans-places issus des immigrations des anciennes colonies et de l’étranger en général, ce que, dans le débat public légitime on nomme « l’intégration ». Né du travail d’un juriste après la guerre, repris par François Mitterrand puis par Jacques Soustelle en 1955 , le terme se veut, dans une logique de contrat, en opposition à 1’ « assimilation » : donner les mêmes droits et les mêmes devoirs dans (...)
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L’évangile de Matthieu raconte en son douzième chapitre une étrange histoire. Jésus rencontre une femme cananéenne (Mt 15, 21-28) et pour la seule et unique fois des Evangiles il refuse de guérir, de venir en aide. Le personnage Jésus a été construit depuis le début de l’Evangile de Matthieu comme un altruiste sans tabou : il a justifié que l’on puisse soigner ou se procurer à manger le jour du Sabbat, a partagé le repas des reprouvés, guéri des figures particulièrement impures, et – surtout – des (...)
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Quelle affreuse alliance de mots ! Comme si le capital, ce monstre froid, cette accumulation de travail mort, qui ne doit de survivre qu’au fait de vampiriser en permanence le travail vivant, de consommer productivement la force de travail de milliards d’individus en broyant le plus souvent leur existence, tandis qu’il en voue quelques autres milliards (quelquefois les mêmes) à la pauvreté ainsi qu’à la misère de la précarité, du chômage et de l’exclusion socio-économique, comme si le capital donc (...)
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À chaque Plan pour les Banlieues, un réflexe sain s’exprime, qui consiste à critiquer le manque d’ambition puis le manque de suivi, l’absence de moyens et l’abandon des services publics, la démission de l’Etat et l’indifférence de la société dans son entier. Les banlieues seraient délaissées, oubliées, reléguées, abandonnées et il faudrait y mettre fin en s’attaquant, enfin, aux « vrais problèmes » ! C’est ce que l’on a constaté, une fois de plus, après le dévoilement du plan Banlieue de la secrétaire d’Etat (...)
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Antisionisme et antisémitisme ne sont pas synonymes
par 22 mars 2008Etre à la fois juif et antisioniste, est-ce une trahison ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord s’entendre sur le sens qu’on donne aux termes « juif », « sioniste » et « antisioniste », car une grande confusion règne actuellement sur le sens de ces mots. Pour beaucoup de gens, les juifs (dans ce cas écrit avec un « j » minuscule) sont les adeptes du judaïsme, une religion monothéiste, un point c’est tout. Le problème est, particulièrement en Europe, que de nombreux Juifs ont perdu la foi ou n’ont (...)
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Les filles voilées parlent
Un débat féministe non mixte sur le livre de Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian
par 19 mars 2008Le Collectif des Féministes pour l’Egalité organise un débat, le 29 mars, autour du livre coordonné par Ismahane Chouder, Malika Latrèche, Pierre Tevanian : Les filles voilées parlent. En 2003, le Collectif des Féministes pour l’Egalité est créé : c’est un collectif qui regroupe des femmes d’horizons divers mais toutes opposées à la loi excluant les filles voilées de l’école votée en mars 2004. Du combat et des réflexions menées au sein de ce Collectif et au sein du Collectif Une Ecole Pour Tou-te-s, est (...)
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Avec « bienveillance »
Sur le traitement médiatique d’une circulaire gouvernementale
par 9 février 2008M. Hortefeux, notre ministre de l’Immigration et gardien de l’Identité Nationale, aura de quoi féliciter certains de ses plus fidèles collaborateurs dans la chasse aux sans papiers : les journalistes qui participent à la désinformation médiatique qui a lieu autour de la circulaire du 7 janvier 2008. Cette circulaire concerne une possible régularisation des sans-papiers employés dans trente métiers manquant de main d’œuvre, et disposant d’une promesse d’embauche de la part de leur patron. Parmi (...)
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Après la période du backlash antiféministe, la cause des femmes, désormais revendiquée de l’extrême gauche jusqu’au palais de l’Elysée, est enfin devenue légitime dans la France des années 2000. Non sans ambiguïtés. L’hypocrisie des grandes déclarations, en particulier masculines, en faveur des femmes et l’instrumentalisation de la question féministe ont déjà été critiquées. Sylvie Tissot propose, dans cet article publié dans la revue Plein Droit, de faire le bilan de ce féminisme d’Etat. À la différence de (...)
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